C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
Devenu Maréchal de France sous François 1er, Jacques II de Chabannes, marquis de La Palice, s'illustre au cours de plusieurs batailles dont celle de Pavie où il trouve la mort, le 24 Février 1525. Pour lui rendre hommage, ses soldats entonnent une chanson un peu maladroite où figurent des affirmations tellement évidentes qu'elles en deviennent ridicules. Par exemple : « Il mourut le Vendredi, le dernier jour de son âge, s'il fût mort le Samedi, il eut vécu davantage ».
Cette chanson est reprise au XVIII° siècle par Monnoye qui en fera 51 couplets en tournant en ridicule ce pauvre La Palice comme s'il avait été l'auteur de ces truismes que l'on appelle aujourd'hui, postérité oblige, des « lapalissades ». L'orthographe vient de la ville de Lapalisse, dans l'Allier, qui abrite le château historique de Jacques de La Palice. Le plus répandu de ces bons mots est : « Un quart d'heure avant sa mort, il était encore en vie ». En réalité, ce dernier vers vient d'une strophe déformée qui disait : « Hélas, La Palice est mort; Est mort devant Pavie; Hélas s'il n'était pas mort; il ferait encore envie ». Or, l'ancien français a deux graphies du S dont l'une est un S long qui ressemble au F. C'est ce qui a fait dire Serait au lieu de Ferait et, par cohérence logique, en vie ( en deux mots au lieu d'un ). On trouve aussi dans cette chanson des perles comme : « C'était un homme de cœur; Insatiable de gloire; Lorsqu'il était le vainqueur; Il remportait la victoire » ou encore : « Il épousa, se dit-on; Une vertueuse dame; S'il avait vécu garçon; Il n'aurait pas eu de femme. ».
De nos jours, les lapalissades fleurissent encore dans tous les milieux, notamment dans ce qu'on nomme le Showbiz voire en politique. Comment ne pas évoquer le fameux « Le passé est révolu » de Georges W. Bush ou la très célèbre réponse de Johnny Halliday, à l'arrivée du Paris Dakar : « Si on n'avait pas perdu une heure et quart, on serait là depuis une heure et quart. ».
Bon, je m'arrête puisque j'arrive à la fin de mon article ! ( Lapalissade ? ).
Publié par Papyves à 00:06:57 dans Aventures | Commentaires (2) | Permaliens
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