C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
Dans son atelier de Strasbourg, Gutenberg, né à Mainz en Allemagne, réussit, le 23 Février 1440, la première impression d'une page lisible, à l'aide d'une presse et de caractères mobiles en plomb, réutilisables à l'infini. C'est une révolution dans l'imprimerie qui utilisait, jusqu'alors, le travail long, minutieux et individuel de copistes et enlumineurs.
Johannes ( Jean ) Gutenberg fait d'abord son apprentissage pour devenir orfèvre, utilisant à cet effet la maîtrise d'alliages, bases de l'imprimerie traditionnelle. Plusieurs années de recherche, tenues dans le plus grand secret, lui permettent de donner naissance, en 1454, à une Bible en latin de 1282 pages et en 180 exemplaires. La production des livres de masse par juxtaposition de lettres de plomb et d'étain, sur une table pressée des milliers de fois sans altération de qualité, est un événement majeur de la Renaissance. Le savoir n'est plus réservé aux clercs.
Pourtant Gutenberg connaîtra une existence difficile et sera même ruiné à la suite d'un procès que lui intentera son commanditaire, Johann Fust, celui qui lui avait prêté l'argent nécessaire à la création de sa presse moderne mais qui lui confisquera celle-ci en dédommagement des sommes que Gutemberg ne peut rembourser du fait que les livres suivants, calendriers notamment, ne se vendent pas. Fust, aidé de Schoeffer, poursuivra l'impression pour son propre compte et s'expatriera à Paris, lançant ainsi les premiers pas de l'imprimerie française.
Sans ressources, Johannes Gutenberg aura la chance, sur la fin de sa vie, de bénéficier du soutien de l'archevêque de Mainz ( Mayence ) qui lui octroie une rente. Il meurt en 1468, largement méconnu par ses contemporains et sera enterré à Mainz dans un cimetière, détruit depuis. Qu'est devenue sa tombe ? Mystère. Heureusement, son invention reste et avec elle, notre plaisir de la lecture.
On entend aujourd'hui des détracteurs qui prétendent que l'imprimerie xylographique à caractères mobiles était déjà connue en Asie bien avant lui. Peut-être, mais Gutenberg est celui qui aura amélioré la technique de typographie avec des alliages sans déformation, des matrices en négatif, une casse de composition, une encre qui ne « poche » pas et, surtout, une presse révolutionnaire dont il eut l'idée, selon la légende, en voyant fonctionner un pressoir à vin.
Comme quoi, les plaisirs de la table peuvent rejoindre ceux de l'esprit.
Publié par Papyves à 00:17:05 dans Faits de Société. | Commentaires (18) | Permaliens
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