C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
<< Les îles Kerguelen. | Lassassinat du duc de Berry | Dresde réduite en cendres. >>
Dans la soirée du dimanche 13 Février 1820, le duc de Berry quitte l'Opéra et raccompagne sa femme jusqu'à la voiture. C'est alors qu'un ouvrier sellier, Louis-Pierre Louvel, bonapartiste isolé et fanatique, se précipite sur lui avec un poignard qu'il lui enfonce brutalement dans la poitrine. Le duc aura la force d'arracher la lame puis tombera en syncope avant de mourir à 06 heures du matin après une longue agonie au cours de laquelle il demandera grâce pour son bourreau et révèlera que son épouse, Marie-Caroline de Bourbon-Sicile est enceinte.
Charles-Ferdinand d'Artois, le duc de Berry est effectivement la dernière personne susceptible de donner un héritier Bourbon à la famille royale. Neveu du vieux roi Louis XVIII et second fils du futur Charles X, il est le dernier descendant mâle. Louvel est donc persuadé « d'éteindre la race » comme il dira. Son geste aura pourtant été inutile puisque la duchesse de Berry donnera naissance, le 29 Septembre suivant, au duc de Bordeaux, Comte de Chambort, qu'on prénommera Henri en souvenir du premier des Bourbons, le « bon roi Henri IV » et Dieudonné, « donné par Dieu ». La ferveur populaire parlera de « l'enfant du miracle », suivant l'expression d'Alphonse de Lamartine.
Louvel a raté son coup. Condamné à mort, il marchera courageusement au supplice et sera décapité en place de Grève ( l'Hôtel de ville actuel ) le 08 Juin 1820, après avoir assuré jusqu'au bout qu'il n'avait pas eu de complice. Pourtant, certains soutiennent encore aujourd'hui qu'il était probablement Louis XVII, transféré du temple par Robespierre.
Lorsque Charles X abdique après l'insurrection des trois glorieuses en Juillet 1830, Henri-Dieudonné de Bourbon, comte de Chambort, pense, lui, monter sur le trône sous le nom de Henri V, mais l'Assemblée Nationale lui préfère une monarchie parlementaire qu'accepte Louis-Philippe 1er. d'Orléans. Puis, après 40 ans d'exil et la chute du second Empire lors de la défaite de Sedan, son intransigeance pour imposer le drapeau blanc d'Henri IV lui fera perdre encore l'occasion de restaurer la monarchie. Il meurt en Autriche, sans descendance, le 24 Août 1883 et avec lui la Maison de Bourbon. La branche aînée semble décidément frappée de malédiction.
Publié par Papyves à 00:03:04 dans Faits politiques. | Commentaires (1) | Permaliens