C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
Le 15 janvier 1208, le légat du pape, Pierre de Castelnau, est assassiné sur une route du Languedoc sur les ordres du comte de Toulouse, Raimon VI, qu'il venait d'excommunier. Avec ce meurtre débute une guerre affreuse, la croisade des Albigeois, qui va mettre à feu et à sang le Midi toulousain, de la Garonne au Rhône. Le légat venait d'excommunier Raimon VI, descendant du chef de la première croisade en Terre Sainte, en raison de son excessive sollicitude pour les Cathares ( du mot grec katharos qui signifie pur ), aussi appelés Albigeois ( référence géographique évidente ) et considérés comme hérétiques puisque ne reconnaissant pas le dogme et les enseignements de l'Eglise catholique.Ce drame de trop entraîne le Pape à lancer l'appel à la croisade, malgré le peu de soutien du roi Philippe Auguste qui a fort à faire avec les Anglais et se tient en retrait de cette guerre civile ou fratricide. C'est la première fois, en effet, qu'une croisade est dirigée contre des gens qui se réclament du Christ mais cet aspect ne gêne pas les contemporains. Elle va avoir raison de l'hérésie mais son effet le plus tangible sera l'annexion de la région au domaine capétien, ce qui deviendra la France. Originaires de l'Italie du nord, les cathares recueillaient depuis un demi-siècle un succès croissant dans le Midi toulousain en raison de leur doctrine simple et exigeante, fondée sur l'opposition entre le Bien et le Mal. Ils se disent les « vrais chrétiens », condamnant l'Ancien Testament, ce que conteste l'Eglise qui envoie contre eux les « inquisiteurs » qui ne seront pas tendres avec les « parfaits » comme ils désignaient eux-mêmes ces hérétiques. Ces derniers préféraient s'appeler les « bonshommes et les bonnes femmes ».
Ce n'est qu'en 1229, par le traité de Paris avec Saint Louis, que la croisade des Albigeois viendra à bout de ces « boulgres », dont le nom rappelle l'origine bulgare ou balkanique de l'hérésie cathare. Le dernier baroud d'honneur sera le siège de Montségur, près de Foix en 1244 où plus de deux cents cathares refusent de renier leur foi et sont brûlés vifs au pied de la forteresse. Ultime barbarie d'une guerre qui n'en manqua pas. L'hérésie va perdurer encore un demi-siècle dans les villages reculés des Pyrénées. Le dernier parfait ou bonhomme cathare est brûlé en 1318.
Aujourd'hui, cette page d'histoire douloureuse fait le bonheur du tourisme local qui en fait une source de fierté et d'identité régionale occitane en s'appuyant notamment sur les ruines des châteaux cathares du Midi Toulousain.
( Image : Expulsion des Albigeois de Carcassonne en 1209 )
Publié par Papyves à 00:17:10 dans Faits politiques. | Commentaires (3) | Permaliens
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