C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
<< La fin de lEmpire Ottoman. | Charlemagne dépecé | Le Koursk ne répond plus. >>
Charles 1er le Grand, dit Charlemagne ou Karl der Grosse outre-Rhin, avait mis des dizaines d'années avant de réaliser, certes en s'aidant de l'épée, l'unité du continent européen. Le vaste territoire qu'il avait réussi à amalgamer sous sa bannière allait de l'Atlantique (sauf la Bretagne) à l'Oder et Vienne à l'Est, du Nord de l'Allemagne actuelle au Sud de Rome. La coutume franque voulait que l'on partageât l'empire entre les fils vivants au moment du testament. Charlemagne avait fait de même quand, en 813, il ne lui resta plus qu'un fils, lui permettant ainsi de transmettre à celui-ci l'intégralité de l'empire et du titre impérial. Ce fils, le futur Louis le Pieux, plus effacé, aura lui-même 3 garçons qui se disputeront la succession alors même qu'il est toujours sur le trône. C'est dire qu'il ne faudra que quelques mois aux petits-fils de Charlemagne pour défaire l'œuvre du grand Charles.
En 840 donc, quand Louis le Pieux décède, son fils aîné Lothaire se précipite à Worms pour revendiquer la totalité de la succession. Ce n'est, bien sûr, pas du goût des deux autres frères, Charles le Chauve et Louis le Germanique, qui se liguent contre lui. Notez cette tradition d'ajouter un qualificatif aux prénoms qui étaient souvent les mêmes d'une génération à l'autre, ce qui évitait les confusions. En Juin 841, à la bataille de Fontanet, près d'Auxerre, les deux frères prennent le dessus sur l'armée de Lothaire et obligent ce dernier à fuir vers Aachen (Aix-la-Chapelle). Un an plus tard, à Strasbourg, les deux frères coalisés Charles et Louis, prêtent serment de ne jamais traiter séparément avec Lothaire et ils marchent sur Aix avec leurs armées. Lothaire est bien obligé d'accepter de négocier pour ne pas continuer cette guerre fratricide, au sens propre du terme.
C'est le 11 Août 843 que fut signé le traité de Verdun (sur la Meuse) par lequel l'Empire carolingien fut partagé en trois royaumes, par des coupes Nord-Sud. Les fleuves étant commodes pour délimiter les frontières, on s'accorda pour donner à Charles la Francie occidentale, limitée à l'Est par le Rhône, la Saône, la Meuse et l'Escaut. Louis revendiqua la partie orientale, c'est-à-dire la Germanie entière avec Mainz (Mayence), Worms et Speyer (Spire) sur la rive gauche du Rhin. Il restait donc à Lothaire la bande centrale ( qu'on appela Lotharingie, future Lorraine ) depuis les Pays-bas, l'Austrasie (Belgique), la Bourgogne et l'essentiel de l'Italie. Etant l'aîné, il conserva le titre d'Empereur d'Occident mais chaque roi étant déclaré souverain dans son royaume, il ne put en user.
Ce partage vertical, sans tenir compte des populations diverses qui vont se retrouver parfois coupées en deux, soulève des problèmes de langue (romane, germanique, wallons) et d'administration du fait qu'il faut près de 3 semaines pour rallier Rome à Aix-la-Chapelle. Mais il va consacrer l'origine de nos grandes nations continentales européennes actuelles, à savoir la France, l'Allemagne et l'Italie.
Moins de 3 ans après le traité de 843, la guerre reprit et c'est la Lotharingie, coincée entre les deux autres royaumes, qui en fit les frais. Plus déterminés, les rois de Germanie purent progressivement annexer, sans grande difficulté, cette zone médiane en pleine décomposition. La Lotharingie va éclater en une série d'Etats tampons qui prennent leur indépendance (Suisse, Pays-bas, Belgique) ou qui seront ballottés entre plusieurs mains, au fur et à mesure des revirements militaires ou politiques successifs (Sarre, Lorraine, Alsace, Franche-Comté, Savoie).
D'autres conquérants, un tantinet mégalomanes, tenteront de recréer l'empire universel de Charlemagne mais se casseront les dents sur l'entreprise qu'ils ne purent maintenir dans la durée. On pense à Charles-Quint, Napoléon ou Hitler. Seul le Saint-Empire romain germanique s'en approcha.
Aujourd'hui, on n'imagine plus de changements dans les frontières des Etats européens qui sont garanties. Quoique ... si on regarde bien les Balkans. De là nous sont venus tant de soucis et de départ de conflits ! l'Histoire des peuples n'est jamais close.
Publié par Papyves à 01:00:28 dans Conquêtes | Commentaires (3) | Permaliens
11-08-2008 10:18
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