C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
<< Sherlock Holmes vit toujours. | Un si vieux Pont Neuf. | Etienne invente lhélicoptère. >>
En 1985, l'artiste Christo emballe complètement le Pont Neuf de Paris, comme une papillote, ou un décor de théâtre. Pourquoi le Pont neuf alors qu'il y en a 34 à cette époque ? C'est aujourd'hui le plus vieux pont de Paris mais, en 1578, lorsque Henri III pose la première pierre de cet édifice majestueux pour l'époque, il est effectivement tout neuf. D'autant que tous les ponts, jusqu'alors, étaient en bois, selon l'usage au Moyen-âge et Paris n'en comptait que quatre. Il ne sera achevé que 30 ans plus tard, en 1607, du fait des retards et des guerres de religion.
Comme tous ses frères, il va accueillir, sur ses flancs, toute une série de boutiques diverses, qui n'entravent pas la circulation car il est large pour l'époque, plus de 20 mètres. Ces boutiques, qui empêchaient de voir l'eau couler du dessus du pont, ne disparaîtront qu'en 1854. Les boutiquiers le long des quais actuels en sont les derniers descendants, en modèle réduit. L'ensemble, conçu par 5 architectes, est élégant, puissant et beau, avec ses courtes arches de diamètres inégaux.
Le pont, long de 238 mètres et s'appuyant sur 12 arches, eut immédiatement un immense succès et marchands, badauds, charlatans et comédiens, prostituées ou bourgeois enrichis avec leur épée, tout autant que les gueux et les « tire-laine » (voleurs) s'y pressaient volontiers. C'était le lieu des fêtes de tous milieux et le rendez-vous des expositions.
Pour alimenter en eau les Palais du Louvre et des Tuileries, Henri IV autorise, en 1602, l'édification sur pilotis d'un bâtiment, sur la deuxième arche Nord du pont, pour abriter une grande pompe. Décorée d'une horloge astronomique en haut d'un campanile et d'une scène de Jésus et la Samaritaine devant le puits de Jacob, cette pompe sera baptisée simplement la « Pompe de la Samaritaine ». Elle disparaîtra en 1813. On comprend, dès lors, le nom de ce grand magasin, fondé par Emile Cognacq, dominant la Seine et « son » pont. Henri IV décida aussi, le 08 Juillet 1606, avant même l'achèvement du pont, l'établissement de la place Dauphine, aux façades identiques, entre le palais de la Cité et le terre-plein du pont.
Après la mort de Henri IV, son épouse Marie de Médicis, commande une statue en bronze du roi, à cheval, qui sera placée, en 1614, sur le terre-plein entre les deux parties du pont, sur l'île de la Cité. Sous la Révolution, en 1792, cette statue sera fondue pour en faire des canons puis remplacée sous la Restauration par une autre statue équestre d'Henri IV que Louis XVIII inaugurera en 1818.
La grande particularité de cet ouvrage, outre les premiers trottoirs qui étonnent et les balcons arrondis qui l'embellissent, réside dans ses 384 mascarons, figures humaines d'aspect grotesque sculptées par Germain Pilon, accrochés en frise en haut de la corniche supérieure, et dont les grimaces devaient éloigner les mauvais esprits, du moins le croyait-on au moyen-âge. On trouvait aussi ces mascarons, guetteurs tragiques, à l'orifice des fontaines, en haut des chapiteaux ou à la proue des navires.
Classé monument historique en 1889, jamais reconstruit mais seulement ravalé du fait de sa robustesse sauf les mascarons qui s'effritent avec le temps, ayant résisté à toutes les crues de la Seine, y compris celle de 1910, le Pont Neuf a inspiré de nombreux artistes peintres, tel Renoir, ou des écrivains. Il m'inspire, moi aussi, et j'aimerais rejouer ce film de 1991 « Les Amants du Pont Neuf ».
Publié par Papyves à 02:05:09 dans Faits de Société. | Commentaires (2) | Permaliens
07-07-2008 11:04
De Papyves
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07-07-2008 02:51
De Grande.Loupo
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