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Lebuzuk - historik

Les délires d'histoire de Papyves.../...ça s'est passé aujourd'hui !

Papyves

C'est  sympa  un  Blog : On  peut  aller  au  bout  de  son  monologue  sans  risquer  d'être  interrompu.  On  n'est  même  pas  obligé  de  lire  les  commentaires  d'autrui.


Non,  je  rigole,  si  j'écris  c'est  pour  être  lu,  pardi.  Alors,  bonne  lecture.  Vous  pouvez  zapper,  je  ne  m'en  offusquerai  pas.


En  fait,  si  je  suis  là,  c'est  parce  que  je  cherche  surtout  à  me  souvenir  de  l'anniversaire  du  jour.  Que  s'est-il  passé  aujourd'hui ?  On  oublie  trop  le  passé.  L'histoire  nous  apprend  pourquoi  nous  en  sommes  arrivés  là.  J'évite  quand  même  de  choisir  un  événement  anniversaire  qui  sera  bien  médiatisé. 

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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.

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Little Bighorn, la dernière bataille de Custer. | 25 juin 2008

 

La découverte de gisements d'or dans les collines noires du Dakota du Sud, en 1874, avait attiré un grand nombre de prospecteurs blancs sur les territoires des amérindiens Sioux. Pour préserver leurs terres sacrées, ceux-ci se rassemblèrent, avec d'autres tribus, sous le commandement de leurs chefs Sitting Bull, Crazy Horse et Pizi Gall, pour les en chasser par la force.

En 1876, après l'échec de plusieurs ultimatums, l'armée américaine veut frapper un grand coup et dépêche le général Alfred H. Terry au Sud-Est du Montana ( Nord des USA ) où ils ont été repérés, avec une troupe chargée de libérer les terres convoitées. Le 7° Régiment de cavalerie du Lieutenant-colonel George A. Custer, fort de 655 hommes, est envoyé en avant-garde pour jauger de leur nombre. Le 25 Juin 1876, les éclaireurs de Custer localisent le camp des Sioux à proximité de la rivière Little Bighorn mais comme le dispositif indien est étalé le long de la rivière, ils ne soupçonnent pas qu'il y a là au moins 3.000 combattants Cheyenne, Hung-Papas et Sioux avec leurs familles.

Custer pense que l'effet de surprise joue en sa faveur et décide d'attaquer, sans attendre les troupes du Général Terry. Pour cela, il divise ses forces en 3 groupes. Le premier, avec les 140 hommes du Major (commandant) Marcus Reno, fera diversion par une attaque frontale, en venant du Sud, pendant que le deuxième, avec Custer lui-même et 217 hommes, contournera le campement par les hauteurs à l'Est de la rivière et attaquera de flanc. Le troisième, confié au Capitaine Benteen et ses 255 hommes suivra au centre, le long de la vallée, pour empêcher toute infiltration sur les arrières de Custer. C'est lui qui conserve la réserve de munitions. Le plan est bon mais ne sera pas appliqué par tous.

Le major Reno attaque de front comme prévu, à 15 heures, mais les Sioux, d'abord surpris, réagissent plus vite qu'il ne le pensait et Reno stoppe son offensive sur place. Les indiens en profitent pour le harceler et Reno, en plein découvert, doit battre en retraite jusqu'à la lisière d'un bois où il s'embusque. Soudain, le scout indien Bloody Knife, près du major, reçoit une balle en pleine tête et de la cervelle éclabousse Reno. Celui-ci entre dans un état de transe panique, lance des ordres incohérents puis saute sur son cheval pour se replier ou s'enfuir, suivi par quelques fidèles. Après un moment d'hésitation, ses hommes font de même mais, sans ordres, ne laissent pas d'arrière-garde et ce sont les Sioux qui remontent la colonne et tuent une quarantaine de soldats fuyards dont certains se noient dans la Little Bighorn. Les éclaireurs indiens rejoignent leurs frères. Reno se rétablit sur une colline, derrière Benteen où il fait face à une faible résistance. Car les indiens, voyant les troupes de Reno se replier, reportent le gros de leurs forces sur les premiers éléments de Custer qui viennent de se manifester.

Custer a d'abord pensé capturer les femmes et les enfants qui s'enfuient pour les utiliser comme otages et amener les Sioux à se rendre. Mais Crazy Horse et Two Moons se présentent à lui avec une troupe importante et Custer est en infériorité numérique, d'autant qu'il a distrait la section Keogh qui doit le couvrir face à la rivière que traverse un groupe d'indiens menaçants. Il fait porter un ordre à Benteen «  Come on, big village, be quick. Bring packs » pour que celui-ci lui vienne en aide rapidement, avec ses hommes et des munitions. Mais Benteen n'a jamais porté Custer dans son cœur et feint de comprendre qu'il n'y a pas urgence. Il se hâte donc lentement. Le bruit de la bataille où est engagé Custer leur vient distinctement aux oreilles et, dans ce cas, la consigne veut qu'on « marche au canon » le plus vite possible. Benteen et Reno ne se pressent pas. Excédé, à 16 h 50, l'un de leurs subordonnés, le capitaine Weir s'élance seul avec sa compagnie au devant de Custer qu'il pressent en mauvaise posture. Benteen et Reno finissent par le suivre, sans conviction et c'est de loin qu'ils assistent, à 18 h, au massacre du dernier carré de Custer, « Custer's last stand », retranché derrière les chevaux abattus, au flanc d'une colline herbeuse. Comme les indiens les harcèlent à nouveau, les deux chefs courageux, avec les 2/3 du régiment, font demi-tour et abandonnent Custer à son sort. Celui-ci, avec le peu d'hommes qu'il lui reste, résiste de son mieux, fait sonner le clairon pour appeler des renforts et fait même l'admiration des chefs indiens qui tenaient, jusqu'alors, les tuniques bleues pour des pleutres. Touché à la hanche, le colonel Custer agonisera près de ses hommes jusqu'à ce qu'un guerrier lui loge une balle dans la tête pour abréger ses souffrances.

La bravoure de Custer, ( il sera nommé Général ) qui avait été observé par les indiens en train d'haranguer ses troupes sur son cheval, lui vaudra de ne pas être scalpé. Le reste du régiment, retranché au Sud du campement, dut encore subir les attaques des Sioux motivés par leur première victoire. Ce n'est que le 27 Juin au matin que les troupes fraîches du Général Terry viendront les relever. Le 7° de cavalerie laisse 263 hommes et 38 blessés, les indiens près de 200 morts dont le chef Cheyenne Lame White Man.

Benteen et Reno furent longtemps considérés comme des héros qui avaient préservé la vie du gros du régiment. C'est Custer, dirent-ils devant la commission d'enquête en 1879, qui avait désobéi et s'était mis tout seul dans cette mauvaise posture. Eux-mêmes avaient tout tenté, au triple gallot, pour lui venir en aide mais en vain.

Couards et menteurs, ils ne seront démasqués que tardivement par des historiens zélés, tel David Cornut, en 2006. Pour ma part, je ferai mienne cette citation du Général de cavalerie Thomas Rosser : « Je préfèrerais, en tant que soldat, mourir avec Custer plutôt que de rester sur la colline des survivants avec Benteen et Reno, en n'ayant pas fait mon devoir ».

 

Publié par Papyves à 02:06:57 dans Conquêtes | Commentaires (3) |

09-07-2008  11:37  09-07-2008 11:37
greasy grass  De  batent  Sujet:  greasy grass
J'ajouterai que ces soldats de métier foulaient une terre sans y avoir été invités. Que Terry avait ordonné à Custer de ne pas prendre contact avec les indiens, que celui ci a laissé les Gatling à la garnison (pour être plus mobile) et que ces Gatling auraient tout changé. Reno était un soulard pleutre et Benteen n'aimait pas Custer : ils l'ont laché au mauvais moment. Que l'issue de cette bataille a précipité la mise en réserve des Lakotas qui subiront une décimation analogue à leurs frères Cheyennes.
25-06-2008  08:23  25-06-2008 08:23
Merci  De  Papyves identité certifiée Sujet:  Merci Url: [Liens]
Merci Pierre pour ces éloges qui font toujours plaisir. J'apprends moi même beaucoup de choses dans l'écriture de mes billets journaliers, heureusement car j'y passe du temps. Votre soutien fait chaud au coeur.
25-06-2008  07:50  25-06-2008 07:50
Félicitations...  De  gaugain  Sujet:  Félicitations...
Bonjour, J'ai dernièrement eu connaissance de votre blog par Patrick Pike. Je tenais a vous féliciter pour son intérêt et sa qualité. Je suis donc devenu un fidèle lecteur. Félicitations, et bonne continuation. Pierre Gaugain.

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