C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
<< Otages au Liban. | Les baïonnettes de Mirabeau | Le Méridien de Greenwich. >>
C'est dans une famille de la noblesse provençale d'origine italienne que naît dans le Loiret, le 09 Mars 1749, Honoré-Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau, qui sera tout à la fois révolutionnaire, écrivain, diplomate, franc-maçon, journaliste et homme politique français.
Peu aidé par son physique ingrat, libertin, voire débauché bien qu'incorporé à un régiment, il contracte des dettes, ce qui provoque la colère de son père qui le fait enfermer au Fort de Vincennes afin de le soustraire à ses créanciers. Puis c'est l'exil dans le Doubs, au château de Joux d'où il s'enfuit avec l'épouse d'un marquis, vers les Provinces-Unies ( la Hollande ). Pendant ses nombreuses détentions, il écrira, entre autres, des pamphlets sur les prisons d'état et le despotisme.
Après la prison et une courte mission en Europe, il retourne chez lui, en Provence, et se présente aux Etats généraux de 1789. La noblesse, dont il est pourtant issu, le repousse et c'est au nom du « Tiers état » qu'il sera nommé à Aix et Marseille. On découvre alors, derrière le visage ravagé par la petite vérole, un orateur et un tribun des plus énergiques, usant de sa voix de stentor pour convaincre.
Mirabeau entre même dans l'histoire lorsqu'il apostrophe, en Juin 1789, l'officier venu porter l'ordre du Roi de dissoudre l'Assemblée constituante, en ces termes : « Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du peuple et que nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes ». Même si la phrase authentique était plus alambiquée que celle que la légende conserve, ce sont des propos qui bâtissent une réputation.
Aristocrate libéral, il participe à la rédaction de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. Il aide l'abbé Sieyès à transformer les Etats généraux en Assemblée nationale et réussit à s'en faire élire Président en Janvier 1791. Mais, pour l'empêcher d'être ministre, l'Assemblée avait voté, en Novembre 1789, une loi interdisant aux députés d'être aussi ministres. Furieux, Mirabeau va intriguer auprès du Roi et deviendra son conseiller mais il n'eut pas le temps de mettre tous ses projets à exécution car il mourut prématurément, le 02 Avril 1791.
Sa mort fut ressentie comme un deuil national, tant sa popularité était grande. Son corps fut alors déposé au Panthéon, puis en sera soudainement retiré lorsque des documents seront découverts dans l'armoire de fer de Louis XVI prouvant sa collusion avec la cour. On jettera ses cendres dans les égouts de Paris.
Triste fin pour le plus grand orateur que nous eûmes jamais, grand défenseur de la liberté de la Presse, révolutionnaire partisan d'une monarchie constitutionnelle mais dont le double jeu aura finalement raison.
Publié par Papyves à 00:11:55 dans Faits politiques. | Commentaires (0) | Permaliens
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