C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Je vous donne mon mail personnel, si vous voulez vraiment me joindre : logetteyves@yahoo.fr,. Merci de votre fidélité. Papyves.
<< La bataille de Fleurus. | Le cuirassé Potemkine. | Le Diktat de Versailles. >>
Les Russes et les Tsars successifs ont toujours été fiers de leur marine de guerre. Mais après la défaite de Tsushima contre les « macaques » de la flotte japonaise, au printemps 1905, les officiers de la marine tsariste ont beaucoup plus de mal à se faire respecter. Déjà, en Janvier à Saint-Pétersbourg, Nicolas II avait accepté une sanglante répression, en faisant tirer sur la foule massée devant le Palais d'Hiver et qui défilait pacifiquement pour réclamer de meilleures conditions de travail et la terre aux paysans. Ces quelques centaines de morts du « Dimanche rouge » vont échauffer les esprits. Les oppositions au régime tsariste, y compris révolutionnaires, sont bien relayées dans la population.
Sur le tout nouveau cuirassé Potemkine, en rade d'Odessa sur la Mer noire, l'ambiance est morose d'autant que la nourriture est infecte. Les officiers choisissent les meilleurs morceaux et laissent à l'équipage les restes, souvent avariés. Le refus de l'un d'entre eux de manger ce type de nourriture va entraîner, le 27 Juin 1905, sa mort d'abord puis une escalade de la violence, orchestrée en mutinerie par les meneurs. Les marins mutins prennent le contrôle du navire en jetant certains officiers, dont le commandant Golikov, par-dessus bord. Arborant le drapeau rouge de la Révolution, le Potemkine est ensuite acclamé par la foule massée sur le port qui croit à un ralliement politique aux idées révolutionnaires.
Partout, en effet, les Soviets ( réunions d'ouvriers ou soldats ) étaient en lutte. Les funérailles, à Odessa, du marin tué lors de la mutinerie, Vakoulenchouk, se transformèrent en manifestation à caractère politique. Les manifestants étaient massés sur l'immense escalier Richelieu qui relie le port au centre ville lorsque la cavalerie à pied ouvrit le feu, provoquant une vaste panique. La confrontation meurtrière est immortalisée dans le film muet du réalisateur soviétique Sergueï Eisenstein en 1925, appelé simplement « Le cuirassé Potemkine » avec, notamment, la scène du bébé dévalant, seul dans son landau, l'escalier pentu et les fusils pointés ensuite sur la mère. Le Potemkine ripostera par un tir de deux obus, en direction du quartier général, qui ne feront guère de dégâts.
L'armée impériale envoya des renforts cosaques à Odessa pour réprimer la révolte, ce qui fut fait violemment et deux escadrons de la Flotte de la Mer du Nord furent positionnés au large de l'île Tendra pour bloquer le Potemkine. Celui-ci, toujours flanqué du torpilleur n° 267, tint tête à la flotte et s'engagea à pleine vapeur vers le centre de la formation pour franchir le barrage. Aucun des deux escadrons ne voulut ouvrir le feu et un autre cuirassé rejoignit même les insurgés qui purent poursuivre leur navigation vers Constantza en Roumanie. Les Roumains cependant, ne leur permirent pas de se ravitailler et les mutins durent se rendre. La plupart d'entre eux seront fusillés. Pourtant, la mutinerie du Potemkine eut une forte influence sur le processus de noyautage de l'armée et de la flotte russes par les révolutionnaires de Lénine.
Bien qu'il ait du accorder une Constitution à la suite d'une grève générale, Nicolas II ne s'avoua pas vaincu et repris insidieusement les commandes jusqu'à ce que la seconde révolution, celle d'Octobre ( Novembre 1917 ) ne l'oblige à abdiquer en faveur des Bolcheviques. Les marins feront d'ailleurs encore parler d'eux ( voir l'épisode du Kronstadt ) en 1921.
Comme pour la Révolution française, quelques années auparavant, le motif de la grogne populaire, avant d'être politique, était parti d'un mécontentement social, « du pain ou le gourdin ! » que les dirigeants, des deux côtés, avaient été incapables de comprendre et de juguler. On dit que l'histoire ne se répète jamais à l'identique mais il est des Présidents actuels qui devraient relire l'histoire de leur pays, ne croyez-vous pas ?
Publié par Papyves à 02:13:14 dans Faits politiques. | Commentaires (5) | Permaliens
29-06-2008 08:51
De Gilles Sujet:
Odessa
27-06-2008 18:07
De F de St V Sujet:
Merci. Url: [Liens]
27-06-2008 11:39
De etiennemomo
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27-06-2008 09:53
De Papyves
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27-06-2008 06:52
De gaugain Sujet:
conclusion superbe...