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Lebuzuk - historik

Les délires d'histoire de Papyves.../...ça s'est passé aujourd'hui !

Papyves

C'est  sympa  un  Blog : On  peut  aller  au  bout  de  son  monologue  sans  risquer  d'être  interrompu.  On  n'est  même  pas  obligé  de  lire  les  commentaires  d'autrui.


Non,  je  rigole,  si  j'écris  c'est  pour  être  lu,  pardi.  Alors,  bonne  lecture.  Vous  pouvez  zapper,  je  ne  m'en  offusquerai  pas.


En  fait,  si  je  suis  là,  c'est  parce  que  je  cherche  surtout  à  me  souvenir  de  l'anniversaire  du  jour.  Que  s'est-il  passé  aujourd'hui ?  On  oublie  trop  le  passé.  L'histoire  nous  apprend  pourquoi  nous  en  sommes  arrivés  là.  J'évite  quand  même  de  choisir  un  événement  anniversaire  qui  sera  bien  médiatisé. 

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Le Baron rouge. | 21 avril 2008

 

La première guerre mondiale, de 1914 à 1918, n'a pas consacré que les héros rampants, ces « poilus » magnifiques de courage. Elle a aussi enfanté des « héros ailés » qui ont utilisé les balbutiements de l'aviation pour des duels de seigneurs. C'est ainsi qu'un certain Manfred von Richthofen, aristocrate allemand, fut l'un des derniers représentants des valeurs chevaleresques au combat : honneur, fair-play et surtout courage jusqu'à la mort.

Né à Breslau en 1892, le jeune Manfred se distingue très tôt pour ses exploits risqués, comme celui d'accrocher un mouchoir en haut du clocher de son église. Engagé, comme Uhlan, sur le front Est, en 1914, dans la cavalerie ( tradition oblige ), il s'y ennuie et demande à intégrer la nouvelle aviation où il effectuera, de 1915 à 1918, une courte mais brillante carrière sous le surnom de « Baron rouge », en totalisant la bagatelle de 80 victoires aériennes homologuées.

Contrairement à la légende, l'armée allemande était plus permissive que l'armée anglaise et autorisait les unités de combat qui s'étaient distinguées à peindre leurs aéronefs de la couleur de leur choix. C'est ainsi que Manfred von Richthofen, qui était effectivement Baron, fit peindre son Fokker Triplan Dr1 en rouge. A l'image de son maître Oswald Boelcke qu'il dépassera, et enchaînant les victoires, les responsabilités tout autant que les médailles, il deviendra vite la bête noire des Alliés. Au cours du seul mois d'Avril 1917, il gagne vingt combats. La légende du « Diable rouge », comme diront les Anglais, est née. Son escadrille colorée devient la terreur des cieux, au dessus du front. Comme son double français Georges Guynemer, il est dépassionné, méthodique et calculateur dans chacune de ses actions.

Pourtant, il « cassera du bois » comme on dit d'un pilote qui rate son atterrissage ou se pose en catastrophe et il sera même blessé, notamment en Juillet 1916 où une estafilade à la tête lui laissera de légères séquelles. En 1918, il est devenu une légende et galvanise le moral des troupes allemandes. Les autorités militaires songent alors à le préserver, à l'arrière, mais lui ne vit que pour ses duels, comme un chasseur que la proie nargue sans cesse.

 « Ne jamais quitter le groupe et ne jamais voler trop bas, ni sur les lignes ennemies » seront les règles qu'il imposera à ses élèves et qu'il transgressera, malheureusement pour sa perte, lors de son dernier combat, le 21 Avril 1918 alors qu'il venait d'accrocher une 80ème victoire à son palmarès. Lors d'une rencontre entre Anglais et l'escadre Jagdgeschwader de Manfred au dessus de Amiens, la version officielle dit que le Baron rouge s'est écarté du groupe pour protéger son cousin Wolfram, attaqué par les Sopwith Camel anglais alors qu'il ne participait pas au combat aérien, du fait de son inexpérience. Sans couverture, le « Rittmeister » aurait été touché, à l'arrière, par le capitaine Roy Brown, défendant le lieutenant Wilfrid May, lui aussi Canadien. Il aurait réussi à poser son avion sans trop de dommages, à Sailly le Sec, mais aurait été trouvé mort, dans l'appareil, à l'arrivée des Alliés.

Une version moins officielle prétend qu'il aurait été attiré dans un véritable traquenard. « Wop » May n'étant pas la chèvre qu'on affirme, l'aurait « balladé » au dessus des méandres de la Somme, jusqu'à Vaux, pendant que Roy lui mettait la pression sur son arrière, tous les deux l'emmenant ainsi jusqu'à un éperon, au fond d'un cirque, où des mitrailleuses australiennes, installées là pour l'occasion, l'auraient copieusement « arrosé ». Les honneurs militaires lui furent rendus très rapidement et la nouvelle de la disparition de « l'As des As » fit partout l'effet d'une bombe.

Depuis cette fin tragique, il est devenu un mythe et une égérie romantique. Sa fière allure dans sa tenue de cuir a été copiée par Elvis Presley, Marlon Brando, James Dean, Johnny Hallyday et bien d'autres. Un film allemand, « Der Rote Baron » lui rend, d'ailleurs, hommage en ce moment. Moritz, son dogue d'Ulm, qui le suivait partout, même en avion parfois, est-il enterré, avec lui, à Wiesbaden ? On ne doit pas répondre à toutes les questions, c'est cela une légende.

 

Publié par Papyves à 02:31:27 dans Aventures | Commentaires (0) |

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