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Lebuzuk - historik

Les délires d'histoire de Papyves.../...ça s'est passé aujourd'hui !

Papyves

C'est  sympa  un  Blog : On  peut  aller  au  bout  de  son  monologue  sans  risquer  d'être  interrompu.  On  n'est  même  pas  obligé  de  lire  les  commentaires  d'autrui.


Non,  je  rigole,  si  j'écris  c'est  pour  être  lu,  pardi.  Alors,  bonne  lecture.  Vous  pouvez  zapper,  je  ne  m'en  offusquerai  pas.


En  fait,  si  je  suis  là,  c'est  parce  que  je  cherche  surtout  à  me  souvenir  de  l'anniversaire  du  jour.  Que  s'est-il  passé  aujourd'hui ?  On  oublie  trop  le  passé.  L'histoire  nous  apprend  pourquoi  nous  en  sommes  arrivés  là.  J'évite  quand  même  de  choisir  un  événement  anniversaire  qui  sera  bien  médiatisé. 

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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.

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Alésia, le génie de Vercingétorix ( suite ) | 07 octobre 2009

 

 

 Suite ....

Cependant,  depuis  son  poste  d’observation,  César  rappelle  ses  légions  de  flanc  et  au  sud  de  l’oppidum  pour  les  engager  aux  points  qu’il  sent  défaillants.  Puis  il  se  porte  lui-même,  tout  drapé  de  rouge,  au  devant  de  la  bataille,  galvanisant  ses  légionnaires  harassés,  ordonnant  à  Labienus  et  à  ses  cavaliers  un  mouvement  de  contournement  pour  prendre  les  gaulois  à  revers. 

L’arrivée  de  ces  cavaliers  et  de  cohortes  neuves  dans  le  dos  des  gaulois  déjà  épuisés  entraîne  alors  un  sauve-qui-peut  que  ne  manquent  pas  d’observer  les  combattants  restés  sur  les  hauteurs  de  la  citadelle.  On  croit  que  l’armée  de  secours  va  s’élancer,  vu  sa  supériorité  numérique  mais  elle  ne  bouge  pas,  pire  elle  s’enfuit  sans  combattre,  sans  doute  gangrénée  par  les  chefs  Eduens  jaloux  du  prestige  de  Vercingétorix.  Le  repli  des  forces  au  contact  est  alors  ordonné  par  Vercingétorix  qui  ne  peut  que  constater  l’échec  de  ses  attaques  successives.  Le  formidable  complexe  fortifié  par  César  et  la  passivité  de l’armée  de  secours  ont  eu  raison  de  la  détermination  des  gaulois  assiégés.

Caius  Julius  César  l’a  échappé  belle,  son  triomphe  n’en  sera  que  plus  grand  lorsqu’il  exposera  le  fier  chef  Gaulois  derrière  un  char  dans  les  rues  de  Rome  avant  de  le  faire  étrangler  dans  sa  cellule  en  46  avant  JC.

Vercingétorix  n’est  donc  pas  ce  petit  chef  imbécile  et  prétentieux  qui  s’est  laissé  enfermer  sur  le  monticule  dérisoire  qu’est  le  Mont  Auxois  mais  plutôt  un  grand  stratège  dont  la  tactique  de  harcèlement  et  d’embuscades  systématiques  contre  les  légions  romaines  en  mouvement  avait  conduit  le  grand  César  à  organiser  la  retraite  de  ses  troupes  en  empruntant  le  seul  itinéraire  laissé  libre  par  le  Gaulois  sur  la  route  de  Genève,  itinéraire  menant  au  cul-de-sac  devant  Alésia.

Il  est  regrettable  de  constater  que  les  plus  grands  noms  de  l’archéologie  française  continuent  à  soutenir  mordicus  une  thèse  indéfendable.  Rien,  mais  absolument  rien,  à  Alise  Sainte  Reine  ne  corrobore  les  écrits  de  César,  confirmés  par  ceux  de  Plutarque,  Florus,  Don  Cassius,  Diodore  de  Sicile,  etc  .

Certes,  on  peut  y  trouver  des  vestiges  gallo-romains  ( mais    n’en  trouve-t-on  pas ? )  mais  rien  datant  de  52  avant  JC.  Le  Mont  Auxois ( qui  n’est  pas  en  Séquanie,  dommage )  n’est  pas  un  obstacle  militaire  et  César  eut  pu  le  contourner  aisément.  Il  est  trop  exiguë  pour  contenir  les  80.000  combattants,  les  10.000  cavaliers  et  les  milliers  d’habitants  de  la  cité  ( Urbs )  avec  leurs  propres  troupeaux.  Du  reste,  ni  les  fossés  et  les  murets,  ni  les  monts  et  les  vallées  ne  sont  positionnées  au  bon  endroit,  c’est  à  dire  au  pied  ou  au  pouce  près,  comme  a  eu  soin  de  le  préciser  César  dans  le  « De  Bello  Gallico »  .

En  revanche,  tout  mais  absolument  tout,  concorde  sur  le  plateau  oppidum  jurassien  de  Chaux  des  Crotenay,  à  la  fois  les  surfaces,  les  distances,  les  hauteurs,  les  vestiges  militaires  et  religieux.

Rendons  grâce  à  l’inventeur  du  site,  le  Professeur  André  Berthier  et  dénonçons  l’imposture  perpétrée  à  Alise  depuis  Napoléon  III  ( comme  le  fait  si  bien  Danièle  Porte  dans  son  livre  chez  Carnot ). 

Voir,  à  ce  sujet,  le  site  Alésia  ci-contre  dans  mes  favoris.

 

Publié par Papyves à 10:33:41 dans Grands Chefs | Commentaires (1) |

09-10-2009  07:25  09-10-2009 07:25
Axe?  De  gaugain pierre  Sujet:  Axe?
Bonjour Yves, En lisant cette excellente analyse historique, je ne pouvais ne pas penser lorsque tu évoques les "cavaliers germains", venus au secours de César, au saint empire romain germanique et après à l'axe Mussolini Hitler. Sans doute y-a-t-il une raison pour que ces peuples s'entendent depuis si longtemps pour nous mettre la rouste... C'est la question que je me pose et à laquelle tu pourras sans doute apporter un éclairage, à moins que ce ne soit que de pures coïncidences... amitié. Pierre

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