C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
Depuis le 27-12-2007 :
352272 visiteurs
Depuis le début du mois :
676 visiteurs
Billets :
272 billets
Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
<< La France de retour dans la structure intégrée de lOTAN | Les Mongols en Europe. | Israël est proclamé ( partie 1 ) >>
Il s’en fallut vraiment de peu que l’Europe ne devienne Mongole, à l’époque de Saint-Louis, des croisades et des cathédrales.
En 20 années de conquêtes sans pitié ( de 1205 à 1225 ) dans les grandes plaines de l’Asie centrale, le grand Genghis Khan, avec ses cavaliers-archers imprévisibles, avait non seulement unifié la Mongolie en proie à une quarantaine de clans nomades mais avait aussi réussi l’une des plus grandes dominations territoriales de tous les temps, battant même l’ancien conquérant Alexandre le Grand.
Après la Mandchourie, la Chine du Nord et la prise de Pékin malgré la Grande Muraille, ce seront les grandes steppes qui s’étendent du lac Baïkal à la mer Caspienne, en passant par l’Afghanistan et le royaume de Kharezm, l’Iran d’aujourd’hui.
En 1227, le grand Khan, le « souverain suprême », meurt à la suite d’une chute de cheval, à plus de 65 ans. Ses fils dont Obodeï, puis ses petits-fils vont poursuivre la conquête vers l’Ouest avec autant de succès à partir de 1235. Pour ces cavaliers nés à cheval, la traversée des immenses steppes du Caucase n’est qu’une formalité. Les voici aux portes de l’Europe et de la chrétienté avec quelques centaines de milliers de valeureux combattants et encore plus de chevaux.
Le 11 Avril 1241, en effet, les Mongols de Batû-Khan, petit-fils du grand Gengis-Khan, alliés aux Turcs, remportent une éclatante victoire, grâce à une manœuvre en tenaille, sur les troupes hongroises du roi Bela IV, à Mohi où 50.000 combattants environ sont massacrés, après les déroutes de Breslau et Liegnitz. L’Europe est à leur merci depuis la Baltique ( la Pologne est soumise ) jusqu’au Danube et à la Croatie. Vienne la capitale autrichienne n’est plus qu’à quelques dizaines de kilomètres. Jamais les hordes mongoles ne s’étaient aventurées aussi loin en occident, plus loin même que lors de la première conquête de la Crimée face aux Coumans et Russes ( pour une fois réconciliés contre l’envahisseur ).
Pourtant, malgré leur succès, ces guerriers tant redoutés vont se retirer vers l’Est. Pourquoi ? Mystère. La mort d’Obodeï, des problèmes pour nourrir leurs innombrables chevaux, ou le mal du pays ? On ne sait pas.
C’est l’organisation des troupes et la tactique mise au point par ces farouches combattants, plus que leur armement rudimentaire à base de lances et d’arcs, qui ont fait le succès de ces « razzias des plaines » comme on les appellerait de nos jours :
Attaques de flanc et sur les arrières, scission en plusieurs corps d’assaut par multiples de dix, prisonniers utilisés en premières lignes pour subir le premier choc, monte de chevaux frais changés plusieurs fois durant les combats pour surgir comme l’éclair et semer la panique dans les rangs adverses, catapultages massifs de flèches et de pierres précédant l’assaut, simulacres de repli en retraite désorganisée pour attirer l’ennemi dans le piège d’une embuscade, bateaux démontables pour franchir les cours d’eau, logistique simple et campements à base de yourtes traditionnelles, tout était tourné vers le mouvement, le harcèlement et la surprise d’où les faibles pertes enregistrées à chaque campagne.
C’est lors de la conquête de l’Iran que la férocité des Mongols a été la plus marquée : incendies des grandes cités et habitants égorgés vont faire la réputation de ces « barbares ».
Pourtant, malgré sa brutalité, Gengis Khan est considéré aujourd’hui comme une légende en Mongolie bien sûr mais il est également reconnu comme un héros national chinois, sous prétexte qu’il y a plus de mongoliens en Chine qu’en Mongolie.
Passant sous silence son côté guerrier impitoyable, on veut voir en lui celui qui a promulgué un « Yassak » en 1206, sorte de code de lois s’appliquant à tous les domaines de la vie quotidienne mongole, justice, religion, hospitalité, jusqu’à l’adultère, tout était régi et codifié.
Bref, un Napoléon avant l’heure ?
Publié par Papyves à 05:51:17 dans Conquêtes | Commentaires (10) | Permaliens
26-11-2009 14:56
De cansas Sujet:
Bravo !
07-11-2009 14:50
De Che Khan Sujet:
Les Mongols Url: [Liens]
26-07-2009 09:12
De Papyves Sujet:
Historien Url: [Liens]
26-07-2009 02:52
De Flo Sujet:
Corrections
07-06-2009 17:59
De Papyves Sujet:
Mongolique Url: [Liens]
03-06-2009 07:02
De Gaugain Pierre Sujet:
une question....
25-04-2009 04:13
De Gilles Sujet:
Mongols
24-04-2009 11:41
De Papyves Sujet:
Orfèvre Url: [Liens]
24-04-2009 05:22
De Gilles Sujet:
Pas la Baltique !
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 |
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 |
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 |
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 |