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Fang

wired platerfom - moody .

miroir faussé ? | 04 octobre 2004

Ma tempe se confronte au dur.
Ma tête repose sur le sol, dur.
Si dur qu'il me fait mal.
Je me rend compte de ma position, mais en partie uniquement.Allongée, mais comment ?
Ma tempe contre le sol me fait mal.
J'ai tout chaud a l'interieur, dans le ventre, et si froid sur ma peau.
J'entend un viel album D'Alananis qui tourne,  guitares electriques  son rock et  voix explosant de rancoeur.
Je releve peniblement la tête, mon buste, et a taton cherche l'interupteur.
Une fois debout, je sens du conton tiède poussiéreux dans mes oreilles, mes yeux ne voient plus...puis je reprend mon équilibre apres quelques secondes de balbutiements.
J'avance vers la glace, eteint la musique, et avec la main droite efface la buée.
Un visage apparait, deux yeux me fixent.
Deux yeux au milieu d'une face floue que je ne percois pas tres bien.
Des cheveux, foncés et plutot longs, que je ne reconnais pas commes les "miens".Ces yeux, que me veulent ils ? Ce sont mes yeux?...NON! Serait-ce mes yeux, la, de l'autre côté du miroir ? Ce visage, ces cheveux? Se sont les miens, alors ? Cette figure, de l'autre coté du miroir, ne peut pas être autre que la mienne. Pourtant, si je regarde dans la glace, je ne m'y reconnait pas. Qui c'est, cette fille qui m'observe ? Impossible que ça soit moi...
Je suis un peu taré sur les bords parfois, d'accord, mais de la a ne pas me reconnaitre dans la glace...?

Publié par fang à 21:07:11 dans fang | Commentaires (4) |

lumière d'eau d'automne. | 04 octobre 2004

Une lumière matinale caresse la copie encore blanche.
Une lumière d'eau(tone?) ,qui danse, filtrée par les feuilles sèches qui tiennent encore au bois de l'arbre, perdu dans cette cour, intoxiqué au monoxyde de carbone...
Une jolie lumière petillante qui fait vibrer l'air de la pièce, froide ce matin.
La voix un peu nasillarde persevère, mais ne m'atteint pas.
Je prefere le murmure doux et fragile,de l'autre côté de la vitre, des feuilles jaunies se deposant sur d'autres feuilles brunes...Une pluie au ralentit de feuilles qui tombent.
La rupture avec l'écriture est dure.Les mots ne reviennent que petit à petit, morceau par morceau,au compte-mots...
Mais elle revient. La pulsion de noter. De s'acharner vite vite avant que l'idée ne parte trop loin. Ou la douce ecriture passive, rêveuse, un peu floue, parfois.
On ne se detache pas si facilement d'une amie aussi tenace que l'écriture.

Publié par fang à 19:22:26 dans fang | Commentaires (0) |