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OBAMA VOUS EMMERDE

L'EVAZION CHEZ LEPAT

Manuel d'Etudes Humanites Classiques Africaines | 26 août 2008

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Manuel d'Etudes Humanites Classiques Africaines
 

 

Ce premier manuel d'études pédagogiques conçu par Jean Philippe Omotunde, vous permettra d'apprécier les Humanités Classiques Africaines, à travers 16 modules de cours (civilisation africaine antique et apprentissage de la lecture des hiéroglyphes).

Le terme « Humanités Classiques Africaines » a été utilisé pour la première fois par le professeur Cheikh Anta Diop pour désigner le patrimoine historique Égypto-nubien de l'Afrique noire. Ces Humanités couvrent une période qui va de l'apparition des premières agglomérations urbaines dans la région de Nabta (Ouest d'Abou Simbel) vers 9 000 avant l'ère chrétienne, à la conquête de l'Égypte par Alexandre le Grand. Elles représentent indubitablement un « Âge d'or » pour l'humanité en raison des diverses découvertes faites par les anciens Africains (invention des mathématiques, de l'écriture, du calendrier, de la médecine, de la royauté...).

Les récentes fouilles archéologiques et les nouvelles datations nous permettent aujourd'hui de revisiter le passé de l'Afrique. C'est en ce sens que cet ouvrage est une contribution importante à la compréhension de l'histoire, de la culture et de la philosophie des Africains et de leurs descendants.

Au-delà de l'Afrique, Jean Philippe Omotunde vous invite également à redécouvrir l'histoire universelle de l'humanité.

 

ENFANTS
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Avant de jeter ton enfant dans ce monde de...
Ton devoir est de lui monter le chemin de la VERITE.
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Publié par mavalpat à 22:58:40 dans Livres | Commentaires (0) |

Frederick Douglass:Mémoires d'un Esclave | 11 mars 2008

 

BONNE LECTURE

LE LIVRE EXISTE AUSSI EN ANGLAIS

Comparer iciFlèche - direction indiquer montrer sens précédent suivant next previous main backhttp://dzer.shopinblog.com/ dans le moteur de recherche

Frederick Douglass

Mémoires

d'un

Esclave

Introduction

« Agitate ! Agitate ! »

Toute l'histoire des progrès de la liberté humaine démontre que chacune des concessions qui ont été faites à ses nobles revendications ont été conquises de haute lutte. Là où il n'y a pas de lutte, il n'y a pas de progrès. Ceux qui professent vouloir la liberté mais refusent l'activisme sont des gens qui veulent la récolte sans le labour de la terre, la pluie sans le tonnerre et les éclairs : ils voudraient l'océan, mais sans le terrible grondement de toutes ses eaux. Frederick Douglass

En février 1818 1, sur une ferme située près d'Easton

2, au Maryland, dans le sud des États-Unis, une jeune esclave appelée Harriet Bailey

3 donna naissance à un garçon.

 1. Douglass pensait, sans en être certain, être né le 18 février 1817. On a depuis découvert un registre d'esclaves dans lequel sa naissance est consignée : il permet d'assurer que Frederick Bailey est né en février 1818. Voir à ce sujet : Preston, Dickson J., Young Frederick Douglass : The Maryland Years, Baltimore, John Hopkins University Press, 1985. Le mystère entourant l'identité de son père, et qui semble l'avoir hanté sa vie durant, est demeuré entier.

2. La ferme où naît Douglass (Anthony Farm) appartenait à Edward Lloyd. Elle était située à une quarantaine de kilomètres de la plantation principale, la plantation Lloyd (ou Wye House). L'ensemble des terres d'Edward Lloyd s'étendait sur dix mille acres et comprenait treize fermes ; plus de cinq cents esclaves y travaillaient et assuraient sa complète autarcie.

3. Son nom de famille – Bailey – est peut-être dérivé d'un nom

Les notes en chiffres arabes sont des traducteurs. Les notes de Frederick. Douglass sont marquées d'un astérisque.

 

Frederick douglass- Mémoires d'un Esclave

Cette femme avait toutes les raisons de penser que la vie qu'elle venait de donner serait aussi misérable que la sienne et que celle de ces centaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants alors enchaînés dans l'enfer de l'esclavage. Elle songea probablement, comme toutes les autres mères esclaves, qu'elle ne pourrait guère offrir à son enfant plus qu'un nom.Mais elle n'ignorait pas l'importance de ce présent, si précieux parce qu'il confère à qui le porte un minimum d'identité et contribue à lui donner un semblant de dignité humaine susceptible d'alléger le fardeau des chaînes. On peut donc supposer qu'elle choisit avec le plus grand soin le nom de son enfant. Il allait s'appeller, ainsi en avaitelle décidé, Frederick Augustus Washington Bailey.

Mais, cette fois, rien ne devait se passer comme prévu. Contre toute attente, cet enfant ne serait pas toute sa vie un esclave et, ne gardant que le prénom que lui avait donné sa mère, il allait devenir universellement connu. Son parcours serait aussi remarquable qu'improbable : le petit Frederick apprendrait à lire et à écrire, en grande partie seul ; puis, ayant réussi à passer au Nord et à fuir l'esclavage, il deviendrait un des plus célèbres, des plus éloquents et des plus passionnés abolitionnistes ; il serait aussi un des plus illustres orateurs de son temps et un écrivain qui aura non seulement cherché, mais aussi, et c'est beaucoup plus rare, trouvé une part de son salut dans la littérature ; il serait encore un philosophe et un politologue de tout premier plan ; un conseiller des présidents ; enfin et surtout il serait un combattant lucide et fermement engagé dans toutes les luttes menées contre toutes les injustices.

Car Frederick AugustusWashington Bailey allait devenir. Frederick Douglass, c'est-à-dire un de ces êtres plus grands que nature dont l'Histoire gratifie parfois l'humanité, peutêtre pour lui rappeler que tout n'est pas perdu.

Le texte qui suit, et dont nous proposons une traduction pour la première fois intégrale et annotée, est le premier écrit de Frederick Douglass. Il a paru en 1845, sous le titre : Narrative of the Life of Frederick Douglass, an American Slave. Written by Himself. La puissance de l'inspiration, l'originalité et le talent de l'écrivain allaient propulser Douglass aux premiers rangs des auteurs de récits autobiographiques d'esclaves, genre littéraire en plein développement à l'époque, et lui ouvrir toutes grandes les portes du fulgurant parcours qui allait être le sien. Le livre avait pourtant été rédigé dans un but ponctuel et stratégique bien précis. Douglass voulait en effet établir la crédibilité de l'orateur abolitionniste qu'il venait de devenir. Passé au Nord depuis quelques années à peine – son évasion date de 1838 –, il était devenu, dès 1841, un porte-parole bien en vue de la cause antiesclavagiste. Or de nombreuses voix s'élevaient alors de toutes parts pour mettre en doute que cet homme à la formidable éloquence, à la vaste érudition et aux si remarquables capacités argumentatives puisse être un esclave en fuite. En publiant son récit, Douglass entendait leur répondre et établir ainsi son identité. Mais il a voulu le faire en racontant intégralement son histoire, et donc non seulement en rapportant des faits, mais aussi en donnant des noms de lieux et de personnes, dont certaines étaient toujours vivantes. Puisque ces dernières ne souhaitaient rien tant que le ramener au Sud et à sa condition d'esclave – et que la loi les autorisait à le faire – il fallait, pour oser tout raconter de la sorte, un immense courage. Mais Douglass, on va le constater, en avait à revendre. Son récit nomme donc chacun des participants au drame terrible qu'il expose. L'auteur raconte tout, ou du moins tout ce qu'il lui est possible de dévoiler sans nuire à ses frères enchaînés et sans diminuer leurs chances de s'évader à leur tour. L'ouvrage connut un succès énorme et immédiat, qui contraignit aussitôt Douglass à l'exil.

Mais on sera mieux en mesure de comprendre les raisons de ce succès et l'importance des enjeux soulevés par Douglass si on garde en mémoire le contexte historique des événements qu'il raconte : pour cela, il sera utile de rappeler quelques données concernant l'esclavage aux États-Unis.  

Lorsque Frederick Douglass naît, en 1818, l'esclavage est déjà, dans cette colonie devenue les États-Unis d'Amérique, une institution vieille de presque deux siècles, qui maintient dans ses sordides fers près d'un million et demi de personnes.

S'il convient de dire que l'esclavage a bien, sans aucune restriction géographique, affligé l'humanité tout entière et s'il est nécessaire de rappeler, dans le même souffle, que tous les peuples ont pris part à ce drame, il est aussi important de souligner ce qu'a eu de particulier l'esclavage dans la colonie américaine.

Reportons-nous à la fin du xvie et au début du xviie siècle, au moment où des colons britanniques commencent à s'installer sur des territoires aujourd'hui appelés Virginie et Caroline du Nord et qui sont, depuis la dernière glaciation, habités par des populations que nous appelons maintenant amérindiennes. La vie est extrêmement dure pour ces colons, leur survie même est difficile et improbable. Ils survivent pourtant et bientôt se mettent à la recherche d'une culture qui pourrait assurer le développement et la prospérité de leur colonie. Après divers essais – café, canne à sucre, banane, notamment –, un des colons, John Rolfe, qui épousera la célèbre Pocahontas, propose la culture d'une plante indigène sacrée aux yeux de la population locale : le tabac. Le succès en sera instantané et foudroyant, mais il posera bien vite aux colons une difficile question : où trouver  la considérable main-d'oeuvre indispensable à la culture et à l'exportation du tabac ? Après avoir tenté, mais en vain, d'asservir la population locale, on fera venir d'Angleterre des travailleurs embauchés comme serviteurs sous contrat. Mais les conditions de vie et de travail sont d'une telle dureté que cette source tend vite à se tarir et qu'il faut trouver une autre solution au problème de la main-d'oeuvre. Cette solution sera d'importer des Africains et de les asservir. Dès le xvie siècle, des Africains avaient accompagné les Européens venus parcourir l'Amérique. Mais à cette date, déjà, l'esclavage était pratiqué en Afrique : depuis des temps immémoriaux par des Africains et par des Européens ; depuis le VIIe siècle (et jusqu'au XIXe) par des négriers musulmans et depuis le milieu du XVe siècle (et toujours jusqu'au XIXe) de nouveau par des Européens. Dans cette dernière forme, on vit s'instituer un commerce triangulaire : des bateaux transportaient des biens des Amériques jusqu'en Europe, où ils étaient vendus ; ces bateaux repartaient avec de la marchandise qu'ils transportaient en Afrique pour l'échanger contre des esclaves qu'ils amenaient ensuite en Amérique, où ils étaient vendus. Cette dernière étape du commerce triangulaire constituait le sordide « passage du milieu », où tant d'Africains perdirent la vie, tandis que tous les autres subirent des horreurs impossibles à imaginer. Les historiens ne sont pas unanimes sur le nombre exact d'Africains qui furent ainsi transportés en Amérique, mais ils l'évaluent généralement entre onze et quinze millions, certains allant jusqu'à avancer des chiffres beaucoup plus élevés (entre dix-huit et vingt-quatre millions). Si on ajoute à cela les quelque dix-sept millions d'Africains vendus par la traite musulmane, si on songe encore que, pour tout Africain parvenant à sa destination finale, il en mourait un nombre considérable, si on songe enfin aux effets, sur la population restée en Afrique, de cette perte d'une si grande part de ses membres les plus forts et en santé (les  « spécimens » recherchés par les négriers), l'évocation de ce qu'il faut bien appeler l'Holocauste noir prend des proportions atroces qui donnent le vertige.

Il faut cependant savoir que peu de ces esclaves furent amenés aux États-Unis, où la traite ne se poursuivit d'ailleurs plus qu'à une très petite échelle après son interdiction en 1808. On estime en fait que les États-Unis ne reçurent que cinq pour cent de la totalité de la population déplacée – le reste allant au Brésil et aux Caraïbes. On peut retrouver l'origine de l'esclavage états-unien grâce au même John Rolfe, que nous avons évoqué plus haut, qui note en passant, dans son journal de la fin août 1619, qu'un « navire de guerre hollandais est arrivé et nous a vendu vingt nègres ». L'événement serait autrement passé inaperçu, mais il marque le début de l'implantation forcée d'Africains aux États-Unis et de leur asservissement. Il est vraisemblable que ces vingt Noirs furent traités comme des serviteurs blancs sous contrat et qu'il n'y avait guère à ce moment de différence de statut ou de condition entre les uns et les autres. Mais, très vite, en quelques décennies à peine, le statut des Noirs se modifie et ils deviennent des esclaves plutôt que des serviteurs. La disparité des jugements rendus en juillet 1640 dans une célèbre affaire d'évasion de trois serviteurs, deux Blancs et un Noir, en témoigne. Les Blancs sont condamnés à travailler un an de plus pour leurs maîtres, tandis que le Noir, John Punch, est condamné à servir son maître durant toute sa vie ; en d'autres termes, il est condamné à l'esclavage. Une loi adoptée en Virginie en 1661 confirme que, dans les cas d'évasion de serviteurs, les Noirs sont « incapables de donner satisfaction par addition de temps » à leur contrat : autrement dit, les Noirs sont des serviteurs à vie et ne peuvent réparer quelque faute que ce soit en ajoutant des années de service à un contrat qui n'existe pas. De cette époque datent les premiers codes noirs promulgués dans les colonies (Virginie, Maryland, Caroline du Sud) : ils sanctionnent et définissent le statut d'esclave désormais attribué aux Noirs...

La Suite iciFlèche - direction indiquer montrer sens précédent suivant next previous main back

 

traduction, notes et introduction

de

normand baillargeon et chantal santerre

La collection « Mémoire des Amériques »

est dirigée par David Ledoyen

c Lux Éditeur, 2004

www.luxediteur.com

Dépôt légal : 4e trimestre 2004

Bibliothèque nationale du Canada

Bibliothèque nationale du Québec

ISBN 2-89596-017-8

Ouvrage publié avec le concours du Conseil des arts du Canada, du

programme de crédit d'impôt pour l'édition du gouvernement du

Québec et de la SODEC.

Raymond Baillargeon, Claude

Brochu et Yves Laberge nous ont

fait des commentaires et des

suggestions qui nous ont aidés à

améliorer notre traduction. Nous les

en remercions chaleureusement.

c Lux Éditeur, 2004

www.luxediteur.com

Dépôt légal : 4e trimestre 2004

Bibliothèque nationale du Canada

Bibliothèque nationale du Québec

ISBN 2-89596-017-8

Ouvrage publié avec le concours du Conseil des arts du Canada, du

programme de crédit d'impôt pour l'édition du gouvernement du

Québec et de la SODEC.

Publié par mavalpat à 15:44:40 dans Livres | Commentaires (0) |

Sven Lindqvist :Exterminez toutes ces brutes ! Exterminate all these rough! Vernichten Sie all diese roh es! Extermine todo el éstos ásperos! | 15 février 2008

          Sven Lindqvist

                                Sven Lindqvist
 

                  
               Excellent livre, absolument incontournable.

 

Certains voient les livres comme un aimable passe-temps. Pour d'autres c'est un produit commercial, ou nuisible, ou inutile. On oublie souvent que les mots et les idées qui trouvent le livre pour support sont quelquefois lumineux, inestimables, et dépassent très largement le misérable objet de papier que l'on tient entre les mains. Lorsque, par un heureux hasard, on tombe sur un tel livre, on en vient à s'étonner que le carton, le papier et l'encre, mis ensemble d'une certaine façon, puissent atteindre une telle puissance. C'est ce qu'il m'est arrivé en lisant Exterminez toutes ces brutes de Sven Lindqvist.

Le livre est paru au Serpent à plumes, dans un format de type livre de poche. La forme est assez soignée, la maison d'édition relativement confidentielle, et l'auteur est - je crois - inconnu en France. L'auteur a aussi publié en français, dans la même maison d'édition, Et maintenant vous êtes mort. Après la lecture de ces deux livres, j'ai cherché sur les sites français à me faire une idée de la façon dont ils avaient été reçus. J'ai été surpris de constater qu'apparemment aucun quotidien, hebdomadaire ou revue littéraire généraliste présente sur le web n'en ait parlé. On ne trouve la trace de ce livre en version française que sur des sites dédiés à la culture africaine, ce qui, bien entendu, n'est pas négligeable et lui apporte en fait une certaine reconnaissance dans la dénonciation des crimes de la colonisation européenne.

Ce livre porte en effet sur la colonisation européenne en Afrique. Bien que l'auteur possède un doctorat, le livre n'est pas une recherche académique, ni un essai. Il s'agit d'une réflexion libre, présentée sous forme extrêmement plaisante : une série de courts textes - snapshots - embarquant le lecteur dans une quête à la fois géographique et intellectuelle.

Le point de départ, et aussi le titre du livre, est fourni par une phrase du livre de Conrad, Au cœur des ténèbres, prononcée par un des personnages : "Exterminez toutes ces brutes". Sven Lindqvist prend cette phrase au sérieux, et montre dans ce livre que Conrad a saisi ici l'essence de la colonisation occidentale. Il considère dès le début du livre le sens primaire des mots extermination et brute : l'annihilation totale de personnes considérées comme "brutes", c'est-à-dire dont l'humanité est niée. Sven Lindqvist est frappé par cette phrase et ce qu'elle sous-entend. Il cherche, à partir des sources de l'époque, les faits ayant inspiré le roman de Conrad, qui sont en fait le fil conducteur du livre. En parallèle à sa recherche d'archiviste, il raconte son voyage sur les lieux des histoires réelles et des personnages à l'origine du livre de Conrad, tel ce capitaine belge au Congo qui plaçait les têtes d'Africains tués sur la clôture de sa maison.

Bien que la forme du livre ne soit pas académique, la démarche devrait intéresser ceux qui voudraient en savoir plus ou vérifier les sources : des références sont données dans les notes à la fin du livre. Il s'agit d'une véritable recherche dont le but est de mettre en évidence les racines des massacres par les colons européens en Afrique : il s'agit d'une véritable démonstration, utilisant la forme d'un récit, une approche tout à fait novatrice qui est sans doute un exemple à suivre. Il montre - et c'est bien là la puissance et le moteur profond du livre - que les racines des massacres et des crimes contre l'humanité des Européens en Afrique avaient un fondement et une "justification" idéologique. Cette idéologie était raciste, et indiquait que les "sauvages" rencontrés par les "hommes blancs" n'étaient pas humains ; leur extermination rapide était un service à leur rendre, étant donné que dans la lutte du plus apte, ils n'étaient pas armés face à la civilisation occidentale. L'origine de cette idéologie raciste était un "darwinisme social" appliqué aux civilisations : seuls les plus aptes pourraient survivre.

Sven Lindqvist montre bien que, en fait, la seule supériorité européenne était d'ordre militaire. Il montre que la colonisation s'est opérée par la force brute et l'extermination, le génocide, de peuples entiers, par la puissance militaire. L'idéologie raciste était en fait une justification de l'extermination par la force militaire. L'auteur cite des récits abominables de cruauté et de barbarie, qui ont été prononcés devant des sociétés savantes et des assemblées royales et princières (en Angleterre et en Belgique) devant un public "civilisé", en ne recevant que peu de critiques. Certaines rares critiques semblent avoir été le fait de quelques députés travaillistes britanniques. En somme, Sven Lindqvist montre de façon magistrale et étourdissante dans ce livre que le génocide de "races inférieures" fondé sur des idéologies racistes était une invention essentiellement anglaise au cours du XIXe siècle. Il rappelle que les Allemands avaient peu de colonies à l'époque, et que les mêmes idéologues ayant inspiré les crimes anglais en Afrique ont ensuite inspiré les nazis à une plus grande échelle. Il cite par exemple Frederick Farrar, membre de l'Ethnographical Society de Londres, qui indiquait en 1866 : "De même, toutes ces myriades fourmillantes n'ont jamais produit un seul homme dont le nom est d'une quelconque importance dans l'histoire de notre race. Si elles étaient toutes noyées demain par un immense déluge, elles ne laisseraient aucune trace derrière elles, si ce n'est leur trace organique. Et je les appelle des sauvages irrécupérables...[parce que] bien loin d'être influencées par la civilisation, celle-ci les fait disparaître, aussi sûrement et nettement que la neige bat en retraite sous l'avancée des rayons du soleil." Comme en écho lointain, l'allemand Paul Rohrbach écrivait en 1912 : "Nulle philanthropie ou théorie raciale ne peut convaincre des gens raisonnables que la préservation d'une tribu de Cafres de l'Afrique du Sud ... est plus importante pour l'avenir de l'humanité que l'expansion des grandes nations européennes et de la race blanche en général."

L'auteur montre en fait que les nazis se sont inspirés de l'Empire britannique, et que dans leur ensemble, les Européens, dans leurs rapports coloniaux, ont été des précurseurs des nazis. C'est bien là la puissance du livre pour un lecteur européen : on ressent tout d'un coup sur les épaules le poids de l'histoire que supportent les nouvelles générations d'Allemands. Ils ne sont pas seuls à supporter ce fardeau. Tous les Européens, et particulièrement les Britanniques, doivent être amenés à méditer sur les crimes de leurs ancêtres. Exterminez toutes ces brutes est un livre contre l'amnésie, c'est un livre puissant, nécessaire, passionnant, qui nous invite à nous regarder autrement. La culpabilité qu'il met en évidence est globalement européenne (l'auteur suédois montre que son propre pays était également un participant enthousiaste du processus de pillage et d'exploitation) et les Français ne se sont pas particulièrement illustrés par leur ouverture d'esprit à cette époque. Les Français, qui aiment (à juste titre) se reposer sur les Lumières, devraient aussi reconsidérer les racines idéologiques de leurs colonisations

                        Larevuedesressource de Francois Schmitt

Publié par mavalpat à 17:25:50 dans Livres | Commentaires (0) |

Horus Fils d'Isis | 12 février 2008

Doumbi Fakoly : Horus Fils d'Isis de  7 à 77 ans

Fakoly__HorusFilsDIsis.jpg

Sous-titre : Le mythe d'Osiris expliqué.

Avant de créer les animaux rampants et les animaux volants, les animaux marchants et les humains, le Grand Dieu venu à l'existence de lui-même décida d'animer d'abord sa création avec les dieux ; les dieux seulement. Il prit quelques pincées du corps invisible de chacun des deux couples primordiaux de jumeaux cosmiques, c'est-à-dire Nut et Geb, Shu et Tefnut, et avec son divin souffle, il créa deux autres couples de jumeaux célestes, Isis et Osiris, Nephtys et Seth. Puis Atum dit à ces derniers : « Avant de créer les créatures que je ferai de chair et d'os, je veux que vous me montriez comment ils se comporteront, puisque vous serez leurs modèles ».

L'objectif du mythe est essentiellement de poser les fondements d'un ou de plusieurs trais majeurs de la Tradition du peuple qui l'a construit.

Le mythe d'Osiris, relaté dans ce livre, en est une parfaite illustration.

 

L'auteur : Doumbi-Fakoly et l'auteur de plusieurs romans et essais dont : Fakoli, Prince du Mande (récit historique), Editions l'Harmattan, Paris 2003 ; Mali-Sadio, l'hippopotame de Bafulabé (récit historique), Editions Menaibuc, Paris 2006 ; Pour une Ligue des Peuples Noirs (essai), Editions l'Harmattan, Paris 2003 ; L'origine négro-africaine des religions dites révélées (essai), Editions Menaibuc, Paris 2004 ; L'origine biblique du racisme anti-noir (essai), Editions Menaibuc, Paris 2005 ; Introduction à la prière négro-africaine (essai), Editions Menaibuc, Paris 2005 ; La Colonisation, l'autre crime contre l'humanité (essai), Editions Menaibuc, Paris 2006 ; Afrique, la renaissance, (réédition), Ed. Silex/nouvelles du Sud, Paris 2006.Pour découvrir ces oeuvres c'est ici

CELA VAUT LE DETOURSFlèche - direction indiquer montrer sens précédent suivant next previous main back

En une jounée ce livre peut être lu par un petit lecteur .ALLEZ Y

Publié par mavalpat à 12:47:50 dans Livres | Commentaires (0) |

LA FEROCITE BLANCHE: Génocides occultés de 1492 à nos jours | 10 février 2008

         LA FEROCITE BLANCHE: des non-Blancs aux non-Aryens,

                  ces génocides occultés de 1492 à nos jours.  

La ferocite blanche

          

Il existe une relation étroite entre le massacre des Indiens dans les Amériques, la persécution des Noirs, ainsi que les politiques d'extermination mis en place en Europe dans la première moitié du 20e siècle. Dans La férocité blanche, Rosa Amelia Plumelle-Uribe démontre comment la déportation massive des Africains et de leur réduction en esclavage pendant plus de trois siècles caractérise l'expulsion de la population noire de la race humaine par des personnes de race blanche, et comment à la suite de la race blanche est devenue le référentiel Modèle à l'échelle internationale. Cette destruction a eu lieu dans l'indifférence presque complète. Plumelle-Uribe a également fait valoir que le passage de l'exclusion des non-Blancs à l'exclusion des non-Aryens au cours de l'Allemagne nazie est la conséquence logique de plusieurs siècles de pratiques génocidaires par une culture de l'anéantissement et de revoir le langage utilisé par les Européens pour décrire ces moments horribles.

A propos de Rosa Amelia Plumelle-Uribe:
Rosa Amelia Plumelle-Uribe est née en Colombie, d'Inde et d'Afrique descendants

La suite:Flèche - direction indiquer montrer sens précédent suivant next previous main backClic

Publié par mavalpat à 14:25:51 dans Livres | Commentaires (0) |

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Medical Apartheid: The Dark History of Medical Experimentation on Black Americans from Colonial Times to the PresentLe livre de la semaineMedical Apartheid: The Dark History of Medical Experimentation on Black Americans from Colonial Times to the Present

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OTRORIZON

  Tu as trop souvent tendance à confondre ton identité et ta nationalité.

Nationalité qui n'est ni plus ni moins qu'une étiquette qui lui à été imposé et aposé par ses détracteurs.

ALORS VIENS ET EVADE TOI DANS UN AUTRE HORIZON...

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