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HIPPOCAMPE

édition revue Hippocampe | soirées littéraires

HIPPOCAMPE 3 | 17 juin 2008

 

TROISIEME LIVRAISON D'HIPPOCAMPE

SORTIE LE JEUDI 19 JUIN 2009 - 22 HEURES

AU MUSEE DES MOULAGES 3 RUE RACHAIS 69003 LYON

 

LECTURE DE TEXTES DE MICHEL LEIRIS PAR PHILIPPE MORIER-GENOUD

 

Publié par g-perthu à 12:36:41 dans Revue Hippocampe | Commentaires (0) |

Souscription ¦ Abonnement ¦ revue Hippocampe | 26 mars 2008

H I P P O C A M P E             3

M u s é e

Appel à souscription | Abonnement

 

Textes publiés dans la troisième livraison | mai 2008.

Le musée étoilé : essai de définition | Roman Opalka et le

musée : entretien | Tableaux d'une exposition de Moussorgsky

| L'entreprise et le musée : gros plan sur une

oeuvre de Kandinsky (1930) | Portfolio : quatre regards

muséaux | Le musée Juif de Berlin | Un musée littéraire

: Icon de Philostrate | Regard critique sur l'évolution des

musées | Les Narré des Iles Schwitters : extraits de Patrick

Beurard-Valdoye

 

Hippophone (CD audio)

Florilège d'extraits littéraires autour de la question du

musée (Bataille, Baudelaire, Blanchot, Dagognet, Jünger,

Leiris...)

 

Contact Hippocampe :

infoacdra@gmail.com | +33 688 24 2006

Information : Règlement par chèques à l'ordre de ACDRA en les

adressant à ACDRA 202 rte de Thonon FR-74800 AMANCY

 

Numéro «Musée» : 3 euros

Abonnement 4 n° ¦ saison 2008 : 10 euros

 

 

 

 

Bulletin d'abonnement

(à retourner avec votre chèque)

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Prénom :

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Mail :

Publié par g-perthu à 14:40:01 dans Revue Hippocampe | Commentaires (0) |

Soutien | 11 mars 2008

 

Soutenez Hippocampe 3 - mai 2008

numéro spécial "Musée"

 

Entreprises, particuliers, amateurs, critiques, penseurs...

Vous pouvez soutenir la parution du troisième numéro de la revue Hippocampe en faisant un don. Votre nom ou le nom de votre entrerprise sera mentionné dans le numéro. Dons : 40 euros

 

Vous pouvez également acheter un espace d'annonce. Une page seulement sera consacrée à des annonces dams le numéro 3. Prix : 200 euros la page ou 120 euros la demi-page.

 

 

Hippocampe 3 - mai 2008

25 x 20 cm - 44 pages - dont 2 cahiers couleurs - articles articulés par le théme "musée" - tiré à 200 ex.

 

Quelques articles au sommaire :

- Le Musée juif de Berlin : une architecture qui fait oeuvre

- Le musée de Marcel Broodthaers

- Icon de Philostrate : un musée verbal

- Tableaux d'une exposition de Moussorgski

- Codes muséaux introduits au thératre et à l'opéra

- Le musée imaginaire de Malraux : création de papier

- 200 ans d'histoire des musées : la prison, l'ennui, la pédagogie, le centre commercial...

- Portfolio gravures : cabinet de curiosité

- Extrait poésie : Patrick Beurard-Valdoye et le Narré des Iles Schwitters

 

Ce sommaire permet d'aborder un grand nombre de questions qui gravitent autour du thème des musées :

- le rapport entre image et discours, le lieu musée qui fait oeuvre, l'oeuvre qui est la création progressive d'un musée, la fréquentation du lieu, la palce dans l'histoire du lieu, la privatisation rampante, l'évocation musicale de l'espace d'évasion qu'est le musée, l'influence du musée du les autres arts, les fantasmes des musées....

 

Contact pour informations : 06/88/24/20/06 ou gwilherm.perthuis@gmail.com

 

Merci de votre soutien

GP

 

Publié par g-perthu à 20:15:53 dans Revue Hippocampe | Commentaires (0) |

Prochaine livraison d'Hippocampe | 16 décembre 2007

 

Images extraite du documentaire de Jean Painlevé intitulé Hippocampe (1934)

 Hippocampe, numéro 2, janvier 2008

 La seconde livraison de la revue Hippocampe sera publiée le 10 janvier 2008.

 

 Entretien avec Gianni Motti, portfolio de Frédéric Khodja, Désordre de Xenakis par Caroline Corsand, Débatre de l'ordre par Gwilherm Perthuis, Inédit de John Berger...

 

 Les adhérents ACDRA pourront recevoir gratuitement un exemplaire de ce numéro articulé autour de l'ordre et du désordre. La revue sera en vente     par correspondance et dans des librairies à Lyon et Genève dès la mi janvier, au prix de 3 euros.

 

 La liste des points de vente sera publiée sur ce blog début janvier. Parution du numéro 3 articulé autour de la notion de musée : 10 mars 2008.

 

 La revue sera mise en ligne sur ce blog dès sa parution. Les principaux articles du numéro 1 figurent déja dans ces pages...

 

Publié par g-perthu à 16:19:29 dans Revue Hippocampe | Commentaires (0) |

Article Premier numéro 3 - Jean Raine | 23 novembre 2007

 

Jean Raine


Aponévrose


(1977-1981)
 

 

Sélection de textes inédits

 

 


Extraits de Racine in V « La Circulation »


Aux prix auxquels ils sont modérez vos transports
l'essence du désir fait pencher la balance
d'un commerce qui nuit à notre convenance
freinez donc vos ardeurs de peur d'accélérer
les troubles où nous sommes et nos capacités
de ne craindre personne.
   Au cimetière de nos désirs
 Encore en ce moment la mort vous sied Madame
je ne suis pas sûr d'être  un projet pour vous
de tombes et cénotaphes faites-vous un collier
   Aimons nos amours périssables
             Certaines morts sont des vies électives. J'entrevois
des yeux fugaces dont le regard est celui du cobra. Il
projette son venin, deux mètres suffisent, sans le moindre
coup de dent. Les yeux ne sont pas les organes permettant
de savoir. Le venin est partout. Il est un poison dont
j'oublie le nom, irrémédiablement actif lorsqu'on le
verse dans l'oreille.
     Les idées à découdre
             L'important dans la vie sexuelle est la tendresse.
Je n'éprouve nul émoi lorsque l'on me provoque et que
l'on me propose des corps nus. Pauvres sont ceux dont
la sensualité n'est activée que par la beauté.
             Je sème tout ce qu'il y a d'inactif. Je perds de
la substance et perds plaisir à perdre. Renaître en
somme. Raides comme un bâton, voici les langues fines.
Tremblez. Mais pour jamais l'éternité s'agite.
             Des enfants, des enfants et toujours des enfants,
toujours du quotidien, des ballons qui s'agitent, increvable
sont les enfants. Ici finit la parenthèse. 

 


   Pris sur le vif

  Le soleil, c'est moi, c'est toi, c'est nous, c'est
lui, Elle, c'est le sommeil qui tourne autour de toi.
Et toi, c'est le soleil.
             Une phrase profitait des moindres moments d'inattention
pour murmurer : « Il n'est rien de plus naturellement
tatoué qu'un visage ».
             Tes yeux sont ma raison et ta bouche est ma vie.
             Son raisonnement devenait épais, visqueux.
             Peu à peu apparaît un être de lumière. Des valeurs
se sculptent dans le vide. Une voix me dicte ce qui
suit : j'ai toujours atrocement mal au ventre.
              Les beautés de l'organe générateur de tables rondes.
             Il est des jours d'une douceur un peu terne, un peu
triste, d'une douceur d'arrière-fond.
             Certaines choses ravissent ce que l'on aime. D'autres
comme une éponge, absorbent la tristesse du cœur barbouillé.
            Régner sur un empire, un empire de paresse, est une
œuvre du seigneur.
             Les assiettes sont de rêves. Il faut mourir pour
vivre.
             Je crains de trop manger. L'estomac me promet une
rude survie et trop d'éternité.
 Je suis aussi incapable de bâtir des cathédrales sur
du néant que de suivre le cours de ma pensée. Je me
poursuis en vain, autant en les surfaces que dans les
eaux profondes
 Faire ou ne pas faire apparaître les dimensions d'une
absence en plafonnant la crevasse de ton con révolu
 Vu les efforts qu'il faut dépenser pour se faire une
fausse gloire, il me paraît plus économique de cheminer
souterrainement.
 Ma main sourde et pesante ne perçoit plus ton corps.
 On aura beau se foutre de ma gueule : restons sérieux,
c'est ce qui nous tuera.
 Bien le bonsoir les amis. Il faudra digérer les cendres
qu'on dégueule.
 Il me faut pour trouver, regarder deux fois à la même place.
Ce que l'on cherche est toujours ailleurs. La réflexion
est souvent le démenti d'un empirisme de première recherche.
S'obstiner est souvent un défaut.
 Ceux qui bossent ne font que mirifiques et misérables
blocs de sel
 Etranges radicelles : Heureuse nouvelle, les radis sont
des saisons avec un poil au cul de l'imaginaire
 Parturiente : Chaque naissance est l'accouchement d'un
cerceuil
 Il importe d'apprendre à souffrir sans cesser de gueuler
 Recette : prière de lire ce texte à contre-sens pour
enfreindre légalement le sens inverse
  Aveugles compétents : Les clartés les plus pures sont
dans les obscurités du ciel les trouées de nos rêves
 Le froid calme, un regard. C'est le froid du silence
 Aucun complexe en somme : Je suis le partenaire homosexuel
d'une déesse pharmaceutique
 De la trompe aux quatre pattes : Etre l'amnésique à la
mémoire d'éléphant
 Caligula : Le raffinement, devenir un barbare de la plus
extrême perversité
 Un théâtre de feu sans portes de secours, retraite anti-
cipée pour tout pompier en service.
 Résignation : Aussi lâche que Néron, aussi brute que
Bhurus
 Inquiet d'une sexualité passivement virile
(après une semaine de retraite en Octobre 1981)
 Il faut gratter ses puces, surtout si l'on n'en a pas
 Je ne veux pas la mort de Sartre
Il n'est plus temps puisqu'il n'a pas attendu pour trépasser.
                La lumière est la honte de ma lampe de chevet.
Tout créer dans le noir, non pas comme un aveugle, mais
avec l'œil obscur de ceux qui taraudent la nuit et qu'un
plein jour exaspère.
             Réduire la comparaison à une homologie est une
erreur tragique. Rien ne ressemble plus à ce qui est
différent qu'une différence.
             Je résilie ma condition d'homme, je résilie tout
contrat. Je cherche en mon absence des êtres aussi étranges
que moi

 


    Les abus du trompe l'œil
             Qui filmez-vous et pour quoi faire ? Le cinéma, je
connais. J'ai réalisé quelques films et collaboré à une
trentaine d'autres. A moins d'être le crétin
le plus parfait, on se rend compte que l'image, celle
des autres et celle de soi, est la seule réalité : une
réalité pelliculaire. L'image peinte sur la toile ou
projetée sur un écran a moins de consistance qu'une bulle
de savons, à cette différence que lorsqu'une bulle explose,
tout est resté intact de ce qu'elle enveloppait. Pas
utile de chercher à la bulle une identité, un moi profond,
une conscience, un inconscient, tandis que l'homme
épaissit son enveloppe, en fait une coquille, en durcit
la paroi qui l'isole et le protège dérisoirement. 

 


      Mâchoire pour dent seule 
              La bêtise offre une cible au laser. On la sème
comme l'ortie urticante. Elle révulse celui qui s'y frotte,
elle ne fait que faire balbutier. Il suffit d'une dispo-
sition à la douleur pour souffrir. Nécessaire est une
autre aptitude à mourir du mal dont on est la victime
peut-être sous son charme. Abolir toute idée d'immortalité. 

 


  Notice  
             Le trépas porte barbe, yeux ardents, un cri d'éléphant
rauque affecte de vouloir cheminer dans un linceul
new-look. De fait la mort chemine toujours bras dessus
bras dessous avec un corps précis. Parfois avec son
ombre alourdie et tout le corps titube. Dans le meilleur
des cas elle vient en sens inverse. Impatiente, elle
inflige un revers sans appel. Elle fait grâce aux
lenteurs, elle feint d'accompagner mais elle télescope.
son coup de grâce est la résurrection présente et rayon-
nante au prochain rendez-vous

 


     Corps et âme 

 

              Le drame de l'homme est de passer le plus souvent
à côté de son destin. On aime à porte à faux ; on ignore
l'amour de ceux qui vous aiment. On part désespéré vers
des rivages qui ne sont de nulle part, même pas les rivages
du rêve. On meurt désenchanté en chantant. On part
avec espoir. On n'a rien à se dire qu'un adieu. Au mieux
un au-revoir, lorsqu'un crétin optimiste vous crache ce
venin.

 


  Exégèse d'un poème
              La réussite est à coup sûr acquise. Ma mémoire
imprécise, et tout s'évanouit. De même les idées, dans
un galop, font la preuve malle du jockey et des sabots.
j'accapare un mat non spécialement dressé pour les
couleurs de la déroute. (Avons-nous été mariés l'un à
l'autre, mon amour ?) pour renouer, à terme, cette ultime
défaite. Je me sentirais mort dans la peau d'une Wellington
ou d'un Bluscher.
              J'implore de te lèvres un baiser irrecevable comme
les phrases qui nidiffent dans l'inconscient d'un petit
écolier : « Tante Jeanne aime oncle Paul »... Laissons
à Maupassant le soin d'écrire le reste.
             Il se passe à peine quelques instants. Déjà j'oublie
ma femme sans encore t'aimer. Surtout pas d'illusions.
le Brésil est un rêve, fantôme de nuits blanches, mais
auxquelles mon rêve, en son sommeil, a renoncé. 

 


  Le sel et le pétrole
              J'entre dans un laboratoire, une caverne dont l'obs-
curité est totale. Rien de visible et cependant... La
vision s'impose avec ardeur, aveuglante. Un trop-plein
de lumière aura créé la panne, les clairs obscurs, les
fausses cécités. L'homme est constitué de tas d'organes
inutiles pour la plupart auto-destructeurs. Les acides
ribonucléiques sont au centre de ma cible. Les superstruc-
tures sont comme les plates-formes pétrolières en mer du
Nord.
             J'eus aimé m'abîmer dans mes rêves s'ils n'eussent
été des fragments de néant. Toujours environnants, les
semblants d'une réalité qui altèrent, en la ralentissant,
une fuite. 

 


 
 Regard aveugle               Je me prends par la main et m'en vais en silence,
l'absence dont je souffre est un mal si soudain que
je presse le pas. La mort est un abîme et une délivrance
au sens hideux du mot, au sens où se concentre un faisceau
de regards. Un hibou attentif dont je suis le gardien,
le prisonnier de ceux que les visions étouffent.

 


   Note personnelle A Gaston Bachelard pour sa philosophie
de non
              Deux vecteurs pour comprendre le sens de ma vie
et de mon œuvre tous deux orientés par la réflexion de
Guillaume Apollinaire, farfelu parfois, comme il se doit.
             1° perdre, mais perdre vraiment pour laisser place
à la trouvaille.
             2° Que la vie est lente et l'espérance violente.
 Glose : Il suffit de très peu d'imbécillité à l'état pur
pour l'enrichir et rendre l'intelligence dangereusement
radioactive.
             Prendre le contrepied de Descartes pour le rendre
crédible : je pense donc je cesse d'être, ce sera la
preuve par l'absurde.
 
    

Réflexion non circontancielle

  

            Pour donner à l'image la pureté et le poids; il

faut la soummetre, au sens de Bachelard, à une rêverie

psychanalysante; ensuite dans un second temps, lui

donner la force et la rigueur de la plus simple expression.

 

            Le sens ne doit pas structurer le discours. Le court-

circuit, comme un choc de particules provoqué par leur

dynamisme propre et par le champ magnétique que devient

le poème, est le meilleur moyen de nouer les images. Les

mots clefs sont des noyaux. Aux entours, avec tout l'esprit

de finesse dont on est capable, il faut donner aux autres

mots, sans compromettre l'équilibre, leur valeur d'électron.

Un abus d'électrons donne à l'image un caractère instable,

forcément boîteux. Sur le plan grammatical, j'en tire

comme conclusion qu'il faut laisser des vides, être économe

de tous les mots de liaison superflus. Je ne connais

par exemple pas de conjonction coordonnante

ou subonrdonnées qui ne soient, sauf  si elles sont

l'objet-même du discours ou nécessaires à des «respirations»,

à proscrire. Il en va de même des articles ou pour la

ponctuation. Ceci est d'importance capitale. En supprimant

les signes, en allant à la ligne, on décide de la structure

du vers qui doit s'articuler tout en se suffisant à lui-même.

De là dépend toute la rythmique du poème, si de surcroît

l'on a souci de la musicalité de l'image.
 

Publié par g-perthu à 16:36:29 dans Revue Hippocampe | Commentaires (0) |

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