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Jean-Louis Schefer, Le peintre imaginaire, Bruxelles, Enigmatic, 2005
Le labyrinthe n'est pas une forme ni un modèle de distribution de parties d'un plan. C'est son annulation dans une hypothèse exploratoire. Quelle que soit sa forme, circulaire, octogonale, qu'il soit fait de barres, ou qu'il soit rectiligne, le labyrinthe est une proposition d'organisation temporelle dans l'espace et dont l'application ou la suggestion la plus immédiatement probable est celle d'un cheminement.
Publié par g-perthu à 08:32:26 dans Friction | Commentaires (0) | Permaliens
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Publié par g-perthu à 08:42:27 dans Friction | Commentaires (0) | Permaliens
La France s'engage depuis quelques années dans une politique d'incitation du mécénat
d'entreprise sans précédent et sans équivalent dans le monde. Le retrait continu et progressif
de l'Etat, ainsi que l'abandon des missions de service public, conduit à une prise en charge
plus grande par le secteur privé qui a des intérêts économiques et de visibilité, que l'Etat
ou les collectivités n'ont pas. Les entreprises ne donnent pas de l'argent de manière désintéressée
comme le stipule la loi sur le mécénat. Mais en attedant un retour sur investissement.
Un investissement défiscalisé à des hauteurs parfois incroyables, la fisclaité française dépassant
très clairement les pays les plus libéraux. Et pour quel résultat ?? Une marchandisation et une
libéralisation rampante du secteur culturel français. Une quête conitnue de rentabilité pour des
activités qui ne peuvent l'être et qui devraient être régies par des critères intelectuels... mais
aussi des projets qui sont mis de côté car ne pouvant recevoir de financement privé ... pas
suffisament visible... Enfin des placards publicitaires dans les lieux culturels, dans les galeries
restaurées, près des tableaux achetés et dont le montant de l'achat est désduit à 90 % des
impôts (!!!!!).
Nous reviendrons très rapidement avec une argumentation plus fine est illustrée de très nombreux exemples sur ce problème de mécénat. Il nous emble normal et bon que les entreprises s'engagent dans la culture pour prolonger et compléter les missions fondamentales de service public de l'Etat. Mais les conditions actuelles sont lamentables. Les efforts de quête de financement pouvant être comparés à de la prostitution, sont bien souvent idiots et au final improductif. Des propositions qui vont souvent à l'encontre du développement culturel et qui reposent sur les avantages fiscaux, seul mesure que les politiques nous proposent actuellement. le problème est plus compliqué. les vrais mécènes qui donnent pour donner et pas en attendant un retour, n'ont pas besoin d'incitations si lourdes. Les déductions fiscales n'excedent par exemple pas 30 % aux Etats Unis contrairement à ce que les idées reçues laissent entendre...Mais une véritable culture de la philanthropie est instalée depuis des centaines d'années... Chose qui n'existe pas en France de part un modèle différent. Qui n'est pas plus mauvais, mais seulement différent. Qui répond à d'autres codes et schémas... qui ne peuvent pas être transposés seulement à coup d'avantages fiscaux...
GP
Publié par g-perthu à 09:18:02 dans Friction | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par g-perthu à 21:07:18 dans Friction | Commentaires (0) | Permaliens
Claude Lévèque a créé la pièce Valstar Barbie en 2003 pour la Biennale de Lyon. Il avait
investi la dernière salle du premier niveau pour en faire une salle de bal. L'environnement
était constitué de néons de manège sur les poteaux, de drapés qui s'enroulaient près des
murs grâce à des ventilateurs et une énorme chaussure à talon aiguille rouge... La salle
était baignée dans un atmosphère rose et le son de la Valse l'Empereur de Strauss retravaillée...
L'installation très minimaliste était efficace pour plonger le spectateur dans un conte de fée, ou
dans un univers onirique.
Cette oeuvre a été acheté par le Centre Pompidou. Elle a été montré récemment dans des conditions
déplorables. Les anneaux devant être fixés sur des poteaux étaient posés au sol... Cette oeuvre insitu
ne fonctionne pas du tout dans un univers muséal classique, banalisé et standardisé par les cimaises
amovibles blanches de rigueur dans tous les musées d'art contemporain depuis les années 80...
Plus haut des images de l'installation au Centre Pompidou, un détail sur la chaussure, puis la valse de
Strauss non retravaillée par Claude Lévèque (phonothèque).
Publié par g-perthu à 21:06:55 dans Friction | Commentaires (0) | Permaliens