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Publié par g-perthu à 21:07:18 dans Friction | Commentaires (0) | Permaliens
Claude Lévèque a créé la pièce Valstar Barbie en 2003 pour la Biennale de Lyon. Il avait
investi la dernière salle du premier niveau pour en faire une salle de bal. L'environnement
était constitué de néons de manège sur les poteaux, de drapés qui s'enroulaient près des
murs grâce à des ventilateurs et une énorme chaussure à talon aiguille rouge... La salle
était baignée dans un atmosphère rose et le son de la Valse l'Empereur de Strauss retravaillée...
L'installation très minimaliste était efficace pour plonger le spectateur dans un conte de fée, ou
dans un univers onirique.
Cette oeuvre a été acheté par le Centre Pompidou. Elle a été montré récemment dans des conditions
déplorables. Les anneaux devant être fixés sur des poteaux étaient posés au sol... Cette oeuvre insitu
ne fonctionne pas du tout dans un univers muséal classique, banalisé et standardisé par les cimaises
amovibles blanches de rigueur dans tous les musées d'art contemporain depuis les années 80...
Plus haut des images de l'installation au Centre Pompidou, un détail sur la chaussure, puis la valse de
Strauss non retravaillée par Claude Lévèque (phonothèque).
Publié par g-perthu à 21:06:55 dans Friction | Commentaires (0) | Permaliens
George Didi-Huberman, Mémorandum de la peste, Paris, Christian Bourgois, 2006
première édition 1983 chez Bourgois
Tout prévoir (croire tout prévoir). Organiser, faire dispositif, voir machine vaguement célibataire,
de sa précision, de sa prémonition. C'est se fermer les yeux à quelque chose qui serait l'actualité
d'un choix; c'est inventer la fiction (et elle est efficace) d'un possible choix futur. Prendre le temps,
oui, prendre. Retarder le moment du vrai risque quant à l'invisiblité du mal. Croire encore que le temps
un jour sera visible, au sens où le visible serait l'identifiable. Mais non.
Publié par g-perthu à 07:38:32 dans Lecture du jour | Commentaires (0) | Permaliens
Pierre de Massot, André Breton le septembriseur, Paris, Eric Losfeld, 1967
Si Mallarmé fut le premier poëte qui l'influença - et nous ne laissons pas de supposer que l'auteur de la Prose
pour des Esseintes n'a rien à ses yeux perdu de son prestige - les véritables intercesseurs d'André Breton dans
l'enfer astral, ceux dont il n'a jamais cessé de louer le génie et de reconnaître le ténébreux empire, sont le
marquis de Sade, Arthur Rimbaud, Isidore Ducasse, Alfred Jarry, Raymond Roussel, Gérard de Nerval et ce météore :
Jacques Vaché.
Il n'est donc pas surprenant que Breton ait tenu pour ses pairs, en cette confuse période qui s'étend de 1919 à 1924,
des hommes aussi divers (mais dont le sens révolutionnaire était sans égal) que Francis Picabia, Marcel Duchamp, Tristan
Tzara, Max Ernst, Arp, sans oublier bien sûr l'insolite et grand poëte Benjamin Péret, le cosmonaute du surréel.
Publié par g-perthu à 20:46:27 dans Lecture du jour | Commentaires (0) | Permaliens
Annette et Alberto Giacometti à la grotte de Lascaux
Théodore Fraenkel
ca 1950
tirage argentique sur papier
29,4 x 22,4
FAAG 2003-1921
Publié par g-perthu à 07:29:25 dans Iconothèque | Commentaires (0) | Permaliens
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