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Archives associées à la revue Hippocampe

Eugène Atget | 24 février 2008

Publié par g-perthu à 06:58:53 dans Iconothèque | Commentaires (0) |

Hugo Charade | 24 février 2008

 

Autre

 

Mon tout par mon premier est quelquefois détruit,

Mon tout de mon second est quelquefois le fruit.

 

(Mer-veille)

Publié par g-perthu à 06:41:43 dans Friction | Commentaires (0) |

Hugo Charade | 24 février 2008

 

Charade

Mon second tient à mon premier,

Et les pendus à mon entier.

Publié par g-perthu à 06:38:51 dans Friction | Commentaires (0) |

Victor Hugo - Le château-fort | 24 février 2008

 

Le château-fort

 

A quoi pensent ces flots, qui baisent sans murmure

Les flancs de ce rocher luisant comme une armure ?

Quoi donc ! n'ont-ils pas vu dans leur propre miroir,

Que ce roc, dont le pied déchire leurs entrailles,

A sur sa tête un fort, ceint de blanches murailles,

Roulé comme un turban autour de son front noir ?

 

Que font-ils ? à qui donx gardent-ils leur colère ?

Allons ! acharne-toi sur ce cap séculaire,

O mer ! Trêve un moment aux pauvres matelots !

Ronge, ronge ce roc ! qu'il chancelle, qu'il penche,

Et tombe enfin, avec sa forteresse blanche,

La tête la première, enfoncé dans les flots !

 

Dis, combien te faut-il de temps, ô mer fidèle,

Pour jeter bas ce roc avec sa citadelle ?

Un jour ? un an ? un siècle ?... au nid du criminel

Précipite toujours ton eau jaune de sable !

Que t'importe le temps, ô mer intarissable ?

Un siècle est comme un flot dans ton gouffre éternel.

(...)

26 novembre 1828

 

Vicor Hugo, "Les orientales : XIV-Le château-forts", in Oeuvres poétiques, Paris, Gallimard, La Pléiade, 1964, p. 630

Publié par g-perthu à 06:36:24 dans Lecture du jour | Commentaires (0) |

Position par rapport à l'image | 23 février 2008

 

Une fable sur le pouvoir de l'image. 

Des iconoclastes démolissent des images. Un tenant de la Réforme souhaite abolir l'image pour éviter que le fidèle ne s'y projette. Mais il a lui-même une poutre dans l'œil. Et ne perçoit pas l'opulence dans laquelle il vit, ses maîtresses, sa fortune. Objets infiniment plus graves que l'adoration portée aux images. Le problème n'étant pas l'image en elle-même mais l'attitude de celui qui la regarde.

 

 

Gravure sur bois d'Erhard Schoen, ca 1540

Publié par g-perthu à 21:46:42 dans Friction | Commentaires (1) |

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