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| Je vois de loin Gavroche planté de l'autre côté de la route. Je ne comprends pas cette conduite dangereuse. Pourquoi a-t-il quitté l'endroit convenu? A-t-il été chassé? Pourquoi s'aventure-t-il dans la pointe du trafic? Il me semble qu'il inspecte tout impatient mon arrivé. Oui, de cette côté là de la route, l'horizon est plus large. Et je ne me trompe pas. Lors qu'il me remarque, il gambade, il serpente les voitures par ci par là, il n'a pas de chance de passer la route. Je lui jette à travers l'orde de rester, d'attendre, de patienter et je m'approche de lui. Nous ne rentrons pas. Sur la place je sors la jatte de la sacoche, je la comble, je recule d'un pas, et il se met à manger, laper à floc-floc éclatant. J'empaquette la vaisselle parfaitement léchée et je fais traverser le clochard « chez soi ». Et merde !(comme Jean Bon dirait ) La concurrence cullinaire s'est présanté avant par une bassines de denrée et une autre d'eau. J'apprécie la dernière. Voilà pourquoi Gavroche a été dérouté. Il ne savait pas quoi faire. Commencer le petit déjeuner du premier jet ? ou s'attendre encore le plat préféré de ma cuisine.Vous savez déjà qui a gagné. Cet après-midi je ne lui apporterai plus de croquettes, il a assez de repas aujourd'hui, et que la concurrence aussi arrive à la satisfaction. |
Publié par soda à 10:27:44 dans soda slovaque | Commentaires (1) | Permaliens
| Bientôt personne ne pourra dire de Gavroche : « Ce chien a dû avalé un tonneau, qu'on lui voit tous les cerceaux » Il va bien faire du lard, le toutou.On a trouvé un vase étrange sur l'endroit de la consommation quotidienne. Le repas de pas grand chose, mais tout de même comestible, est resté intact de côté. Voyons, le client méprisant ! Un chipoteur ? En tous cas, je me juge d'avoir fait un peu de bien pour la bête, et je peux constater avec satisfaction ce fait, que les actes de charité sont rapidement imitables. On verra donc, qui de nous deux volontaires fera mieux la cuisine. |
Publié par soda à 08:25:43 dans soda slovaque | Commentaires (9) | Permaliens
| Je dois vous dire, mes enfants, quel terreur j'ai vécu ce matin. Gavroche n'était pas sur l'endroit de notre rencontre. J'ai versé la dose ordinaire dans sa jatte et, en poursuivant le chemin au boulot, hypnotisée sur le sort d'un vagabond, je me suis présumée peu concentrée au travail d'aujourd'hui. Voire même j'ai dû aller allumer une clope, voilà enfin ! Qu'est-ce qui c'est passé ? Je dois rentrer en arrière pour expliquer la marche de mes idées. Hier après-midi en allant du boulot, je me suis arrêtée près du grillage et j'ai posé encore une poignée de croquettes sur la place pour le cas s'il avait faim le soir. Gavroche n'y était pas bien sûr, à cette heure inhabituelle pour le nourrissage. Il devait flâner ailleurs, car le territoire de son empire compte des dimensions d'un terrain de football d'un côté de la route et d'un terrain de tennis de l'autre. Un grand bâtiment en état de construction depuis l'époque du socialisme y compris. Autant dire, le bâtiment fantôme propre à un tournage du thriller hollywoodien. Bref, ce matin de bonne heure le chien a trouvé les croquettes d'hier, les a avalées, pensait m'avoir déjà passée et a fui à sa guise. Voilà c'est une possibilité. Une autre pourrait être pire. Les croquettes ont pu être avalées par les rats, le chien captivé, blessé ou mort dans un trou. Bon, rien que de simples suppositions. J'arrête de vous faire palpiter. Mon patron, qui est depuis hier au courrant de ma vocation pour le chien, arrive au boulot une demi-heure plus tard que moi. Il m'a annocé du moment que la porte à peine ouverte:"Je viens de presque carambolé, en conduisant j'ai cherché à voir le chien. Il était logé comme un pacha sur le pavé de carreaux de ciment derrière la clotûre". Espèce de rebelle! Vous auriez dû voir un tel sourire à large bouche que je suis capable de produire. |
Publié par soda à 10:55:36 dans soda slovaque | Commentaires (2) | Permaliens
| Ben oui, le clochard m'attendait posé tranquillement dans l'herbe. Son comportement conserve une sorte de noblesse, sans aucune apparence de gloutonnerie. Il attendait à vie d'oeil jusqu'à ce que l invitation soit venue et patientait tout le temps pendant que j'aie chargé la bouillie des flacons d'avoine améliorée par des estomacs, des coeurs et des fois de poulet, dans la jatte. J'ai reculé respectueusement à quelques pas du consommateur distingué comme il l'avait exigé auparavant. Il a dégusté quelques lampées, puis a fourré la gueule éclaboussée dans les fils; oui oui, il voulait me flairer et manifester ainsi son penchant pour l'amitié. Mais moi, je lui ai seulement signé du non loin un salut par la main: "A demain, Gavroche, à demain". Je vous dis, mes enfants, il a compris ces propos pronocés en français, et s'est retourné vers son plat. |
Publié par soda à 14:24:04 dans soda slovaque | Commentaires (2) | Permaliens
| On avait trois jours de repos. Vendredi en plus c'était la fête de la Vierge Marie, le jour payé. Donc le week-end prolongé. Je n'étais pas paresseuse pour aller voir le toutou. Une fois il n'était pas sur l'endroit habituel. Je pensais déjà quil avait sagement reconnu le jour de congé, selon la circulation peu animée, et il ne s'attendait de la nourriture occasionellement apportée par un individu, que les jours ouvrables. Je l'ai appelé par son nom inventé nouvellement, que, et c'est sûr, il n'écoutait pas encore. Mais bon, j'ai mis deux os bien couverts de viande et un jaune d'oeuf sur le plateau. Accroupie au pied du grillage, je songeais encore un petit moment de la vie du chien. Quand je me suis levée, Gavroche, espèce de vagabond, était planté immobile au milieu de la chaussée, juste derrière mon dos, me considérant tranquillement. J'avançais vers lui d'un pas doux, il a brusquement sursauté de terreur. Je me suis éloignée en jetant les regards en arrière. Je l'ai vu se traîner habillement au-dessous de la clôture. Le lendemain je lui ai cuisiné un grand pot d'abattis de volaille avec du riz. Après avoir versé le mets dans l'assiette, je ne m'en allais pas tout de suite. Cette fois-ci j'ai voulu attendre un moment pour voir comment il allait trouver le résultat de mon action culinaire, le voir manger pour connaître son appétit, pour pouvoir lui mieux préparer les plats à son goût. Nous nous sommes longtemps regardé l'un l'autre. Après cette bonne minute d'attente, la face muette s'est décidé à ficher le camp. Je lui ai dit terrifiée : »Mais non, rentre donc, rentre, le pauvre toutou ! Je te laisse manger seul. » Et j'ai fui. Mais je n'étais pas contente et je revenais. Il a levé la tête da la gamelle, s'est léché le mufle et enlevé la patte gauche comme pour dire salut. Ces gestes ont été sans aucune doute délibérés et me complètement rassuraient. Dites donc, chers amis, il est très intelligent, ce petit chien! Parfois, surtout quand je dois aller au boulot, je regrette beaucoup de ne pas être dans sa peau. |
Publié par soda à 10:38:40 dans soda slovaque | Commentaires (1) | Permaliens
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