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Citation de la Radio slovaque internationale: "Le gouvernement a approuvé mercredi 8 août en conseil des ministres la proposition de loi présentée par le ministre de la santé qui limiterait la gestion des caisses d'assurance maladie. Si cette proposition de loi était votée par le Parlement, les caisses d'assurance maladie devront reverser leurs bénéfices dans le secteur de la santé. Plusieurs sociétés privées d'assurance maladie sont prêtes à porter plainte devant le tribunal international pour la protection de leurs investissements." Voilà, il y a encore d'espoir, courte 'honte ! Qui a dit que le peuple mérite son gouvernement ? Dieux, que je suis fâchée ! Il s'agit de toutes maisons d'assurance privées, celles de vieillesse et celles de santé, qui sont en jeu du gouvernement. Puisque les caisses privées réussissent mieux que celles d'état, et comme le premier ministre, fidèle dans la tradition communiste, est parfaitement envieux par sa formation de l'ancien cadre, rien de plus normal ne serait pas possible à s'attendre que de couper les sociétés privées dans leurs profits. Le système d'assurance édifié par l'ancien gouvernement de la droite a engagé plus d'un et demi million de la population, (imaginez, nous sommes tous cinq millions dans cet état foutu), c'est-à-dire les clients parfaitement satisfaits d'avoir à choisir les caisses jusqu' ici, où le grand chef nous a dit d'avoir été dupés. Mais c'est lui qui va changer les règles le jeu durant; l'arbitre tremble de l'envie d'entrer dans le match pour jouer et shooter. Cependant, il ne cache plus son but de supprimer totalement les caisses privées. Mais rien de tel n'était pas dit dans son programme électoral. Et ce n'est pas tout, loin de là. Si un crime s'est produit dans ce paye, si vous êtes devenu la victime d'un attaque de nationalisme par exemple, on puisse vous arriver de vous proclamer fumiste et auteur fantaisiste du crime imaginaire. Toute cette drôle de bande de comanches commence bien à me faire chier. Que les indiens respectables excusent la comparaison inadéquate, chez nous si souvent employée dans la colère. Et enfin la chance unique pour nous. C'est que les étrangers ne connaissent pas la langue slovaque, parce que sur les forums, les blogs, c'est l'horreur. |
Publié par soda à 10:11:50 dans soda slovaque | Commentaires (0) | Permaliens
Je suis accoudée à un bureau de vingt ans.
C'est une pièce pas assez antiquaille,
tant qu'un seul vivant est encore là
et s'en souvient de l'odeur de bois.Aux cercles et rayures,
par le jeu de lumière,
je vois mon père comme hier,
accoudé à l'autre table,
la tête pesante dans les mains
à mon entrée non présumable.
J'arrive bientôt à son âge.
Tel père, telle fille.
La méditation du parage.Trois numéros de rappel,
un vieil inventaire,
et moi,
accoudée ici pendant des années, des mois ...(comment c'est possible que je puisse avoir de la joie en mettant ici n'importe quelle connerie )
Publié par soda à 13:15:48 dans soda slovaque | Commentaires (2) | Permaliens
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C'est vrai que je n'éprouve pas d'autant de tentation pour blogguer qu'auparavant. C'est vrai qu'il y ait encore des moments de lucidité rarissime où je m'assois devant l'ordi toute résolue de poster. Je change avec enthousiasme mon clavier de slovaque en français, et puis le processus de formulation douloureuse commence. C'est d'abord la recherche de la moindre idée sortable. Si c'est le cas de réussite, oui oui cela arrive de temps en temps, c'est dans la phase de mettre la pensée en français, que ma détermination initiale sera glacée. Au cours de la naissance de traduction, l'idée d'origine se montre complètement nule, futile, voire bête à couper au couteau. Je trouve ainsi la traduction comme le moyen de purification de la pensée, la traduction est herbicide, elle sépare le grain de mauvaises herbes. Hélas, je m'en doute depuis longtemps, dans ma tête il n'y a que de la paille. Je vois enfin où je suis venue. Je suis emportée par le caractère évocateur de la langue française qui m'a emmené dans l'etat de contestation absolue. Après le triage des pensées qui ont subi la traduction ; voici le reste des mots à dire: Gavroche m'aime beaoucoup, elle est gaie, elle mange bien, elle dort bien. Il fait chaud dehors. Le travail toujours ne m'intéresse pas. J'ai regardé à la télé votre fête nationale du 14 juillet, les défilés et tout ça, c'était magnifique. Je n'ai toujours pas gagné d'euro-million. Voilà, c'est tout. Au revoir dans le meilleur futur. |
Publié par soda à 13:16:40 dans soda slovaque | Commentaires (0) | Permaliens
| Si vous saviez combien cela m'arrive pénible de travailler ! Je me répète, je sais. Le problème n'est pas de me réveiller tôt le matin. Je me lève dans le clair-obscur avec des oiseaux gazouilleurs. L'aube, c'est la plus agréable partie de la journée. Le matin les pensées me semblent plus lucides que le soir. Et puis, plus les nuits sont courtes, plus la vie est longue. Ah je me souviens encore de ces jours pleins d'élan et ambitions cachées. Le problème c'est qu'après plus de vingt ans de la routine quotidienne, j'ai parfois envie de vomir sur le bureau. Les lundis je suis particulièrement écoeurée. Je vieillis, c'est cela. Seulement que cela ne dure trop longtemps, le vieillissement. Il y a des femmes qui font tout pour rajeunir. Ce n'est pas mon cas. J'ai songé ce matin en allant au boulot, le milieu aussi inspirant cette idée, qu'avec l'âge c'est comme avec la chaudière. La chaudière vieillit dans la période d'arrêt. Le fonctionnement périodique est nécessaire afin d'empêcher le grippage. Alors il faut bouger. Je me demande jusqu'à quand ce dégoût va durer. Que les chômeurs me pardonnent mon mépris presque blasphème. Soit je serai bientôt virée, soit un jour je crèverai ici. Jusque quand je serai capable de simuler lintérêt aux affaires. Je vais essayer une nouveauté, c'est dajouter le lien sur mon blogg, le site de la chaufferie où je travaille. http://www.teplaren.sk/ |
Publié par soda à 14:07:23 dans soda slovaque | Commentaires (3) | Permaliens
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C'est bien longtemps que je n'ai pas blogué. Ce n'est pas que je sois abrutie, non ? Mais si, si, tout est possible. Franchement, après votre présidentielle, dont j'ai été observatrice très assidue, je me le sens être. Puis un peu lassée, quoi. Mon dossier des articles imprimés est enrichi d'un surcroît considérable. (L'histoire est donc bien archivée chez moi. Une question s'impose : ce monceau absurde c'est pour qui, hein ?, et pourquoi ? Pourtant, c'est la provision de mes prochains jours de retraite; or, c'est bientôt, dans huit ans déjà, et quoi à faire d'autres que des mémoires dans un asile des vieillards...dans un parc, sous l'arbre, sur la banquette, Gavroche couché à mes pieds, un exemplaire dans les mains, des jolis slogans, des promesses pour un meilleur avenir sous mes yeux...mais non, cela suffit. Que l'internaute notable veuille bien reconnaitre que je plaisante un peu.) J'ai lu, j'ai vu, c'était magnifique. A nous, les Slovaques, il ne nous reste que vous bonnement envier votre M.le président. Je suis ici dans le bureau probablement la seule qui le pense. Le lendemain de deuxième tour la modératrice d'un journal slovaque m'a scandalisée en prononçant le nom de votre M. le président avec un accent clairement hongrois. Heureusement ce dernier se fout de nous. |
Publié par soda à 10:59:18 dans soda slovaque | Commentaires (4) | Permaliens
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