

Le déshérité
Il gît seul à l'abris de ce pont
Il gît seul, vêtu de simples haillons
Terreur, froid et faim à chaque seconde
Terreur, froid et faim de vivre en ce monde.
Ce pont et de vulgaires cartons
Restent sa seule maison
De froids et vulgaires cartons
Constituent sa seule protection.
L'espoir était sa seule raison
De rechercher toujours l'amont
Mais désormais anéanti
Seul et marginalisé, il gémit.
Affaibli, on le croit fainéant
Effrayé, on le croit méchant
Dégoûté, on croit qu'il a choisi
Seul, il se meurt et se languit.
Il n'ose demander le moindre amour,
Il n'ose demander le moindre secours,
Seul face à tous, léger comme une plume
Seul face à nous tous en costumes.
Son souhait : chaleur et déjeuner.
Pour y parvenir : travailler,
Pour l'y aider : être reconnu,
Résultat : la rue.
Ecrit en Décembre 2003
Ah, Coluche, si tu étais parmis nous, que dirais-tu de tout ça ???
Ayant toujours des soucis avec les vidéos, je ne suis pas en mesure d'ajouter quelques extraits des "enfoirés".
Publié par any à 22:28:28 dans ♥ Mes poèmes | Commentaires (11) | Permaliens
Visages
Il fait froid dans mon coeur
Comme à l'extèrieur
Dehors, les gens
Glissent
Seule, l'amitié tient chaud
Triste
C'est le mot qui décrit le mieux
Cette saison hostile
Il est loin ce printemps merveilleux
Ou tout est fertile
L'hiver
L'ennui, la solitude des froids polaires
Ont envahi l'atmosphère
Pas de musique, pas de courant électrique
Que de pensées romantiques et nostalgiques
Hantent mon âme en ce temps glacial
Et dans mon cœur, une flamme rend génial
Ces douces pensées idylliques
Ces doux rêves utopiques
Qui naissent en moi
Dans l'horreur du froid
Pouvoir réparer les erreurs du passé
Revivre les bonheurs, même glacés,
Même gâchés, même oubliés
Revoir ceux sui sont partis ...
Chaque visage ami
Apparaît tel une vision
Dans chaque flocon
Chaque image m'éblouit
Et renforce ma nostalgie
J'entends me parler les visages
Sont-ce des mirages ?
Mais ces voix, ces paroles, je les connais ! ! ! ! !
Je les ai déjà vus et entendus !
D'un seul coup, tout disparaît
La neige ne tombe plus.
Je retombe dans la réalité
Je suis seule, abandonnée
Personne à qui parler
Nageant dans la nostalgie
Le passé, la mélancolie.
Publié par any à 21:24:21 dans ♥ Mes poèmes | Commentaires (1) | Permaliens
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