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Any

Bienvenue dans mon petit monde

Edito


Coucou, c'est moi ! Any, 30 ans d'Angoulême. Vous trouverez ici mes pensées, coups de coeur, coups de gueule, vidéos ou images qui m'ont marquée ou que j'ai créees, musique et humour. En espérant que vous passerez un excellent moment sur ce blog. Bises à tous et bonne visite. Any


La tendresse est désintéressée, naturelle et généreuse.
J. Castaldi.

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Du rêve au cauchemar, procédure ou pas procédure ? | 01 octobre 2009

Fin janvier 2008, une longue journée de travail s'annonce. Il est 5h30 mais je fais un test de grossesse car j'ai un doute, sans vraiment y croire. Ce fut la plus belle vision de ma vie quand il tourna au positif, un miracle que j'attendais depuis belle lurette. Commence alors une série de moments de bonheur : écouter les battements du coeur : moment tellement émouvant, les echographies dans lesquelles je voyais le petit bout sauter dans tous les sens, puis les coups de pieds, le ventre qui bougeait dans tous les sens... Tout était normal et le bonheur était absolu. Ce 16 septembre, j'étais sereine, le déclenchement était prévu pour le lendemain car le délais de 9 mois était écoulé. Petit déjeuner pris, j'ai lu un magazine pour m'occuper mais d'un coup, perte des eaux ! Il était 8h30. Eric a lâché son ordi : direction Girac ! Le col était ouvert de 2 cm, ils m'ont fait patienter. La douleur s'amplifiait et j'essayais de calmer avec la respiration comme on l'a apprise en cours de prépa mais au bout d'un certain temps, la douleur des contractions devint intenable. Ils m'ont alors invitée à prendre une douche pour me délasser et ensuite installée en salle de travail. Le col n'étant pas assez ouvert pour poser la péridurale, ils m'ont fait respirer un gaz pour calmer la douteur. La péri a été posée vers 15h et perte franche des eaux. Enfin calmée, il ne restait qu'à attendre que le col soit suffisamment ouvert pour que le bébé sorte. Seulement voilà, elle était déjà en souffrance car les eaux étaient teintées et d'un coup, elle a eu un ralentissement cardiaque. Ils sont arrivés comme des abeilles sur un pot de miel, m'ont posé l'oxygène et sont repartis. Un peu plus tard, la douleur est revenue mais j'ai juste eu pour réponse "c'est normal". A environ 20h30, enfin quelqu'un est venu et m'a dit de pousser, ce que j'ai fait mais je n'avais plus de forces. Au final, Yaëlle est née à 20h52 au forceps. Le médecin l'a quasiment jetée sur moi pour la reprendre 1 seconde plus tard et l'emmener dans une pièce derrière. Je m'inquiétais déjà de ne pas l'avoir entendue pleurer ni vue bouger (je n'ai eu le temps que d'apercevoir sa chevelure) Eric tenta de me rassurer en me disant qu'il lui ôtait des glaires. En réalité, c'était bien plus grave. Ayant souffert pendant l'accouchement, elle ne respirait plus et le coeur ne battait plus (elle était comme morte en somme) alors ils l'ont ranimée par un massage cardiaque et intubation. Je l'ai vue vraiment à 1h du matin en couveuse, des fils partout jusque sur le pied et dans la bouche... Ils m'ont autorisée à la prendre dans les bras un moment. Petit à petit, elle a repris : à 3 jours elle respirait toute seule, à 5 jours elle gardait la température et les 8 jours suivants elle s'alimentait à la sonde puis au biberon. Elle est restée 15 jours en néonatologie, le début octobre 2008 marquait enfin le retour à la maison. Jusqu'à 3 mois elle a eu une évolution normale mais au fil du temps on a constaté une accumulation de retards sur le plan moteur notamment dans la préhension des objets, puis dans la position assise, les retournements... Ele a eu également une longue période de convulsions, elle est toujours sous traitement neuroleptique pour éviter qu'elle ne convulse au moindre bruit. Elle a passé un 1er IRM catastrophique : on a attendu 1h dans le couloir alors le médicament pour l'endormir ne faisait plus effet quand ils se sont enfin décidés à la prendre et l'examen donc a été impossible  à réaliser. 2nd IRM réussi : RAS, IRM normal. Seulement il y a probablement une micro lésion au cerveau qui a atteint la zone de la motricité. Concrètement, elle ne prend pas les objets (elle essaye mais n'y arrive pas), elle ne tient pas assise, elle est parésique (semi paralysée). Pour l'aider, la psychomotricienne et l'ergothérapeuthe font leur possible mais si c'est bien une lésion au cerveau, c'est irreversible... Un nouvel IRM sera réalisé à 18 mois et on ne loupe aucune séance de réeducation 3 fois par semaine. Elle un corset-siège médical fait sur mesure pour l'aider dans la position assise et le redressement. Les progrès sont minimes mais présents. Malgré tout, les médecins sont incapables de dire si elle marchera, si elle tiendra assise... Coté psychologique, elle semble évoluer normalement (elle rit, "discute" et comprend ce qui se passe, elle communique beaucoup.)
Alors voilà, aujourd'hui, le temps des questions : pourquoi n'ont-ils pas fait de césarienne ? Après tout, je mesure 1m49 pour 36 kg et Yaëlle faisait 2kg900 à la naissance, si une césarienne avait été faite, on n'en serait pas là ! La question aurait dû se poser dès qu'ils ont vu les eaux teintées et plus encore au moment du ralentissement cardiaque. A ce moment là, Yaëlle nous disait déjà à sa façon qu'elle n'allait pas bien alors ils auraient dû faire une césarienne. Aujourd"hui, le temps est aussi à envisager une procédure contre Girac, seulement voilà, ce sont des gros, nous ne faisons pas le poids alors faut-il tenter le coup ? Pour dire vrai, je n'ai aucune confiance en la justice Française. Nous souhaiterions intenter un procès pour obtenir réparation du préjudice subi par Yaëlle qui restera peut-être dans une chaise roulante (je ne l'espère pas mais il faut y songer) mais aussi subi par nous, parents. A l'heure ou une césarienne est une banalité, a t-on le droit de laisser passer ça ? Aussi, si je m'exprime ce soir, c'est que je pèse la balance entre le risque de se ruiner en frais de justice et l'erreur à réparer. Yaëlle progresse mais ils nous ont bien dit qu'elle aurait toujours un handicap, qu'elle ne serait jamais normale. Elle se redresse un peu dans son corset-siège et parfois arrive à attrapper un truc mais pas comme un bébé normal. Moi, perso, dès que je vois un autre bébé qui marche ou assis ou qui tient un jouet, je chiale comme une madeleine parce que je pense à ma fille qui ne peut pas le faire; du rêve on est passés au cauchemar. Alors est-ce que cela peut rester impuni ? ...

Publié par any à 21:50:42 dans ♥ Coups de gueule | Commentaires (0) |

Agression dans les bus, Raz le bol de ça ! | 09 avril 2009

Publié par any à 21:40:15 dans ♥ Coups de gueule | Commentaires (3) |

Blogs pornos non classés comme tels | 29 mars 2009

Bonsoir, je m'adresse ici aux personnes ayant des blogs à caractère pornographique mais qui ont omis de les classer comme tels. En effet, voici plusieurs fois ( dont 3 fois aujourd'hui quand même en à peine 1h de surf ! ) que je tombe sur des blogs pour adultes en sans que le webmaster ait eu l'obligeance de classer son blog "pour adulte". Que ce soit d'ailleurs sur Blogg.org et d'autres services de blogs ( un sur Skyblog notamment, or c'est un service plutôt désigné aux jeunes, voire très jeunes, adolescents ). Je tiens à préciser que beaucoup de jeunes ados et parfois même des enfants vont sur le net et que par RESPECT pour eux, un simple clic pour changer le classement "pour adultes" suffit à les protéger. Alors, mesdames et messieurs qui avez de tels blogs, songez à vos propres enfants et classez, SVP, ce genre de blogs dans la catégorie adéquate. D'avance merci.

Publié par any à 21:17:29 dans ♥ Coups de gueule | Commentaires (2) |

Problèmes à l'hôpital | 04 mars 2009

Je suis furieuse ! Et pourtant ma colère s'est apaisée depuis hier.

En effet, l'accouchement s'était très mal passé : d'abord baisse de tension duquel a découlé un ralentissement cardiaque du bébé pendant le travail enfin un bassin trop étroit donc une sortie périlleuse. Finalement, ils sont parvenus à la réanimer (arrêt respiratoire et cardiaque). Après 15 jours en néonatologie durant lesquels elle a été intubée, nourrie par catether puis sonde, et ce en couveuse, elle a enfin pu se remettre et rejoindre le foyer. Mon 1er coup de gueule concerne déjà le problème des quotas de césariennes. Dans mon cas, la médecin m'avait dit "Ca vaut le coup de tenter un accouchement par voie basse" J'aurais dû me méfier du "ça vaut le coup de tenter". Le liquide teinté, un appel au secours lors de ce ralentissement cardiaque, la taille du bassin étaient autant d'indices qui auraient dû faire intervenir une césarienne. Jusque là, malgré tout, elle se bat et évolue normalement. Seulement une question reste en suspens : aura-t-elle des séquelles de cette aventure douloureuse ?

C'est ce que devait nous dire l'IRM qu'elle devait subir hier. Cela devait également essayer de nous dire pourquoi elle convulse de temps à autres. Hier matin donc, grand jour : levé 6 h puisqu'elle ne devait plus manger après 7 h. Rendez-vous 11h, pesée, mesurée... Puis le service pédiatrie appelle le service IRM savoir s'ils étaient prêts et s'ils avaient du retard. D'après eux, non, pas de retard ! Très bien, alors l'infirmière en pédiatrie lui administre un calmant car elle ne devait pas bouger pendant l'examen or le problème était qu'elle avait faim (il était 11h45 environ). Nous voilà partis pour l'IRM. Arrivés sur place, ils ont commencé par l'attacher des pieds à la tête pour ne pas qu'elle bouge. De toute évidence ils s'apprétaient à lui faire cet examen. On a attendu un peu, elle s'est endormie malgré qu'elle ne pouvait plus bouger. Et c'est là que ça s'est mal passé : on a attendu 15 puis 30 puis 45 mn... Là j'ai commencé à trépigner car je me doutais bien que c'était l'effet du médicament qui la faisait dormir et que le médicament n'allait pas faire effet indéfiniment. Au bout d'une heure, effectivement elle a ouvert les yeux, et c'est juste à ce moment là qu'ils se sont enfin décidés à s'occuper de son IRM ! Elle hurlait (bien sûr, voilà 7 h qu'elle n'a pas mangé, il était 13 h !) et impossible de lui faire l'examen. En somme voilà, levé dès 6 h alors qu'elle se réveille habituellement vers les 8 h, elle est restée 1 h saucissonnée, 7 h sans manger, sans compter le calmant tout ça pour rien ! C'est inadmissible ! A quoi bon administrer un calmant si c'est pour attendre que les effets qu'il prodigue se dissipent ? C'est exactement comme anesthesier une personne en vue d'une opération pour attendre que l'anesthésie ne fasse plus effet pour opérer ! Ca ne sert strictement à rien ! De même, lorsque le service pédiatrie a appelé, pourquoi ne pas avoir dit qu'il y avait du retard, on aurait attendu pour le médicament et surtout ça lui aurait évité de rester attachée pendant 1h ! Résultat des courses : on n'a pas pu faire cet IRM, beaucoup de désagréments inutiles pour un si petit bébé et on ne sait toujours pas si elle a quelque chose de grave donc on ne peut pas soigner si besoin est. Quant à nous, les parents, nous restons dans l'incertitude et nos questions restent sans réponse. Aussi, nous parlions des fonctionnaires récemment, je pense que dans le milieu hospitalier, il y a un manque de moyens humains et matériels. Ne me dites pas que faire attendre un bébé qui hurle de faim pendant 1 h saucissonée et fatiguée est chose humaine... Il y a un réel malaise !

Malgré tout, bonne soirée à tous ! Vous pouvez consulter le blog du petit bout de chou : http://yaelle.blogg.org

Merci à tous pour vos agréables messages.

Publié par any à 21:49:12 dans ♥ Coups de gueule | Commentaires (3) |

Sur la critique des enseignants | 02 mars 2009

Je repense à ce commentaire concernant l'éducation qui disait grosso-modo que les enseignants (qualifiés au passage dans ce commentaire de "nantis") feraient mieux de s'occuper d'éduquer les jeunes plutôt que de brandir des pancartes dans la rue.

D'une part, je désapprouve le terme "nantis" ! Certes on ne peut pas dire que ce soient des travailleurs pauvres mais pas non plus "nantis". Dans les dernières mesures annoncées par le Gouvernement, ils ont été lésés. Ces salaires ne sont pas miraculeux (moins de 2000 euros) mais trop élevés pour bénéficier de soutien fiscal ou social. Même si le montant dépasse le SMIC, et de peu, il est justifié ! Jusitifié par les années d'études qu'il faut faire pour y arriver. Justifié par le nombre d'heures (18 heures de cours, oui mais ajoutons à cela les heures de préparations, de recherches, de corrections de copies, d'examens, sans oublier toute la partie élaboration des programmes scolaires, formations, séminaires... Qui fait l'essentiel des découvertes, des grandes inventions ?). Justifié enfin par la difficulté du métier : les ados et les enfants sont de plus en plus durs. Je dirais que ça devient presque un métier à risques car on a vu des enseignants frappés, bléssés ou insultés par les élèves mais une simple gifle en retour est qualifiée de "violence aggravée". Une gifle à un élève est répréhensible, oui, une punition aurait été plus adéquate. Seulement à mon sens, c'est loin d'être une "violence aggravée", un simple rappel à l'ordre suffit s'il ne s'agit pas d'une récidive. Au final, je trouve leur rémunération peu élevée en comparaison. D'autant que cela est très variable en fonction du statut et de l'ancienneté (instituteur ou professeur d'université, ce n'est pas la même chose sur le plan salaire !) Aussi, je comprends qu'ils sortent dans la rue même si je suis opposée aux grèves pour la simple et bonne raison que tout paralyser ne change rien au problème.

D'autre part, je me refuse à déléguer la responsabilité des problèmes d'éducation aux seuls enseignants. Bien sûr ils doivent y contribuer. Mais si dès le plus jeune âge on leur enseignait le savoir-vivre et le respect au sein du cocon familial, ce serait déjà mieux. A la maison, par exemple une punition telle que privation de télé ou jeu vidéo en cas de gros-mot, de geste méchant ou d'insulte est-ce compliqué ? Ce n'est rien à faire et cela me semble capital pour leur enseigner le respect des choses, d'autrui et de la planète. Seulement les parents sont souvent les premiers à râler dès que l'enseignant punit un élève qui a fait une bêtise et par ailleurs, ce dernier ne peut faire que suppléer les parents, non s'y substituer. L'environnement même dans lequel évoluent les jeunes est opposé à une vie sociale paisible. Peut-on imposer aux ados ce que nous ne nous imposons pas à nous-même ? Par exemple qui dit bonjour à son voisin lors d'une rencontre fortuite sur le palier de l'immeuble ? La télévision, internet et tant d'autres choses encore véhiculent la violence et l'insulte. Comment leur interdire de reproduire ce qu'ils voient au quotidien ? Comment leur imposer de faire ce qu'on ne leur montre pas ? Tout ça n'est guère la faute des enseignants ! Mais c'est la faute de tout-un-chacun. C'est la faute à tout le monde. Si nos jeunes sont violents, malpolis et dépendants, c'est à nous tous, et je redis à NOUS TOUS, de les recadrer. La paix au sein de la société et de la planète en dépendent.

Publié par any à 10:26:21 dans ♥ Coups de gueule | Commentaires (6) |

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La tendresse c'est une mélodie reprise à l'unisson autour d'un feu de bois.
J. Castaldi

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