J'ai regardé à la télé tout à l'heure un reportage sur cette incroyable histoire, vieille de dix ans, qui concernait la tentative de déstabilisation du juge Halphen orchestré par le pouvoir de l'époque. Après la récente histoire Gaymard, cette émission replace en perspective l'évolution du régime depuis vingt ans.
Et le juge Halphen de dire que les lois sur le financement des parties politiques n'ont rien changé. Bien au contraire, cela continuerait de plus belle et la corruption concernerait de plus en plus l'enrichisement personnel. Construction de piscine privée gratuite, rénovation d'appartement offerte en échange de l'octroie de marchés publiques.
La similitude de notre époque avec les années 30 est saisisante. Médiocrité de la pensée, lacheté et corruption du système, impossibilité structurelle de la société française à s'adapter à un monde nouveau, explosion des haines sociales culturelles et raciales, etc, etc...
Le statut quo ne sera plus possible longtemps. Le pouvoir attend nerveusement la reprise d'une croissance qui ne viendra pas. Il a impérativement besoin de cette reprise pour pouvoir financer sa colossale dette qui boucle actuellement les fins de mois et permet par ricochet la pérenisation de son système de mandarin. Sans reprise, ce système complètement et irrémédiablement déficitaire ne pourra plus longtemps s'autofinancer. Et il n'y aura PAS de reprise ! Même si tout le monde l'attend...
Publié par yucca à 05:10:31 dans NaB | Commentaires (21) | Permaliens
Ces salauds ont assassinés Rafic Harriri.
Tout cela me renvoie à d'innombrables conversations, concernant le Liban, tenues autrefois avec un ami libanais.
Le Liban : le pays ou ont fait du ski le matin sur le mont Liban et ou on se dore la pillule l'après midi à la plage. C'était il y a maintenant dix ans.
Les libanais méritent la paix. Toutes les guerres de ces dernières decennies étant des conflits importés.
Digne descendant des pheniciens, mon ami collectionnait les nationalités (libanaise, française, américaine) comme d'autres collectionnent les timbres.
Concernant cet attentat, tout le monde désigne la Syrie. Si c'est le cas, peut être s'agit il d'une mouvance en particulier au sein du pouvoir syrien. On peut imaginer une lutte intestine au sein des différents pouvoirs syriens. Le but étant de mettre en diffculté le président Assad. En fait on peut imaginer beaucoup de choses...
En espérant que tout cela ne redestabilise pas ce beau pays francophone qui fut autrefois la Suisse du Moyen Orient.
Une grande partie de l'histoire de demain se fait aujourd'hui au Moyen Orient.
Publié par yucca à 02:42:37 dans NaB | Commentaires (38) | Permaliens
Comme tout le monde, j'ai vécu à la télévision les commémorations du 6O ème anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz.
Moment étrange, parcourus de sentiments évoluant au fils des jours.
Je me méfie spontanément des médias. De cette sensation fréquente d'une information partielle et partiale.
Dans les premiers jours de la commémoration j'ai eu ce sentiment de rejet du à cette impression d'opération de bourrage de crane dont est coutumier la presse.
Pourtant rapidement j'ai été saisis, j'ai été replongé dans ce que l'ont m'avait dit dans mon enfance.
Face à ce type d'image, de témoignage, les mots manquent. Tout est impitoyable. A commencer par ces invraissemblables paysages polonais de désolation hivernale. En continuant par ce camp émergeant de la brume comme un fantôme. Jusqu'a ce suréaliste processus industriel de destruction des âmes et des corps. Ici même la couleur ressemble à du noir et blanc.
Dans les témoignages entendus, je me suis surpris à chercher une miette d'humanité chez les bourreaux. Comme pour se raccrocher à quelque chose. Mais rien !
A cet endroit là, à ce moment là, tout a été happé par le néant.
Publié par yucca à 01:48:02 dans NaB | Commentaires (7) | Permaliens
1|
>> Derniers commentaires