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La vierge et le caillou | 14 novembre 2007

La vierge et le caillou

 

La petite fille était désespérée ; elle voulait se marier avec le plus beau des hommes, et tous les hommes qu'elle rencontrait se moquaient de ses cheveux rouges.

Ce matin là une fois de plus, aussi par désespoir, elle chercha le plus joli caillou de la plage pour se jeter avec lui dans la mer : dans sa coutume, il fallait un présent pour le passeur.

Notre bon Merlin avait déjà consulté les signes et cherchait notre petite amie à l'article de la mort. Il arriva doucement dans son dos, elle avait trouvé la pierre et avançait doucement dans la mer.

Il lui dit doucement : « Je suis le sage parmi les sages, aussi je t'ordonne la confession. »

Et la petite lui expliqua toute l'affaire. Merlin lui demanda de lui montrer la pierre.

« Tu as eu une bonne intuition car avec cette pierre tu pourras peut- être passer les mondes, tous les mondes, mais pour cela tu devras d'abord bénir toutes les vagues de notre immense mer. Prenant de la force magique elle brillera de plus en plus, et un jour tu pourras aller comme moi dans tous les mondes. »

« Pourrai-je rejoindre le plus beau des hommes ? »

« Oui car au fond de lui il t'attend déjà. »

« Et pour mes cheveux rouges? »

« Ne t'inquiètes pas inutilement, le rouge est sa couleur préférée pour les cheveux, ainsi que le vert de tes yeux et la blancheur de ta peau, parce qu'il est aussi le plus savant des hommes.

Aussi je vais prévenir le village que désormais tu resteras avec moi en attendant de le rejoindre.

Le jour tu feras ton œuvre et la nuit je t'apprendrai la magie, elle sera bien utile au prince parmi les prince.

Les yeux de la sorcière s'écarquillèrent, elle répétait « Le prince parmi les princes !» et elle tomba dans les pommes.

Merlin sourit en la prenant dans ses bras.

Dès le lendemain elle commença le travail magique, bénissant les vagues avec son caillou.

Les années passèrent en compagnie du sage et patiemment, vague après vague, le caillou brillait de plus en plus, et à chaque vague son cœur battait plus fort.

Un jour seulement elle s'impatienta, elle alla voir Merlin :

« Ça ne peut plus durer, aujourd'hui c'est la dixième année que je fait ta magie, et ton beau mâle je n'en ai pas vu la moindre trace ! »

Merlin lui dit que c'était peut-être le moment d'essayer de passer les mondes.

« Viens avec moi au bord de la mer et répètes après moi :

Pour toutes les vagues honorées, par tous les mondes superposés, pour chaque battement de mon cœur, je veux retrouver mon bien aimé, où qu'il soit je veux être aux cotés du prince parmi les princes. »

Elle ferma les yeux, et quand elle les rouvrit elle était dans un château, à ses pieds Lancelot se tordait de douleur.

Publié par BatisteLeConteur à 16:10:04 dans La légende du roi Arthur | Commentaires (0) |

Woko et Woki | 13 novembre 2007

WOKO ET WOKI


Le vieux sage, au bord du feu mangeait une figue en compagnie de braves petits d'hommes, et le vieux sage se mit à parler:
_ Savez vous petit d'hommes d' où vient ma figue ?
_ La figue vient d'un figuier.
_ Oui mais le figuier, d' où vient il ?
_ De la graine d'un figuier.
_ C'est bien les enfants, il faut que je vous raconte l'histoire de Woko et Woki. C'est une histoire triste. Mais il faut que je vous la dise afin que vous compreniez que parfois le grand esprit choisit des êtres courageux pour accomplir des prodiges et alors peu importe leurs souffrances : le grand esprit les a choisi pour leur courage.

Woko et Woki vinrent au monde la même nuit de pleine lune. Tous les signes indiquaient qu'ils seraient des amis fidèles, tous les deux déjà bien costaux. Les anciens décidèrent de les élever tous les deux ensembles. Woko était aussi sage que Woki avait du coeur. Ils passaient tout leur temps au bord d'une rivière.Ils avaient développé un don véritable pour la pêche. Malgré leur âge, ils dépassaient les anciens en talent. Dans la tribu tout le monde mangeait à leur santé.

Le temps passa ainsi dans la pureté et l'innocence. Mais les anciens décidèrent que le temps était venu de les marier. Alors ils levèrent le camps pour rejoindre les autres tribus et trouver leurs deux épouses. Ils en profiteraient pour troquer: ils avaient besoin de peaux de bisons car la tribu c'était agrandie. Pendant une fête, ils tombèrent amoureux de la même jeune indienne. Leur sang était chaud. La jeune indienne conclua un marché : celui des deux qui danserait le plus longtemps serait son époux. La première nuit, ils dansèrent avec beaucoup de vigueur, la nuit suivante, un peu moins et, la troisième nuit ils tombèrent d'épuisement dans les bras l'un de l'autre.

Pendant ce temps les deux tribus rigolaient bien : au réveil, quand ils sortirent tous les deux de leur tente avec une petite tête de belette, ils pensaient tous les deux avoir gagné. Tout le monde se mit à rire à se faire mal au ventre, quand elles apparurent elles aussi toutes les deux. On les maria le soir même. Mais Woko et Woki durent danser tellement qu'ils étaient épuisés ; les anciens se demandèrent, si finalement, cela avait été une bonne plaisanterie. Les deux jumelles étaient très heureuses de la beauté et de la gentillesse de Woko et Woki. Quelque temps passa avec les deux tribus. Puis Woko et Woki demandèrent aux anciens si tous les quatre pouvaient partir afin de mieux vivre leurs joies.

Woko et Woki continuèrent leur pêche pendant que les jumelles faisaient avec la terre de leur grotte divers objets et bijoux pour se parer de beauté. Elles travaillaient les peaux de leur gibier. Le temps passait tranquillement mais elles n'avaient pas d'enfant. Elles s'inquiétaient de leur beauté, ce qui faisait beaucoup rigoler nos deux amis, qui se moquaient d'elles à leur tour. Mais comme elles n'avaient pas d'enfant, elles décidèrent d'aller chercher le conseil des anciens. Et prétextant des petits problèmes de santé, elles n'en auraient pas pour longtemps.
« Soit » dit Woko:
_ Je monterai au sommet de la montagne, comme ça je vous verrai revenir de loin.
_ Woki: Moi je préparerai de bon petit repas pour que tu es de la force.

Le jour du départ Woko monta sur la colline; Il vérifia les signaux de fumée. Tout fonctionna bien. Mais dés que les deux disparurent loin dans la plaine, des vautours les attaquèrent et les mangèrent. Woko ne le vis pas.

Woko fut fidèle à sa promesse et monta tous les jours au sommet de la montagne. Pendant ce temps Woki, lui, préparait à manger. Au bout d'une lune, elles n'étaient pas revenues. Puis une deuxième. Et l'été passa. L'hivers, il fit des provisions pour le rassemblement du printemps où les tribus ce réunissent. Mais Woko émit un doute:
_ Pourquoi ne sont elles pas revenues! Ont elles trouvaient d'autres époux. Te rend tu compte de la honte qui pèse sur nous! Si c'était vrai, je ne pourrai pas le supporté. Aussi peut être vaudrait il mieux en savoir plus, pour user nos ennemis et reprendre nos belles. Il nous faut réfléchir.

Après une bonne nuit de sommeil, Woko décida au petit matin d'interroger la montagne. Il avait repéré sur le chemin une pierre qui vacillait dans le vide.
Et le grand esprit disait: " Ce n'est pas la montagne que tu interroges. Il est interdit d'interroger la mort. Tu es fou, car pendant que tu interroges la mort, ton ami Woki a besoin de toi ».

En effet, Woki était encerclé de vautour. Le vautour est perfide. Et Woki, tout naïf qu' il était, discutait avec le chef des vautours :
_ Dit moi jeune indien, que fais tu ici sur mon territoire!
_ Je pêche un peu et je chasse quelques castors pour leur fourrure. Enfin tu vois c'est la belle vie.
_ C' est la belle vie en effet, dit le vautour, mais pourquoi dis tu ça avec tant de tristesse ?
_ Et bien, c'est-à-dire que j'attend mon épouse et celle de mon ami de toujours. On se fait du soucis, et j' imagine le pire à présent : elles sont peu être avec d'autres indiens. N' aurais tu pas des nouvelles par hasard ? Elles sont jumelles avec de très long cheveux.
_ Cela me dit quelque chose en effet. Le vautour tirait la langue,caquetait tout en ce grattant la tête. N' avaient elles pas aussi une chair tendre, avec une poitrine bien fraîche et de belles joues bien rondes?
_ Oui c' est ça, s'exclama Woki, ça ne peut être qu'elles! Tu les a vu ? Dis moi!
_ Pour sûr je les vu! Vois tu mes yeux de vautour ? à ton avis, sont ils de bons yeux ? Non ! Qu'en penses tu?
_ A oui certainement de bons yeux de vautour.
_Alors à ton avis je les ai vu ? J' étais bien haut dans le ciel et je les aurais vu de loin, et à ton avis qu' est ce que tu crois que j' ai fait, moi le chef des vautours ? Vos gueules derrière ! C' est qui le patron ?

Les vautours s' esclaffaient avec des rires de lâche.
_ On en était où ? je sais plus. Reprit le chef des vautours.
_ On en était que tu avais de bons yeux et que de loin, peut-être tu les aurais vu?
_ A oui je me rappelle... Je volais haut dans le ciel, et quand j' ai vu de loin deux superbes créatures, alors je me suis rapproché et je me rapprochais, encore, encore, et la je vois quoi ? Attends on en étais ou ?
_ A oui je me rapprochais encore parce que tu sais nous les vautours on vole toujours en cercle, pas en ligne droite comme les hirondelles.A oui ça y est je me rappelle on me tira dessus c'était un piège, deux énormes indiens armaient d' arcs et de flèches me tirèrent dessus. J' ai évité les flèches empoisonnées. Ils m'ont tiré mais j' ai eu de la chance et je suis là comme tu vois.
_ Alors c' est bien se que croyais, elles sont parties avec d'autres indiens.

Woki était désespéré. Alors le chef des vautour lui dit:
_ Si tu veux je peux t' aider. Je peux faire un tour de magie et tu deviendras un vautour comme nous tous. Nous sommes des vautours nous faisons les quatre cent coups tous les jours. Personne ne nous en veut parce qu' on est les meilleurs dans le nettoyage de carcasse. Ainsi on évite que les maladies se répandent tout en ce remplissant bien la panse.
_ A oui je veux bien, car j' ai honte à présent de retourner dans la tribu.

Le chef des vautours s'envola haut dans le ciel, et pendant que des nuages noirs cachèrent le soleil, il cria de toute ses forces. Un éclair jaillit de sa bouche, et frappa Woki.

Quand Woko redescendit de la montagne, il ne vit pas Woki et fut désemparé. Il criait partout: « Woki!! Woki!! Woki !! ». Mais Woki était parti loin dans la bande de non retour.
Woko resta là hébété par le désespoir et la solitude. Au bout de quelques jours, il décida de partir pour les terres de glaces. Son cœur était triste, et il souhaitait mourir de froid. Après une lune de marche, il se perdit dans les neiges. Il était résolu à mourir, mais il n' y avait rien pour marquer sa sépulture, pas un arbre, pas un rocher, rien que des étendues de neige à perte de vu. Désemparé il tomba de fatigue. Ses os allaient se geler, quand, comme par miracle, il se réveilla et vit au loin un unique arbre. Woko rassembla ses dernières forces, et alla jusqu'à l' arbre.

Soudain l' arbre se mit à parler: « je suis Aswatane ».
Aswatane était perdu dans le froid lui aussi. Mais il était Aswatane le plus sage des arbres. Aswatane disait à Woko : «moi aussi on a tué mon épouse, on l'a brûlé devant moi ».

Woko n'arrêtait pas de pleurer et Aswatane pleurait lui aussi.
Si Woko était faible de pleurer sans cesse, en l'étreignant de toutes ses forces Aswatane le relevait toujours : ses branches se pliaient mais elles ne cassaient pas, elles le relevaient. Au bout de quelques jours Woko sentit une chaleur dans sa poitrine, son ouïe était meilleure, il commençait à prendre des forces. Aswatane disait « moi aussi, moi aussi ».
Quand Woko regarda l'arbre il l'écouta enfin et comprit alors que si lui était malheureux, l'arbre l'était plus encore. Il avait eu froid mais Aswatane vivait dans le froid depuis toujours et celui-ci lui dit : « enfin tu regardes ma peine je suis Aswatane l'arbre de la sagesse et personne ne m'égale dans la douleur. Un jour des hommes blancs qui sentaient mauvais ont tué mon épouse et l'ont brûlé devant mes yeux. Je me suis alors vengé ! Je regrette à présent d'avoir du sang sur mes branches mais cela avait été plus fort que moi. Je sais bien des choses que tu veux savoir ».
Woko rétorqua aussitôt : « où est mon ami Woki ? où sont mes épouses ?»
Le grand arbre lui répondit sagement :
« Tes épouses ont été mangé par des vautours. Et notre ami Woki est devenu un condor, le prince des oiseaux. Il ne sait pas qu'il est un condor. Aussi il faut que tu le lui dises pour te venger toi aussi. Si tu veux prendre de la force toi aussi pends toi a mes branches. Nous allons faire un peu d exercices ça va nous réchauffer»
Alors Woko s entraîna. Il n'y avait pas d'autre moyen pour prendre plus de force et Woko devint vite plus fort qu un géant.
Et l arbre pour la première fois depuis longtemps eut des fruits. Grâce à la chaleur des sanglots de Woko le printemps aussi revint car même si l'hiver parfois est dur le printemps revient toujours. Retenez bien cela petits hommes c'est très important.

Avec les beaux jours des oiseaux vinrent se nourrir auprès de Woko.
Une fois ce fût un petit moineau et il dit à Woko :
_ Je suis Rama le plus petit, le plus malin et le plus terrible des oiseaux.
_ Celui-ci rétorqua : comment peux tu dire que tu es le plus terrible des oiseaux.
_ Tu ne sais pas pourquoi non ? Tu ne vois pas ?
_ Non vraiment je ne vois pas
_ Et bien parce que la ruse est la plus terrible des armes, disait il tout en mangeant les figues.

Après s être gavé de figues il lui raconta aussi la même histoire, il avait même un plan d'attaque pour tuer tous les vautours les un après les autres.
Il s appelait Rama le plus petit, le plus malin et le plus brave des oiseaux.
Woko et Rama retournèrent sur la terre des meurtres. Rama avait son plan : d abord les vautours se gavèrent de figues ce qui les rendit malades puis Rama invoqua la pluie. Un orage terrible gronda. Tous les vautours voulurent s'abriter sous la grotte. Rama et Woko qui étaient en embuscade les tuèrent les uns après les autres dans le silence de la mort ; et le bruit terrible des éclairs qui les brûlaient un part un. Si les vautours sont très bons pour manger les cadavres Woko et Woki s'étaient préparé à la guerre.

C'est ainsi que le racontait Vieux Buffle.

Publié par BatisteLeConteur à 14:06:23 dans Woko et Woki | Commentaires (2) |

Ishankar le prince maudit | 13 novembre 2007

Ishankar le prince maudit

De la lignée des Pandavas il ne restait que Ishankar le prince maudit.
En effet sa royale famille fut massacrée dans un bain de sang horrible sous ses yeux d'enfant.
Ses ennemis l'épargnèrent et après plusieurs mois d'errance, il trouva enfin refuge chez les Sadacks.
 Revêtant l'habit des sadous, les sages l'honorèrent comme un roi.
 
Petit à petit il oublia ses cauchemars.

Les clans continuaient à s'affronter.
C'était un bain de sang qui terrorisait même les plus sauvages.

Alors Ishankar accueillit sous sa protection, dans les montagnes, les enfants des chefs de clans afin de les marier entre eux et d'instaurer une paix nouvelle.

Mais un jour une petite fille arriva à l'ashram et se présenta :
"Je suis la déesse Ishikevarra."

Mais les sages voyant cette princesse habillée comme une souillon lui dirent:
"Tu dis que tu es Ishikevarra mais tu ne l'es pas, tu sent trop mauvais."
Le visage de Ishikevarra s'assombrit, en même temps que le ciel se chargeait de nuages terribles.
Et la petite se mit à crier avec colère:

"Je suis Ishikevarra! Ishikevarra!"
Et à chaque fois les éclairs éclataient.
Et quand tous les Sadacks s'inclinèrent de frayeur devant ce miracle, le soleil réapparut.

Elle exigea de se marier avec Ishankar.
Le jour même les arbres fleurirent et lancèrent le printemps.

Mais Ishankar la prévint:
"Je veux bien que tu partages ma couche, mais tu es trop jeune, si tu avais des enfants maintenant, tu pourrais en mourir."
"Aussi ne m'éprouves pas de ton désir."

Le temps passait, les enseignements des sadous étaient tous récités en musique que les enfants jouaient sur leurs instruments.
Ils dansaient aussi tous admirablement bien.
Tout cela dans l'amour infini des sages.
Même le royaume espérait dans le règne de Ishankar époux de Ishikevarra la déesse.

Mais le désir de Ishikevarra était terrible et lancinant.

Aussi une nuit où tout son corps brûlait, elle se lova dans le bras droit de Ishankar et éprouva un désir foudroyant de déesse.
Au petit matin, sentant l'odeur de la jouissance dans sa main, il demanda à son épouse.
Elle lui avoua son plaisir.
Il lui dit seulement:

"Je te l'avais dit belle déesse, de ne pas m'éprouver."
"Te rends tu compte que tu pourrais en mourir?"

Alors Ishankar sans dire plus, alla dans sa grotte et se coupa le bras en sacrifice.
Quand son épouse le vit avec un bras coupé, elle fut terriblement surprise.
Il s'inclina devant elle et lui dit:

"Il ne sera pas dit que le bras le plus puissant de l'Inde ait pêché deux fois."
A ses mots, elle fondit en larmes.

Les sadoux était ennuyés de voir un Pandava sans bras droit.
Alors ils confectionnèrent une épée.
On dit que l'ouvrage était tellement bien fait qu'il ne l'enleva jamais.
Quant à l' entraînement il progressa encore !

La déesse obéie pour un temps.
Mais plus le temps passait, plus son désir grandissait.
Aussi elle abandonna ses études pour se consacrer, grâce à l'enseignement des sages, à le faire grandir tant même que le feu ne la brûlait plus.
On dit même que Ishankar la sauva des flammes et que lui non plus ne se brûla pas.
Cependant elle grandissait.
Une fois dans la forêt, un tigre voulut voir sa beauté et perdit sa vie sur l'épée d' Ishankar.
Et ce soir là, Ishankar l'enlaça dans son sommeil et elle but sa semence délicieuse comme du miel.

Au petit matin, elle lui avoua son plaisir prétextant que maintenant elle était une femme.

Mais Ishankar n'était que de noblesse humaine et il ne supporta pas l'idée de mettre en danger une déesse.
Aussi il se retira dans un lieu secret et se coupa le sexe et les parties d'un seul coup de lame tranchante comme celle d'un rasoir.
Revenant auprès d'Ishikevarra et lui dit:

"Il ne serra pas dit que le sexe de l' empereur des hommes ait pêché deux fois."
La déesse lui répondit en larmes:
"Mon bel époux je vous ait aussi embrassé."
Et avant de se couper la langue il la rassura :
"Le plus beau des langages des amoureux est celui du silence."
Il se retourna et se coupa la langue.

 

Publié par BatisteLeConteur à 14:03:23 dans Ishankar le prince maudit | Commentaires (0) |

Il y a toujours moyen de s'arranger en enfer. | 25 octobre 2007

  Il y a toujours un moyen de s'arranger en enfer,

 

                 Si le paradis est une vaste plaine dans le ciel ou les hommes et les animaux vivent en harmonie, mangeant des fruits délicieux d'arbres merveilleux, les enfers sont sur une colline volcanique au milieu de laquelle brûle le magma. Là bas, les âmes y sont purifiées avant de revenir sur Terre.

                 Elles peuvent hurler, supplier, les cerbères tout de métal ont les oreilles cousues. Ils n'entendent plus rien de ce vacarme. 

                Seul un ange vient parfois, soit racheter une âme et vérifier que tous se passe bien.

 J'allait oublier, il y a une chose qu il ne faut pas dire c'est :  

« C'est pas juste. »

 T'as fait le con dans ta vie, et pourtant on t'avait prévenu. Alors tu ne dis pas « C'est pas juste. » Car sinon c'est le supplice du dragon qui veille sur les enfers. Le supplice est alors la mastication, puis la digestion. A la fin de la digestion, l'âme est détruite et elle devient une belle merde de dragon.

 

C'est le moment de vous raconter ce qui arriva aux nazis :

               Comme ils avaient tous avoué leurs crimes, ils purgeaient leur peine honorablement avec leurs semblables. Les nazis prenaient beaucoup de place, et cependant les âmes damnées ne cessaient d'arriver. Tant et si bien que l'archange vient en enfer : en effet l'enfer aller déborder sur le paradis.

               L'archange était embêté, que fallait- il faire ? Le dragon d'une voix forte tonna dans la vallée.

« Fouter les au paradis ! »

               Et les nazis se mirent a crier d une unique voix tel le heil Hitler :

 « C'est pas juste ! C'est pas juste ! »

« C'est pas juste ? ho les petit rebelles ! » Dit le dragon.

Il étendit ses bras et les dévora les uns après les autres dans un grand festin.

 Il y a toujours moyen de s'arranger en enfer.

Publié par BatisteLeConteur à 13:44:37 dans Les Contes de la Lune | Commentaires (0) |

Le GI et la déesse. | 22 octobre 2007

Moins fort on pourrait nous entendre, moins fort !

Je vais aller négocier avec les vîets.

Le gi était désespéré.

Moins fort et sa position essuya des tirs, la radio vola en éclat.

La fille du général vîet cong était très malade. Aussi le gi voulait négocier des médicaments contre la libération de ses camarades prisonniers du camp ennemi.

Il tendit ses boites de médicament : des antibiotiques. Il était épuise, dans une sorte de folie ou la peur se mêle au rêves et au hallucinations. Mais la fille du général vîet cong était déjà partie du corps. Seul un miracle pouvait le sauver lui et ses compagnons d'arme. Les vîets appelèrent la base et l'information fut vérifiée.

Sachant ce qui l'attendait, il se mit à pleurer de tous ses nerfs. Cependant Il avait la chance d'être sur les vestiges du temple d'une déesse.

Grattant le sol avec une rage hypnotique, petit à petit une déesse se dessina sur le sol et le gi l'invoqua. Il suppliait avec tant de force qu elle se réveilla de son divin sommeil, ouvrant ses yeux globuleux. Les vîets laissaient faire, et la statue se releva et dit :

"C'est tes larmes de supplice qui m ont réveillé de mon divin sommeil.

Elle prit le gi dans ses mains et le mangea. De son ventre sortit un dieu tigre. Il lui dit:

" Pourquoi m'a tu fait tigre ?

- Maintenant que nous somme des dieux je te préfère en tigre."

Et ils disparurent l'un et l'autre pour le royaume des Dieux.

Publié par BatisteLeConteur à 17:19:10 dans Les Contes de la Lune | Commentaires (0) |

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