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LA LEGENDE DU ROI ARTHUR
Que savons-nous de la légende du roi Arthur ?
Arthur sur le champ de bataille fut soigné par l'eau du Graal que lui avait amenée Lancelot. Lancelot avait lancé l'eau du Graal sur le champ de bataille. Et le roi ne mourut pas.
Le roi Arthur avait donné à son fils légitime son épée, il avait abaissé sa garde, le vieux roi planta l'épée au sol. Mais son fils, le plus redoutable Gwydon, assena au roi un coup de hache terrible, l'épée resta plantée dans le sol. Inutile à la bataille devant la mort du roi et ses larmes de sang, le fils s'inclina. Gauvain sortit de la forge de force. Lancelot tua Gwydon, d'un coup de masse terrible.
« Qu'as-tu fais Gauvain, ne vois-tu pas excalibur plantée au sol loin de la main du roi ? Tu as tué mon fils, qu'as-tu fais ? Tout est perdu à présent. »
Gauvain resta là hébété par son crime ; Gauvain était stupide, Lancelot lui avait toujours dit qu'il allait trop loin.
Aurait-il du tuer Gauvain ?
Tout cela ne va pas sans l'essence d'une arme. Et la roue des karmas :
Des armes étaient parties sur le champ de bataille. Et Gauvain n'avait-il pas sauvé honorablement la vie du roi devant son fils terrible ?
Les armes étaient en mouvement toujours rapides et le sang coulait sur la terre et abreuvait les marécages, les âmes se damnaient. L'épée avait été donnée et perdue. Lancelot était au galop, recommandé par le roi, Lancelot devait trouver le Graal. Le cercle des druides était perdu, et seul le Christ et le Graal préoccupaient Lancelot. Loin de la bataille et des présages des morts. Lancelot était sans armes et épuisé. Il vit au coin d'un chemin quelque chose d'étrange. Il sentait la mort autour de lui, l'odeur des cadavres, la mort tant souhaitée, tant désirée. Et Lancelot était sans armes. La vieille femme, la mort, l'avait convié dans la folie.
Il n'y avait pas raison de s'inquiéter, Lancelot était, et le savait, un cerbère de l'enfer.
Il avançait, calme et serein de l'inévitable, délaissant son cheval et pénétrant dans une maison, étrange et silencieuse.
Une sorcière ayant quelques cheveux encore rouges et bien vieille l'attendait. Lancelot s'inclina devant la vieille femme la mort, plein de respect pour cette sorcière.
Lancelot avait jadis aimé une sorcière, mais ce ne pouvait être elle, elle était trop vieille. Lancelot demanda calmement et sereinement la mort à la vieille femme la mort. Il était suppliant. La vieille femme vit la supplique étrange sur le visage de Lancelot qui avait vieillit, depuis sa jeunesse.
Trève de poésie, lui dit la vieille femme. Lancelot tomba à la renverse sans comprendre et se retrouva nez à nez avec des cadavres de chevaliers.
Il ne luttait pas et attendait la fin irrémédiable. La trappe l'appela au dernier instant, mais le ventre de la sorcière suppliait lui aussi. « Ne le tue pas ! Ne le tue pas ! Comment peut tu piéger le meilleur et le plus beau des hommes, il me revient de droit ! Ne le tue pas ! »
Lancelot sentait l'étreinte se retirer, Lancelot n'avait pas lutté et pourtant le cerbère de l'enfer était encore en vie. La vieille femme la mort voulait savoir qui lui avait parlé et pourquoi seul lui docile avait résisté à l'instant fatal, quelle était cette voix ? « Ne le tue pas ! »
« Pourquoi ne devrais-je pas te tuer demanda-t-elle à Lancelot. Je ne sais pas pourquoi vous m'avez parlé. Peut être parce que tu n'as pas d'arme, et c'est vrai que tu es un beau cerf. Si beau tu doit être dans ce monde, et Lancelot et la putain du roi chef de tout ces chevaliers, qui se vante d'apporter la mort partout en leurs noms, pas foutu de sauver le cercle des druides, de baiser les sorcières, de perpétrer l'antique savoir.
Misérable, ne sait tu pas qui je suis ? Et pourquoi devrais-je t'épargner ? Je répands la mort, une mort plus répandue que vos épées, qu'un royaume, la mort s'étend, le règne de ce roi chrétien est une fumisterie, tout est perdu du savoir antique. Alors pourquoi est-tu en vie ? Tu es en vie parce qu'une voix m'a ordonné de ne pas te tuer, J'aime cette voix, elle est partie de mon ventre, entend tu ? Et je t'ai épargné. »
Lancelot ne luttait pas contre la mort, il l'appelait à chaque mouvement d'épée, cette vieille amie qui l'avait toujours accompagné, il attendait le moment de rejoindre sa sorcière, sa Eve. Alors tu es Adam le plus beau des amants, tu as baisé ma fille mais tu l'as laissée mourir entre les mains des paysans, puisque elle est morte et que tu es en vie. Stupide avorton, le règne t'était promis, à toi, Lancelot, à toi, Adam et Eve, un règne sûr et certain, et depuis tu n'as jamais cessé de rattraper tes erreurs : tu es un vilain, un piètre, un veule, un inutile, un avorton de mes couilles me suppliant, te rend tu compte de ce que tu représente à mes yeux ? Cerf soumis à Eve et toujours en dévotion pour sa sorcière.
Eve ne l'avait pas abandonné, elle était venue bien des fois dans ses rêves, depuis l'au-delà, l'informant de l'avenir des batailles. Un empire s'était effondré et leur avait échappé, le roi allait mourir. Lancelot comprenait enfin qu'il était né sur des terres de malédiction, que son destin lui avait échappé et que la mort et les armes allaient cesser de frapper, que le sang coulait, ces bois de cerf qu'il avait sur la tête le maintenait en vie bien qu'il ait faillit, laissant à des paysans le droits de tuer la belle Eve devant ses yeux.
Il courait toujours après les roues du karma broyant les armes et accélérant leur destinée.
Il était épargné par la vieille femme la mort. « Quel est, dis moi, ton tallent ? » « Celui de trouver le Graal. » La vieille femme lui dit : « Le voici le Graal, je ne souhaite pas qu'il reste sur ces terres maudites, il m'a été donné par un magicien, il avait des plumes sur la tête, le visage peint en rouge, et s'habillait de peaux magnifiques. Prends-le et vas t'en, traverse les mers et rapporte le dans son pays, le royaume du Soleil. Ma fille t'a sauvé la vie, c'est le moment de partir, je pourrais changer d'avis.
Lancelot repartit sur son cheval au galop soigner le roi à l'article de la mort. Le roi disparut dans l'ascèse, ordonnant à Lancelot de prendre la reine et de partir lui aussi, la retraite étaie prévue, notre sergent navigateur était déjà sur les lieux et un bateau les attendait.
Arthur se retira sur des terres romaines, il disparut dans une fontaine, une retraite, préparant sa mort éternelle. Car Arthur avait fait son devoir, mais malgré tout, tout lui échappait, la Bretagne, la forêt de Brocéliande devint une province romaine adorant le Christ. Ce n'était pas si mal, car avec les Romains son peuple guérit de la peste, quand à eux, leurs druides et le savoir antique disparurent.
Mais pour Lancelot, plus jeune, le temps n'était pas fini mais se prolongeait, un sergent du roi Arthur alla sur le champ de bataille chercher Lancelot et Genièvre. La reine accepta le funeste destin de sa lignée, la guerre était définitivement perdue.
Lancelot et la reine arrivèrent en premier sur des îles, après un long mois de navigation sur l'océan. Arrivés là-bas, la reine se transforma, vouant un culte à la fertilité. Elle voulait un enfant à la peau noire avec des yeux clairs comme ceux d'Avalon, mais l'histoire ne le voulait pas encore. Elle s'enivrait dans ces îles de la semence de ces hommes à la peau halée et aux longs cheveux noirs. Rien ne pouvait la lasser, ni les fêtes autour du feu, ni ces femmes qui l'adoraient, elle la Guenièvre à la peau blanche, la sorcière stérile.
Lancelot trouvait agréable de voir la reine aussi dévouée à la fertilité, pendant ce temps des bateaux venaient et repartaient. Lancelot vivait dans une petite hutte et mangeait beaucoup de petits poissons délicieux. Lancelot était aux anges, ils trouvèrent ainsi tout les deux, dans ces îles paradisiaques, un repos salvateur. Dans les bateaux il y avait des jeunes vierges réservées à Lancelot. Un message partit aussi sur les rives du grand continent, et arriva aux oreilles du saint. Le saint était versé dans l'art de la médecine, il s'enquit de la requête de ces doux sauvages et débarqua un beau jour sur l'île de nos deux amoureux. Lancelot s'inclina tandit que le saint pleura devant la beauté de la reine, le saint compris en la voyant qu'elle était stérile, il ausculta son ventre et par miracle Guenièvre fut enceinte. L'enfant fut bien brave, bien beau avec une poitrine et un ventre bien rond. Ils restèrent ainsi une année de plus sur l'île. Quand l'enfant fut bien beau et fort ils repartirent avec les vaisseaux du saint.
L'arrivée dans l'empire
Le saint devait avoir le trône du royaume, mais il n'eut que quelques terres fertiles. Guenièvre eût d'abords un second fils, puis une fille, s'offrant au jeune et vigoureux fils du saint et d'autres rois. Guenièvre n'eut de cesse d'avoir des enfants, d'autant plus que tout se passait bien. Ainsi je peu vous le dire, Guenièvre eut une douzaine d'enfants, et la lignée d'Avalon ne se perdit pas, bien au contraire. Les desseins de Lancelot d'avaient trahit personne.
Publié par BatisteLeConteur à 09:49:47 dans La légende du roi Arthur | Commentaires (0) | Permaliens
Le vaillant a la peau brune.
« Tu as la peau brune et le visage d'un irlandais, de quel pays vient tu étrange sorcier ? »
« Je ne suis pas sorcier, je suis venu vous remettre un présent dans le secret. »
« Viens dans ma chambre, ici personne ne nous verra. »
Et l'indou remit au roi un livre brodé d'or.
Ne comprenant pas l'écriture de ce livre le roi questionna :
« Quel est cet ouvrage ? »
« C'est un traité de stratégie militaire de notre maître le grand Jésus. »
« Avec un tel présent, puis je t'appeler le vaillant à la peau brune, que veux tu en échange ? »
« Déjà je dois remplir ma mission et vous apprendre ce que disent ces livres. »
« Vient tu de terre puissante où règne un bon roi ? »
« Mon royaume est le plus puissant des terres connus, il est aussi le plus vaste et le plus riche, et les sages y sont les meilleurs des maîtres, ils m on parlé de vos sorcières. »
« Avec ces livres je te donnerai même le titre de chevalier ! »
« Je ne veux pas porter les armes. »
« Je suis heureux de ton présent, nous allons donner une fête en ton honneur et dès ce soir tu connaîtras la chaleur envoûtante d'une sorcière. »
Publié par BatisteLeConteur à 09:48:38 dans La légende du roi Arthur | Commentaires (0) | Permaliens
Comment peut-on dire que Napoléon Bonaparte, le plus grand stratège de l'histoire, n'est pas capable de s'évader d'une prison ? Et en effet Napoléon s'évada et retourna dans le quartier latin à Paris.
Ce soir là il avait joué de sa lame, il avait eu une miche de pain qu'il ne comptait pas laisser à des voyous, il en tua d'ailleurs un, mais tout mendiant qu'il était il alla la manger sur un banc.
Une petite fille s'approcha de lui, elle avait comme unique outil une aiguille et elle demanda à Napoléon d'une petite voix claire et précise, d'avoir un peu de pain en échange de quelques travaux de couture.
Napoléon accepta.
Napoléon n'aimait pas tous ces bourgeois baffrant ses conquêtes. Sans lui, la France ne serait plus. Aussi voulait-il faire quelque chose de bien avant de mourir. Son foie lui faisait mal.
La jeune fille était très belle et intelligente, avec un regard espiègle, parlant comme une grande personne.
Il lui demanda ce qu'elle voulait faire plus tard.
« Je veux faire des belles robe de princesse. »
Alors Napoléon se fit voleur de bourse.
Il était l'empereur déchu, certes, mais refroidir un bourgeois pour lui voler sa bourse ne le dérangeait pas dans l'idée.
Publié par BatisteLeConteur à 09:47:28 dans Les Contes de la Lune | Commentaires (0) | Permaliens
Rip Curl
Rip Curl était d'humeur maussade; cela faisait dix ans qu'il cherchait sa fille dans tout l'univers connu.
Mais ce matin en arrivant sur notre bonne vielle terre il eu une bouffée délirante.
En effet, les antennes d'insecte qu'il s'était fait greffer dans le nez lui indiquaient à l'odeur que sa fille chérie était bien là, mais où ?
Se chargeant depuis son ordinateur central toute les informations disponibles sur notre planète, il choisit d'atterrir sur la place rouge en Russie, en effet, Vladimir Poutine avait été chef du KGB, il possédait sûrement quelques informations.
Après les salutations d'usages et la féerie que suscita l'évènement sur la planète, Rip Curl butta Vladimir Poutine.
Rip Curl ne disait rien de ses motivations, trop peureux pour sa fille qui se cachait toujours. Comme Vladimir Poutine ne savait rien, Rip Curl le butta pour mettre la pression.
Notre bon président Chirac, n'écoutant que son courage, l'invita à toucher le cul des vaches de manière à lui montrer la vie à la française et à faire de la diplomatie à la française.
Rip Curl trouvait le vin délicieux, aussi passa-t-il tout son temps à picoler en brave guerrier qu'il était, comme il ne disait jamais rien, les officiels ne s'aperçurent pas qu'il était complètement bourré.
Rip Curl était désespéré et triste ; on ne lui disait rien sur sa fille. Aussi quand Chirac lui montra les armes françaises, les avions, les chars, les bateaux, lui il montra ce dont-il était capable pour sa fille, et en un éclair, grâce à son vaisseau spatial, qu'il pilotait grâce à son cerveau bionique, il mit une tarte a Chirac et se retira en Bretagne.
En effet Rip Curl connaissait grâce à ses cartes bioniques l'histoire de la légende du roi Arthur, et voulait méditer sur des terres pour lui sacrées.
Jésus, poussé par la grâce de son intuition divine, alla lui aussi méditer sur la roche de merlin. C'est là qu il se rencontrèrent. Ils allèrent dans un troquet pour lier d'amitié. Jésus n'était pas très causant, ils écoutaient de la musique. Le patron était enchanté et prenait des photos, et même Rip Curl dansa sur le rock and roll avec Jésus. Rip Curl sautait partout, il lui apprenait comment on cassait un bar par chez lui.
Au petit matin il proposa au patron tout son or pour le dédommager, ce qu'il accepta.
Ils partirent avec quelques bouteilles pour aller voir le soleil se lever à st Malo avec son vaisseau.
Jésus se confia a Rip Curl, lui expliquant sa mystique, et que les hommes l'avait pris pour un fou quand il avait révélé son nom, mais il n'en restait pas moins le fils unique de dieu, le prince de l'univers.
« T'as raison que c'est des fils de putes, tu sait pourquoi moi je suis là ? Je suis là parce que je cherche ma fille. »
« Et tu ne peux pas la retrouver au flair ? »
« Au flair au flair, elle à pissé partout, je sens son odeur partout, comment tu veux que je la retrouve, toi qui est le fils de dieu tu pourrait pas m'aider ? »
« C'est une demande légitime, ta fille je la voit dans la région des grands canyons, dans le désert du Nevada. Elle n'est pas contente et elle t'y attend avec des armes redoutables. »
« Je m'en fout on n y va. »
Et Rip Curl embarqua Jésus avec lui pour le désert du Nevada.
Dès qu'ils arrivèrent à portée de tir, Rip Curl déclencha son tout nouveau bouclier et encaissa les tirs redoutables de sa fille prête à en démordre avec son père.
Se rapprochant encore il brancha son micro et se mit a hurler dedans plus fort que les bombes.
« Arrête de tirer je suis avec Jésus ! »
Elle tira une dernière salve le temps de comprendre ce qu'elle était en train de faire.
« Jésus de Nazareth ! »
« Et oui, jésus de Nazareth, ton idole le petit jésus. »
« Espèce de connard laisse le tranquille ou je te butte ! »
« Ben déjà arrête de tirer tu va me l'abîmer.
Je veux que tu te marrie avec lui pour le règne du royaume. »
Et la fille pleura c'en était trop pour elle.
Publié par BatisteLeConteur à 09:46:29 dans Les Contes de la Lune | Commentaires (0) | Permaliens
CORTESSE
Cortesse était un jeune soldat de vingt ans.
Embauché dans l'armée du crime et de la violence. Cependant, dans toute cette horreur, il aima une jeune eurasienne du faubourg du lac. Ils se marièrent avec la bénédiction des moines bouddhistes. Arrivé à Paris, Cortesse reprit son travail d'ouvrier. Il rénovait des appartements, sachant tout faire, il travaillait directement avec des architectes et gagnait beaucoup d'argent. Ca marchait bien aussi pour sa bien aimée. Elle avait installé dans leur petite maison en plein Paris une galerie d'art. Elle peignait son pays natal à l'encre de chine avec souvent des enfants qui jouaient. Avec le temps, Cortesse la fit feuler de plaisir, et pourtant elle voulait mourir.
Occupé à lui offrir des pierres précieuses, des robes de haute couture, il ne vit pas as détresse, elle lui avait dit pourtant une fois seulement : « Je me donnerai la mort tu sait, pourtant je t'aime. Mais les gens ici sont trop méchants, comment veut tu que je soit heureuse ? »
Et à peine ses vingt ans passés, elle se planta un couteau dans le cœur.
Cortesse resta sonné, puis longtemps passa à boire des bouteilles de whiskey les unes après les autres à se tordre de douleur, à invoquer la magie.
Le jour anniversaire de sa mort, il lut dans un journal qu'à Paris, les satanistes se donnaient la mort avec de la ciguë. Croyant en un signe du destin, il alla chercher la mort dans un bar gothique. Cortesse cherchait la mort mais ce fut une magicienne gothique qui vint le voir, Habillée de pied en cap tout en noir. Il ne fit pas la différence non plus des signes kabbalistiques qu'elle portait.
« Je sais ce que tu cherches, passes me voir au 13 rue de l'Andalousie, dans le quartier latin. »
Croyant l'affaire entendue, Cortesse finit son verre et disparut. Après une nuit blanche de plus, il sonna au petit matin au 13 rue de l'Andalousie. C'était un hôtel particulier, décoré de statues de dragons, de tentures représentant des groupes de rock gothiques.
« Tu cherches la mort, mais ta dernière heure n'est pas encore venue. Parfois j'entends vaguement le royaume des ombres, je le vois comme un vague souvenir. Mais toi, une personne de l'autre coté viendra te parler. Tu dois aller à Montpellier, la ville du roi Soleil. Dès que tu seras arrivé à la gare, on t'indiquera le chemin. Tu dois passer la porte de la mort, afin d'accomplir ta destinée. Il y a de grands projets pour toi. »
Quelques jours passèrent avant qu'il ne prenne sa décision, puis il prit son ticket. Arrivé à la gare de Montpellier, un fou l'attrapa par les épaules à travers une lumière éblouissante. Il l'entendit : »Tu veux devenir invisible ? Tu marches, tu marches, tu marches encore, avec l'énergie que tu crées, ça fait un éclair, l'éclair appelle les extraterrestres et tu deviens invisible, je te l'ai marqué, je t'attendrai, bon courage. »
Le plan était simple, il suffisait de marcher, marcher, marcher jusqu'à l'épuisement. Après le temps d'une lune à errer dans les rues de Montpellier à chercher la porte de l'au-delà, il s'assit sur une petite place décorée d'un unique arbre. De cet unique arbre se détachât une ombre de la pénombre.
« Je suis issu du royaume des ombres, ne vois-tu pas rien d'étrange ce soir ? » demanda la fée.
« Si je te vois toi qui me parle alors que les rues sont silencieuses. »
« Tu vois juste Cortesse, il n'y a personne. Avant, les soirs de pleine lune, les sages des anciennes tribus nous veillaient, et on leur parlait en songe entre la veille et le sommeil. Les hommes étaient porteurs de l'harmonie entre le ciel et la terre. Mais maintenant tout le monde nous a oubliés, et se réfugie dans les églises. Je te le dit, abandonnez tous vos temples, toutes vos églises. Issus du royaume des rêves, vous viviez heureux au coin du feu, veilles toi aussi Cortesse les nuits de pleine lune. N'oublie pas ceci, je veux que tu sois sûr que le monde est cruel et je te présenterai ta louve. Aies fois en moi et n'oublie pas que le monde est cruel. Courage...Courage...Courage... »
Et elle disparut.
Cortesse après son contact avec l'au-delà revint sur Paris et organisa chez lui des soirées les soirs de pleine lune. Il fournissait à chacun cocaïne et hashish à volonté. Ca lui coûtait cher peut-être mais c'est surtout qu'il finit tabassé un petit matin, et quand il alla dans sa galerie, les tableaux avaient tous disparus. Finalement il retourna voir la magicienne. Elle lui fit comprendre que maintenant il était sûr de la cruauté humaine et qu'il devait retourner parler à la fée. Et il verrait ainsi sûrement sa défunte louve. Au bout de trois lunes à marcher, son corps était de plomb sur les bords de l'église Saint Rock. Il relit le mot du fou : il y avait un post scriptum. Il y a un autre moyen de devenir invisible : aller à Lourdes.
Il essaya de se lever, concentrant toute sa force, mais son corps croulait sous la fatigue. Puisant dans son courage et sa détermination, il se vit lui sur le banc puis se retourna, vit l'église, se tourna encore, et au troisième dans les Cévennes habillé en chaman. Il incantait avec son bâton chantant la magie, ne cessant de danser, il voyait qui accourrait depuis la plaine une louve vengeresse.
COMMENT CORTESSE METTRA UN TERME A LA CRUAUTE HUMAINE ?
SUITE AU TOME 2
Publié par BatisteLeConteur à 09:37:58 dans Les Contes de la Lune | Commentaires (0) | Permaliens
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