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Le Gob

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Un peu plus de bipolarité... | 06 juillet 2008

... ou rectification(s) ?


"Délires schizo-maniaco-psychotiques"

Je ne suis pas très fane de J.J.G, mais quand j'étais petite je trouvais cette chanson plutôt marrante (d'ailleurs on se demande pourquoi... je devais vraiment être petite). Le but était, après que l'on m'ait demandé ce que je chante, de savoir le dire vite :
"Àmédélireschyzomaniacopsychotiques."
Et pas les copines :
"À quoi ?"
...
Oui bon, oké, j'étais vraiment petite, je viens de le dire. (Puis ce n'est pas pire que Marie Poppins et son truc... sa chanson à charabia... que je ne sais pas dire. Encore heureux !)


Voilà. Une longue rémission (après deux ans sans) et une nouvelle période dépressive plus tard, je me rend compte combien je pense souvent mais n'arrive pas à faire un blog de bipolaire digne de ce nom. À savoir, qui y raconte davantage mon vécu, mes symptômes, mes phases. Plus immédiat en quelque sorte. Même s'il y a de l'effort...
Pourtant il y a toujours un grand intérêt à trouver ce genre de supports. Parce que c'est une maladie que l'on ne connait que peu, comme je l'ai déjà mentionné. Et parce que, mis à part une médecine encore tâtonnante et qui pour le moment émet beaucoup de généralités sujette à modification (par défaut), lire ce que vivent les personnes directement concernées, leur façon d'apprivoiser les difficultés mais aussi les banalités du quotidien et leurs relations, est une très bonne approche. À condition cependant, que ceux-ci soient un minimum informées et n'interprètent pas leur maladie.
Évidemment c'est une critique.
Car je suis tombée sur quelques blogs qui ôtent beaucoup de crédibilité au fait que ce n'est pas un mal-être classique, une simple réaction fébrile ou juste une formalité, voire pire, un théâtre pour personne en mal d'attention. Il y a vraiment un terrain pathologique, psychotique, et cela peut être très grave. Si les bipolaires décrètent eux-mêmes qu'ils sont bizarres, anormaux ou des rebuts, des faibles, forcément les idées reçues ont de quoi s'alimenter encore bien longtemps. Surtout qu'il n'y a pas lieu de se prononcer ainsi quand on n'a pas les mêmes dispositions que les autres. (Cela dit même sans pathologie, il existe des gens largement plus crégnoses... et j'en connais une poignée.)
Ensuite, faire l'éloge de la bipolarité comme d'une originalité remarquable, est absurde. L'exaltation maniaque non seulement ne fait pas le poids face à la souffrance qui fait l'autre pôle, mais avant tout on a pas idée de faire l'éloge de la souffrance. Aussi, dire que la bipolarité est la maladie des grands hommes (comme il est tentant de faire passer le mot), m'insupporte le plus. Je déteste particulièrement cette façon de conceptualiser les choses. Pire : tenter de les légitimer dans une suprématie purement théorique (et rien d'autre). Pourquoi pas "La Fabuleuse Pathologie des Extraterrestres Surdoués" en sous-régime dopaminergique ?
C'est comme pour tout et partout : il y a des gens bien, il y a des victimes, il y a des gens très intelligents, des infinis idiots et des connards finis, etc. Souvent il y a des personnes qui, comme chacun le ferait, essaient juste de comprendre pourquoi moralement, affectivement, nerveusement, ils ne vivent pas les choses aussi facilement que la plus part de ceux qui les entourent.

En fait ("finalement" je devrais dire, le sujet n'était pas là) ce sont les quelques rectifications qui pourraient être bienvenues. Lorsqu'il est question de se monter la tête. Lorsque l'on rencontre ce genre de définitions sur le web. À user, donc, sans vergogne.

Heureusement, ce n'est qu'une petite minorité (je trouve). Je suis également tombée sur beaucoup de sites et blogs, bien sûr très intéressants, mais surtout très instructifs que cela soit voulu ou non. Qui racontent des démarches, qui parlent de sentiments en grande simplicité. Des forums où l'on aborde sérieusement et sobrement les questions. Cela vaut souvent plus qu'un exposer scientifique. Et peu importe ce que je pense des thérapies, des médocs, ce genre d'attitudes est toujours plus appréciable.

Bien entendu, comme il est plus facile d'étendre une critique que l'inverse, je ne me priverai pas d'en rester là. À part dire que c'est bien, en rajouter une tartine serait superflue (la lèche c'est mal). Je laisse le soin aux associations et professionnels de donner des informations, aux personnes intéressées le soin de les diffuser et de témoigner d'eux-mêmes.

En ce qui me concerne, si de temps en temps l'envie m'en prend, tant mieux. Autrement, mon but n'est pas de se donner des obligations.


À suivre...

Publié par droledoctobre à 22:22:47 dans Trismegisme | Commentaires (2) |

Difficile... | 11 mars 2008

... d'être régulier, lorsque l'on est pas convaincu(e - dans mon cas).


Ce que je me dis de temps en temps, en pensant à ce blog. Mais s'il y a une chose que je n'ai pas envisagé, c'est bien de devenir une accro des statistiques - puisque j'ai eu l'occasion de lire plusieurs sujets là-dessus. (Ouep, quand je dis "comprendre cette sensation qu'on appelle blog", je ne fais pas semblant.)
V'voyez l'genre ?
Un post, deux post... je regarde mes visites. Et au fil des notes, cela devient une vraie marotte. Puis dès qu'il y en a un peu plus, je tente d'en faire un chouya encore plus. Ou du moins espère. Un peu plus à chaque fois. Puis dès qu'il y a une baisse, je me demande ce que je pourrai faire comme sujet intéressant pour, à défaut d'augmenter le flux, revenir à niveau. Etc...
Aussi, me faire un ordre d'être régulière pour mes visites - par conséquent pour mes stats également, cela va sans dire -, et pour celles déjà conquises, et pour en conquérir de nouvelles.
Un peu caricatural et même simpliste (ce n'est qu'une ligne parmi une multitude de variantes... mouais métaphore quand tu nous tiens...) mais on en est tous là, quelque part, pas loin... sinon quel intérêt y a-t-il à se raconter en publique si l'on ne regarde pas combien nous écoutent ? (Sans métaphore aucune ce coup-ci...)

Hooo...
Je commence à capter. Mais je commence seulement. Pourtant cela a l'air si simple. Pourtant cela m'échappe tout de même. Pourtant ce n'est pas faute d'avoir, à un moment, aimé jeter un œil (parfois, heureusement ce n'est qu'une métaphore) quotidien sur les performances de mes statistiques (là par contre c'est de l'ironie). Sauf je ne me leurre pas, je sais très bien ce que cela veut dire... j'apparais comme tout le monde dans les dernières publications de blogg.org, et comme me l'ont révélés les mots-clés dans les outils de ce dernier, sans me douter - ni faire exprès - j'ai mis un terme récurrent dans les moteurs de recherche.
En somme, fastoche, rien de bien folichon.

En conclusion, une motivation que je peux toujours commencer, sans finir de la comprendre. Puisque d'expérience, elle n'est pas acquise du tout.

Et pour les trismes du jour, je dirais que je ne suis pas la seule (krrr, krrr, krrr).


À suivre...

Publié par droledoctobre à 17:48:03 dans Trismegisme | Commentaires (0) |

(Une) parenthèse dans... | 06 février 2008

... la parenthèse.
Et pas plus, je l'espère, même si affinité.

Il y a un esprit critique qui sommeil ici, et qui parfois n'arrive/n'aime/ne veut pas se taire... mon côté (doux et silencieux - large sourire) silence des agneaux qui l'a met en veilleuse, à l'avantage de Hannibal Lecter seulement (encore plus large sourire).

Bien sûr, si en général je critique certains faits ou choses, je m'abstiens de critiquer le peuple. Tant qu'il en va de la liberté de chacun... que chacun soit heureux dans ses choix (et que l'on me foute la paix aussi).

Mais une fois n'est pas coutume.

Voici un détail qui sous mes yeux innocents, puis rieurs - déjà moins innocents là - ne manque pas de me hausser un sourcil, avant de me hausser les coins des lèvres.
Sourire en grinçant des dents, c'est possible (que serais-je sans mes trismes ?).

Je regardais... d'abord la pile de prospectus entassée du jour malgré le gâchis que tout le monde leur connaît; ensuite leurs pages (tant qu'à faire) et ce dont il est bon profiter pour régaler le commerce : nos futilités.

Passons le nouvel an chinois et la Saint-Valentin dans ce qu'ils connaissent de bouffe, pour ne garder que la seconde (la St. Valentin, on avait compris) et sa notion du plaisir.
Le plaisir de l'autre.
(Se reporter au(x) slogan(s) en lettres italiques roses, rouges ou dorées.)


J'adore les cinq, six et même sept pages de lingeries, de dentelles, strings et porte-jarretelles en tous genres... suivie de la pauv' page de slips et caleçons 100% coton, côté homme, agrémentée de quelques chaussettes pure laine pour combler le peu.

Du fait d'avoir dû faire valoir son scénario en le publiant sous forme de livre; faute au sujet de la prostitution masculine difficilement admissible dans les mœurs sociales; Josiane Balasko disait que les femmes étaient les dernières gardiennes du machisme masculin.
De la même façon que leur silence nourrit ce tabou, ce que m'inspirent les suggestions de ces pages publicitaires fort polluantes (dans tous les sens du terme) se résout au même.
Embecquer une vision des choses motivée par un taux de testostérone bien masculin (je reste courtoise dans mes mots uniquement parce que je suis courtoise).

Que l'on me dise pas que la domination et le machisme ne trouvent pas là leur compte. Il n'y pas que le commerce, qui suggère une parade dans l'irréciproque. Pire est l'acceptation, la validation. Et tout ce que l'on pourra trouver pour sa défense me semblera toujours n'être que de piètres excuses, quand on sait qui, au final, en tire réellement profit.

Si certaines femmes sont les dernières gardiennes, la Saint-Valentin permet de les cibler d'autant plus.
Je changerai d'avis le jour où il sera admis qu'elles aussi mettent tout en œuvre pour arriver à leur satisfaction. Quand, également, il sera admis d'utiliser les hommes pour cela, par exemple. Pas tant qu'elles seront en position inverse et à sens unique.

Publié par droledoctobre à 22:20:00 dans Trismegisme | Commentaires (0) |

La Faisgaffetisation... | 29 septembre 2007

... chronique aiguë est pire que tout autre mal. - 20302339 -

Pourtant je suis bipolaire. Pourtant des liens de comorbidité, la phobie sociale dispute largement la première place de la précédente. Pourtant je suis également spasmophile et lorsque, notamment par ma phobie, je suis déjà en phase dépressive, ce sont les crises de tétanie qui m'assaillent. Pourtant je compte aussi quelques troubles de nutrition, passagers je l'espère, qui me compliquent un quotidien déjà suffisamment compliqué...
MAIS !
Combien tout cela, il m'arrive de me pencher ailleurs que sur mon nombril, et de ressentir une compassion frisant presque l'hilarité.
J'ai dit presque. Malheureusement, je ne suis pas moqueuse. Même si souvent j'aimerai bien l'être.
Et ce n'est pas faute d'avoir essayer.

 

Auparavant, j'avais envie d'écrire quelques mots - autant dire quelques phrases - qui me passaient par la tête à ce moment-là. Sans motivation spécifique. Ni but précis.
Ce qui était sans compter l'exercice de la morale, ô longue et inutile morale, dont on ne m'avait pas fait démonstration depuis très longtemps.
Je ne me souviens plus pour quelle raison je pensais à ce monde, petit monde, qui m'entoure même si je reste à distance de son petit, tout petit, comité. Le fait est - classique, je pense - que, comme il est toujours préférable de regarder le postérieur des autres, plutôt que de se risquer à trouver un problème autour du sien, même le plus petit des comités peut se montrer d'une grande efficacité à la tache.

Peut-être le sentiment d'être libre - quelle ironie lorsque l'on ne s'illusionne pas avec celui-ci - m'a laissé vagabonder sur ma loi du plus faible, sans m'attendre à ce que l'on vienne me bousculer, tout au fond de ma tanière que je suis, par un long discoure, agressif s'il en est.
Peu de temps après, ce serait presque que l'on me rappelle à l'ordre. Un peu comme si au moment où je me décide à penser - des choses qui arrivent ! - on venait me contredire, ne serait-ce que pour contrecarrer cette façon - ironique encore - dont j'ai l'air - j'ai bien dit l'air - de me croire libre et qui insupporte plus d'un.

Il n'y a qui que ce soit dans cette bande de quilles (voilà qui illustre parfaitement le genre d'acte que cela m'inspire héhéhé), donc il n'y a quiconque qui me connaisse en tant que personne, qui sache ce qu'était exactement ma vie avant, et ce qu'est devenue ma vie maintenant. Mais tout le monde a tellement de choses à en dire.
J'ai pour habitude de croire que lorsqu'on ne sait pas et que l'on parle quand même, on ne peut que raconter des bêtises. Des conneries, même, pour me montrer plus à la hauteur des propos que je suscite.
Ce qui me gène, ce n'est pas ce que l'on me dit. C'est que l'on se permette de me le dire. Ce que je fais avec personne, par décence et respect.
Car c'est bien de respect dont il s'agit. On me respectait davantage à 20 ans que maintenant la trentaine passée. Parce que j'avais un travail plus intellectuel, de l'argent et une meilleure garde-robe.
Ce n'est pas une blague. Ce point de vue est peut-être simpliste, mais il faut croire que je n'en suis pas le point de départ. Le comportement, les sujets moralisateurs sont sans équivoques.

Aller... je ne suis pas la première, ni à parler, ni à observer, ni à faire l'expérience des classes sociales. Que ce soit dit.
Le problème est que je ne me défends pas. J'accuse, ce qui n'est pas bon pour ma santé.
Parce que cela implique d'autres membres de ma famille. Parce que le meilleur moyen d'encourager la critique, est d'y répondre. Puis parce que finalement, à quoi bon se justifier ? (Puisqu'il était précédemment question du besoin que l'on peut avoir à le faire.)
Également parce que la défense est pire pour ma santé.
Ce qui une fois encore reflète les choix face auxquels je ne suis pas confrontée, mais entre lesquels je suis coincée.

Pour tout cela je conclurai donc, en définitive, que si les empêcheurs de tourner en rond s'assurent régulièrement que je ne m'ennuie pas dans mon petit monde - petit qu'il est lui aussi - et merci à eux (!!!), la sagesse comme on le sait, est une longue histoire de temps.
Je parle de leur sagesse, bien sûr.
Je parle de mon temps, forcément.

À suivre...

Publié par droledoctobre à 23:39:49 dans Trismegisme | Commentaires (4) |

La loi... | 28 septembre 2007

... du plus faible - 120907 - 1502/1727
Derrière mon silence, je serai toujours plus libre que quiconque jamais ne le sera.

Appauvrie de toute défense, de toute explication, de toute justification, j'aurai toujours les cartes en main.
Je ne dépendrai plus des besoins que suscitent les autres, ou de celui qui tend à prouver que j'ai une valeur dans la masse.

Je garderai l'essentiel, là où nul n'a besoin de le savoir, et laisserai les interprétations les plus difformes se donner l'illusion de connaître quelque chose, dont rien ne leur appartient. Pas même un sens.

Je regarderai ceux qui devant moi s'imaginent maîtres de leurs limites, fuyant cette aberration totale. Dire qu'on se les imposent les uns aux autres, ou simplement : qu'on nous les impose - ce qui revient au même - est certes une banalité qui m'afflige, mais je respecterai qu'elle ne soit pas une banalité plus sociale.

Je me tairai donc. Davantage. J'écraserai mes élans, mes envies.
Je resterai conforme. Après tout, l'envie n'est pas un besoin.

Le besoin, trois fois que je le cite. De quoi se nourrit la nature humaine ? D'une ligne directrice, de lois tacites ou non, d'expression, d'illusions, mais aussi de choses consistantes, d'objets, de cadre...
Le pouvoir et les moyens sont les derniers que j'ajouterai à cette liste, combien plus longue, toutefois relative à chacun.
Et pour le paradoxe qui me motive, je ne garderai que ce qui me concerne : les lois, seules dont je dispose.

Pas celles que l'on adoptes, puisque nous les connaissons tous et n'en sommes pas forcément l'origine. Mais celles que l'on se définit.

Ainsi, avoir ses propres convictions pose un choix, le faire isole. Réduit les possibilité, de construire et d'avancer vite. Réduit le matériel qui rassure ou qui, brandit, dresse un portrait de soi.
Le savons-nous également ? Bien sûr que nous le savons, consciemment ou inconsciemment, que de ne pas suivre les règles exclu.

C'est tout ce qui me réduit en consistance, pour l'intérêt général - et dans tous les sens du terme - et c'est ce qui me réduit au silence.

Ce n'est pas un tord de penser ainsi. Je veux dire, que les juges qui ne donnent pas chère de ma vie, ma personne, n'ont pas forcément tord.
Moi non-plus, de les juger à mon tour.

Lorsque ses propres convictions prennent le dessus sur les normes, il faut bien se demander ce qui est le véritable échec.

Ce que je fais.
Ce qui a été et sera le début.

À suivre...

Publié par droledoctobre à 23:56:01 dans Trismegisme | Commentaires (0) |

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