Il y a un livre qui m'a souvent fait de l'œil par le passé : Will Self "Mon idée du plaisir". Je ne l'ai jamais lu, mais ce serait peut-être un temps adéquat. Maintenant, est-ce que j'en ai envie ?
L'un des derniers moments que j'ai apprécié, a été de m'endormir avant l'orage. Lorsque la température baisse et que le ventilateur sert enfin de façon significative. En opposition à la torpeur du sommeil, quelques chose comme cela. D'une côté s'apaiser, de l'autre succomber.
Auparavant, c'était de faire du pastel en découvrant de vieux disques d'Alice Cooper et David Bowie... dont le fameux Killer et l'incontournable The Rise and Fall of Ziggy Stardust (et son tralala d'araignées). Deux jours entre le passé et l'inconscient. Résultat : quand je regarde mon chef-d'œuvre (c'est ironique), des refrains comme "You drive me nervous, nervous, nervous" me surgissent à l'esprit... les violons de Desperado (et Jim Morrison décidément dans les parages). Sans oublier l'excellente, funèbre conclusion du titre Killer...
Les contes de la Bécasse, de Maupassant, ont également été pour une rigolade très appréciable. Sacré cochon de Morin !
Je pourrais continuer ainsi dans mes sujets d'intérêts et de découvertes... sauf que je ne souhaite vraiment pas dresser de résumé. Habituellement on se met à son avantage, jamais l'inverse. On raconte peu ses propres idioties et la moindre once de culture flatte mieux l'bout d'gras qu'une agence publicitaire sous un contrat de plusieurs millions.
J'aurais trop peur de me faire une image.
À présent je cherche ce qui pourrait occulter ce que j'ai de pénible à supporter en ce moment. Dès qu'il s'agit de subir, forcément, mes phobie, bipolarité et spasmophilie vont mal. Façon de dire très spontanée... à réellement parler je vais être plus précise : je vais mal.
Comme déjà dis, j'ai du travail. Bien sûr je n'ai pas claqué des doigts pour cela. Ce sont des efforts étalés sur une poignée d'années, cinq ou six. Juste pour du temporaire et partiellement assisté, mais le seul professionnel à qui j'en ai parlé (un médecin généraliste) m'en a félicité. Évidemment, je m'en félicite aussi.
Malheureusement, je suis passagèrement (car pas toujours) amenée à rencontrer quelques personnes rudes, irrespectueuses, stressantes. Je fais avec. Mais mon ennemi reste le temps. Le temps qu'il me faut patienter. Le temps libre dont je dispose pour accuser leur tempérament. Le temps et loisir d'y réfléchir. Puis le sanglier en moi, qui pour l'instant se tait, ne voudrait pas que l'on abuse trop longtemps de sa patience.
De tout ce que j'ai écris depuis des années, depuis longtemps je ne conçois plus ne serait-ce que l'idée de tenter ma chance auprès des maisons d'édition (je reviendrai peut-être sur la raison plus tard). Néanmoins pour une fois, je flatterais ce que ce système a d'utile : son mensonge, vital.
Voilà pour ma vie qui laisse à désirer : je remercierai sous peu Harry Potter (J. K. Rowling surtout) pour qui l'aventure finit toujours à peu près bien, tout en promettant subtilement une suite.
Bonne procuration à moi et à bientôt.
...
Il est vrai qu'une bibliothèque serait un bon endroit pour passer quelques moments passifs et tranquilles. À la fois je pourrais, à défaut de vouloir vivre avec les autres, observer la vie qui m'est alentour. C'est-à-dire que dans les jardins il n'y a pas de clim (!!!)... je plaisante. Puis par dessus tout je n'ai pas envie d'aller dans les jardins, en cette saison.
Pour finir sur un peu d'effort, ma dernière décision inhabituelle a été, jeudi passé, de participer à la 10ème journée du dépistage du cancer de la peau. Braver un peu ma phobie sociale, autrement dis ma plus grande peur, pour me soulager d'une inquiétude... autrement dis, encore une peur, une de plus.
Aller... par ces temps étouffant, tout cela mérite bien une glace... mon idée du plaisir.
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