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Le Gob

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Quotidien, deux... | 15 février 2008

... zième (!!) chose... (328/728)
Quoique je devrais plutôt dire personne, qui m'a fait cogiter ces derniers temps.

Il y a eu cette conversation téléphonique (à défaut de voir la personne en question - sensée, je maintiens toujours - davantage que tous les trois mois) où, je crois, nous parlions de tout et de rien lorsque au passage, nous avons légèrement évoqué le destin. Pour ma propre caricature, j'exagère souvent avec mon manque de conformisme et mes penchants pour l'hérésie, par des "ch'crois pas" à tout va et même une petite grimace de cornichons acides quand je cœur m'en dit (la tronche de ma cousine aussi, héhéhé... eu pardon. Cela dit, elle ne me loupe pas non plus). Donc, comme toujours, après avoir dit que je ne croyais pas au destin - que c'était notamment une façon de se donner une définition plus concrète d'un monde trop aléatoire pour être rassurant -, forcément nous avons basculer sur moult sujets tels que la volonté qui, pour moi, comme la possession (voir note du 23.01.08), n'est non plus si concrète que l'on veut bien s'en donner la notion au quotidien. Bref, pour ne retracer le fil de notre discussion point par point et tout ce qui en a découlé, etc.

Tout cela pour en arriver à dire que j'avais des idées très arrêtées sur la société, et que évidemment je n'étais pas d'accord là-dessus.
Que mes exemples étaient peut-être trop rigides. → Effectivement, parce les exemples qui gravitent autour de moi le sont.
Qu'il n'y avait pas que ces cas de figures-là. → Je le sais, mais c'est une majorité que l'on peut classer dans les normes.
Et pour ne citer que ces deux grandes lignes parmi la passionnante tripotée, encore etc.

Pour une fois qu'il était intéressant de se défendre - puisqu'il s'agit d'une rare personne avec qui tisser un parallèle s'avère enrichissant - malheureusement je n'ai pas su le faire. Ou plutôt pas aussi facilement que j'ai l'air de l'écrire ici. Ce qui m'a amené à retrouver un sentiment familier pour les phobiques, celui de la confusion.
Les situations les plus flagrantes restées dans mes souvenirs où ce sentiment était presque sans appel, concernent surtout l'inconnu. Tel que un endroit (bien que cela a plus souvent connu les panique et détresse caractéristiques de la phobie), un élément nouveau (sur lequel je n'ai suffisamment d'approfondissement pour me construire une opinion), une émotion inattendue (souvent peu engageante, comme le reste). Le tout dans une démesure irrationnelle, qui laisse des traces durablement. Il faut dire que l'on m'a souvent pris à parti inutilement, soit sur le passé de mes aînés, soit sur des choses personnelles dont je n'ai pas à répondre.
Puis il y a l'agressivité.
Non qu'il y en ait eu dans cette conversation (au contraire), mais l'effet en était proche. De la même manière que si l'on m'assaillait, je me suis retrouvée à défendre mon point de vue dans un vague, bien plus complexe nerveusement que la décontenance ou le simple manque de répartie. Bien sûr pas d'un coup, comme le suscite la surprise (je disais juste avant : l'inattendu), mais au fur et à mesure, ainsi que la discussion s'engrainait en confrontation d'idées contradictoires. Simplement parce qu'il suffit d'avoir une voix ferme -
c'était le cas - comme parfois il suffit juste de hausser le ton, d'avoir la réplique rapide.

Depuis, j'ai repensé entre autres à la "faisgaffetisation", ou ce qui me l'avait insufflé précisément : un discours moralisateur et agressif. Ma réaction avait été de presque finir en justification - ne serait-ce que pour contredire le sujet précédent la "faisgaffetisation" -, sans compter que cela m'avait coûté d'exposer quelques détails, peu de mon goût pour la discrétion et l'anonymat (surtout dans mon monde de quilles bêtes et méchantes, c'est plus que regrettable).
En général, je me contente d'être banale, sachant pertinemment que trop encré dans un quotidien aux normes, on ne peut accuser que difficilement ce qui me concernent. Je réalise souvent le décalage entre ce qu'il convient de dire et ce que j'ai réellement à dire. De plus la poignée de gens qui pourrissent mon cadre est bien trop superficielle, médisante et imbue d'une expérience depuis longtemps dépassée, pour m'accorder un quelconque sens du discernement. Raisons pour lesquelles - en plus des méfaits sur ma santé -, je laisse le monde se faire les idées qu'il souhaite se faire. Aussi, je sais bien qu'il n'y a pas mille réponses à l'agressivité. Et pour celle qui consiste à se braquer, avec une phobie sociale cela peut tant renfermer sur un sentiment de paralysie (ha encore une) des plus frustrants, que j'en suis venue à réfléchir sur la position qu'il convient au mieux d'adopter. Ce n'est pas la première fois que j'en arrive à réévaluer mon silence. Notamment sur le fait de ne pas encourager les bassesses par une réponse et de ne pas lutter vainement contre l'imbécilité. Lorsque je vois que l'on m'arrache quand même une réponse ou que l'on abuse de ma politesse (par manque de politesse), je me dis que si je ne protégeais pas mes proches, je ne forcerais certaines silences et dirais les choses adéquates, au lieu de me braquer puis m'embourber dans l'évitement. Autant je me dis que si je trouvais le moyen d'encaisser l'animosité, je ne me braquerais même plus. Car c'est ce qui me pose problème. Me braquer. Cela me met d'emblée en situations de subir, de me confondre (au mieux), m'enfoncer à mon insu (au pire). Peut-être devrais-je à mon tour faire davantage preuve d'agressivité. Mais à ce moment-là ma réflexion repart en sens inverse : ce serait aussi répondre à contre cœur... et ainsi de suite.
Peu évident. À creuser encore.

Pour en revenir à ma conversation téléphonique, la personne au bout du fil m'est suffisamment amicale pour que nos contradictions se soient finies sur la même conclusion : chacun son avis. Auparavant, ma défense a été de lui parler de mes idées par leurs raisons d'être. De la même manière que je lui évoquais ce blog, "justement c'est ce que je disais...", je dirais également : "comme je l'évoquais à nouveau avec cette personne...", toujours dans la perspective d'un autre apprentissage - comprendre à table rase, ce dont je ne ressens aucun besoin et inversement, des besoins que je ressens sans les comprendre - telle est l'observation que je porte sur autrui au travers de ce qui m'est environnant - réel ou d'après médias (les thèses et images sociales selon les autres, comme un juste retour). La considération qui s'en suit résulte de ma réflexion et mon affectif, voilà. Rien de très originale me dira-t-on. Sauf pour quelqu'un qui, d'un côté est exclu et souvent en proie aux critiques à cause d'une façon de vivre mal comprise et par conséquent désapprouvée (qu'est-ce que ce serait si l'on savait ma bipolarité ?); et qui d'un autre côté choisit de se conforter dans ses idées plutôt que de se conformer à ce qu'on lui reproche de ne pas être... s'intéresser au-delà de la motivation humaine (c'est mon dada), pourrait sembler un revirement. Pas vraiment (tant que mon optique reste inchangée). Car avoir ses opinions, ses convictions et y tenir, cela a tout de remarquable mais cela reste de l'individualisme à petite échelle : la mienne. On le sait, le monde n'est pas fait ainsi. Et maintenant que je dois recommencer ma vie, réintégrer un minimum (mais le stricte vital alors), m'isoler autant n'est certainement pas la meilleure voie ni de l'envisager, ni de le faire...

Autrement dit, ce que j'ai - en partie - résumé en deux phrases plus haut. Évidemment les mettre ici à l'écrit bénéficie moins de naturelle, mais tout ceci semble assez bien.
Pourtant, non.
Je n'avais qu'une chose à dire et je ne l'ai pas fais.
Je ne crois pas en l'absolu. (Quelqu'un s'est cogné la tête ?)
Blablabla du mal à envisager l'absolu dans un monde qui change tout le temps, évolue, se surpasse constamment... alors trancher sur mes idées (voire m'endormir dessus, même si le sujet n'est pas là)... surtout si elles concernent le monde et ceux qui (parmi d'autres) le font. Blablabla...
En somme, je suis la première à dire que je ne parle jamais de totalité mais de généralité. Quelques mots suffisaient et je suis passée à côté.

Et tout ceci; car aucune réflexion ne saurait être vaine; pour voir que me voici de retour à un quotidien qui lui non plus ne m'est pas nouveau (parfois j'me fais l'effet d'une vieille carne). Après un hiver de six mois passé engloutie dans une tanière, je reviens à un travail sur moi-même commencé depuis déjà sept ou huit ans. Même si les causes et facteurs - le bruit, l'agressivité, l'évitement étant des plus minimes - restent toujours très complexes, il y a que entre temps, de ce qui a changé, évolué, moins de fatigue physique et moins de fatigue nerveuse, je reprends sur un pied de guerre plus solide et plus assuré.


À suivre...

Publié par droledoctobre à 22:33:00 dans (Entre temps) | Commentaires (0) |

(Une) parenthèse dans... | 06 février 2008

... la parenthèse.
Et pas plus, je l'espère, même si affinité.

Il y a un esprit critique qui sommeil ici, et qui parfois n'arrive/n'aime/ne veut pas se taire... mon côté (doux et silencieux - large sourire) silence des agneaux qui l'a met en veilleuse, à l'avantage de Hannibal Lecter seulement (encore plus large sourire).

Bien sûr, si en général je critique certains faits ou choses, je m'abstiens de critiquer le peuple. Tant qu'il en va de la liberté de chacun... que chacun soit heureux dans ses choix (et que l'on me foute la paix aussi).

Mais une fois n'est pas coutume.

Voici un détail qui sous mes yeux innocents, puis rieurs - déjà moins innocents là - ne manque pas de me hausser un sourcil, avant de me hausser les coins des lèvres.
Sourire en grinçant des dents, c'est possible (que serais-je sans mes trismes ?).

Je regardais... d'abord la pile de prospectus entassée du jour malgré le gâchis que tout le monde leur connaît; ensuite leurs pages (tant qu'à faire) et ce dont il est bon profiter pour régaler le commerce : nos futilités.

Passons le nouvel an chinois et la Saint-Valentin dans ce qu'ils connaissent de bouffe, pour ne garder que la seconde (la St. Valentin, on avait compris) et sa notion du plaisir.
Le plaisir de l'autre.
(Se reporter au(x) slogan(s) en lettres italiques roses, rouges ou dorées.)


J'adore les cinq, six et même sept pages de lingeries, de dentelles, strings et porte-jarretelles en tous genres... suivie de la pauv' page de slips et caleçons 100% coton, côté homme, agrémentée de quelques chaussettes pure laine pour combler le peu.

Du fait d'avoir dû faire valoir son scénario en le publiant sous forme de livre; faute au sujet de la prostitution masculine difficilement admissible dans les mœurs sociales; Josiane Balasko disait que les femmes étaient les dernières gardiennes du machisme masculin.
De la même façon que leur silence nourrit ce tabou, ce que m'inspirent les suggestions de ces pages publicitaires fort polluantes (dans tous les sens du terme) se résout au même.
Embecquer une vision des choses motivée par un taux de testostérone bien masculin (je reste courtoise dans mes mots uniquement parce que je suis courtoise).

Que l'on me dise pas que la domination et le machisme ne trouvent pas là leur compte. Il n'y pas que le commerce, qui suggère une parade dans l'irréciproque. Pire est l'acceptation, la validation. Et tout ce que l'on pourra trouver pour sa défense me semblera toujours n'être que de piètres excuses, quand on sait qui, au final, en tire réellement profit.

Si certaines femmes sont les dernières gardiennes, la Saint-Valentin permet de les cibler d'autant plus.
Je changerai d'avis le jour où il sera admis qu'elles aussi mettent tout en œuvre pour arriver à leur satisfaction. Quand, également, il sera admis d'utiliser les hommes pour cela, par exemple. Pas tant qu'elles seront en position inverse et à sens unique.

Publié par droledoctobre à 22:20:00 dans Trismegisme | Commentaires (0) |

Quotidien, un... | 03 février 2008


... peu de matière simple à cogiter. (3018m)
Ou matière à mettre un peu de mon quotidien dans ce blog.


Entre temps, il y a deux trois choses, assez ordinaires pourrait-il sembler, qui m'ont fait réfléchir. Encore une fois, il y a de quoi alimenter cette façon péjorative que j'ai de jeter un œil sur ma propre réflexion et dont je n'arrive décidément pas à me défaire. À vrai dire, rien de ce que je dis ne m'est nouveau, d'ailleurs possiblement pour d'autres non plus (oui, je n'ai pas inventé le fil à couper le beurre, quel dommage)... et l'impression de faire du réchauffer est impitoyable.
Mais combien même. Un peu de concentration, je m'accroche et tente de passer outre de faciles influences (l'œil péjoratif, en premier exemple), conditionnements et tralala, voire complexes. Exit toute
lecture, savoir, préjugés, avis extérieurs, etc, aussi divers soient-ils.

Je ne sais plus rien et observe simplement :

Donc dans mon entourage, réellement, il n'y a que trois personnes (sensées qui plus est - ce qui est bien utile - comme je ne me lasse pas de le répéter). La première, je la vois tous les trois mois; la seconde, toutes les trois semaines; et enfin la dernière, tous les jours...
Il est toujours drôle d'envisager les gens par le temps qu'on leur accorde... quand celui-ci le permet, bien sûr.

Parmis elles, la dernière citée a connu une petite mésaventure que j'ai eu l'occasion de partager. Le long d'une semaine ordinaire, d'abord cela a commencé par un mal d'oreille et quelques suspicions quant à une otite. Puis est arrivé un mal à l'œil (un seul) et tous les aspects d'une bonne conjonctivite. Pour finir sur un engourdissement, rapide et progressif, de toute une moitié du visage.
En fouillant un peu sur le net - le but était de se rassurer - on a découvert que les causes étaient nombreuses, des mst à un simple coup de vent, jusqu'à même pas de cause tout court. Mais surtout nous sommes tombés sur le site ou blog d'une jeune homme qui racontait sa journée en détails, lorsque la même chose lui est arrivée. Lui-même concluait disant qu'il espérait son témoignage utile, et pour le coup, il l'a plus qu'été.

J'ai déjà abordé le fait de savoir une chose et d'en prendre conscience, la différence qu'il peut exister entre les deux. Concrètement, ce sont ces circonstances qui m'ont fait prendre conscience de l'importance qu'il y a de se faire témoin ou son propre biographe. Mis à part le souvenir ou l'exactitude que peu effacer le temps, l'intérêt qu'il y a de partagé son vécu.
La raison qui me fait observer cela avec un brin d'extraordinaire, est que derrière la multitude de motivations
qui pousse chacun à s'extérioriser et que j'essaie de comprendre sous les aspects schizoïdes - j'ai dis seulement aspects - de mon affectif, cela m'a enfin donné envie de parler d'une chose, précise et bien personnelle. Parce qu'elle fait partie de situations graves dont on ne parle pas, et que c'est un tort.
Je pense que ce sera tout sauf anodin, et pour moi, et pour d'autres personnes qui ont pu connaître ou qui connaissent cela, puisque tant que l'on s'implique sentimentalement ou même professionnellement dans un cadre collectif, personne n'en est à l'abri.

Sans vouloir faire de suspens, comme toujours...
À suivre...


P.s. : Pour finir l'histoire de la paralysie faciale, elle s'est soldé par les urgences en plein milieu de la nuit - on ne pouvait pas dormir avec l'idée d'un anévrisme éventuel. Plus de deux heures de poireautage, si ce n'est trois, pour un examen à la volée (nous étions étonnés de voir que même un thermomètre était du luxe dans certains hôpitaux parisiens, alors de quoi ausculter une oreille... il ne faut pas abuser). Évidemment, avec ma phobie sociale j'ai préféré avoir l'air bête debout dans un couloir lugubre, plutôt que d'être mal à l'aise dans une salle d'attente surchauffée. Bref, tout cela pour pas grand chose, si ce n'est la joie de découvrir des locaux laissant autant à désirer que les moyens d'y soigner le peuple, et pour avoir des ordonnances qui t'envoient à pétaouchnok alors que t'as tout dans ton quartier.

Publié par droledoctobre à 21:52:23 dans (Entre temps) | Commentaires (0) |

Thèse et antithèse... | 23 janvier 2008

... ou le personnel en mode impersonnel.
Moui... si le GoB avait une traduction ou sa place dans le dictionnaire (soyons fou !), ce serait très juste.

Je suis quelqu'un d'anonyme, et je tiens à le rester.

Note qu'ici je ne m'y soustrais pas. Non seulement, comme je le disais déjà, je trouvais ma présence ici et façon de faire, un peu trop personnel pour un support visible de tous
(je tente de comprendre cette sensation qu'on appelle "blog"); mais faire part de tout ce dont je garde le silence habituellement, qui plus est en occultant ma véritable identité... je trouve cela même carrément ambigu.

Dans le genre péjoratif, je suis un jour tombée sur un "bouquin" qui s'appelle "le psy de poche". Désolée de ne plus me souvenir de l'auteur, pour bien faire les choses.
J'ai regardé le format, donc de poche, et son titre d'un œil critique, puis je me suis demandée ce que pouvait contenir un livre pareil, laissant mes préjugés
(c'était il y a au moins cinq à sept ans avant que l'eau ne coule un peu sous les ponts de la réflexion... bonjour la métaphore !) me soumettre tout ce sur quoi se nourrit le commerce, de nos pauvres états d'âmes.
En fait l'auteur, une psychologue on pense bien, sur ses connaissances et expériences psychologiques acquises dans divers domaines, tente de répondre aux questions qui ressortent en générale lors de thérapies, le tout dans un travail de vulgarisation et, ainsi, à la porter de tous. Mis à part le côté insistant sur l'amour de soi un peu lourd, elle y soulève des vues intéressantes.
Notamment sur le besoin de possession.
Ce qui me ramène aux travaux d'Henri Laborit sur la dominance qui régit le comportement humain. Ce qui me ramène également à Bernard Werber, pour qui au passage Laborit n'est pas non plus un inconnu, et qui dans son Empire des Anges, ne laisse à ces derniers accéder à la pensée de ceux qu'ils protègent.

Pour l'antithèse, je m'appuierais sur d'autres pour parler d'une conviction bien personnelle. Une sorte de complétude, qui m'aidera certainement à faire le pas. Sans m'attarder à expliquer pourquoi je ne crois pas en des termes tels que "la vérité" ou "la réalité" - même si parfois je parle de rester réaliste (sereine ou terre-à-terre serait aussi exacte) - je dirais juste que dans ma vie, ce que je fais de mon existence et de ce que je perçois, je suis à peu de chose près d'accord. Bien que je n'irais pas jusqu'à dire (comme la psy, même si un moment je l'ai pensé également) que réellement nous ne possédons rien; à compter que la définition de posséder est de détenir et d'utiliser une chose (ect...); je pense que combien même le matériel (entre autres) ou ce qu'il représente (confort, sécurité, par exemple) motive la dominance ou nos désirs de domination et d'accession, nous travaillons notre vie pour mettre les choses à notre disposition, mais leur possession n'est aussi concrète que nous voulons le croire. Soit elles ne nous subsistent, soit nous ne leur subsistons pas. Et généralement, on vit peu en les concevant par ce qu'elles ont de temporaire (aussi relatif, long ou court en soit le temps de détention ou d'utilisation).
Sauf ce qui est du corps et de l'esprit.

Houla... que je me fasse bien comprendre : toujours peu une pseudo philosophie illuminatrice (non, sans moquerie) ou je ne sais quoi qui serait pour étaler ma confiture intellectuelle (ou culturelle... se référer au dicton... moins on en a... plus bref !) mais encore une fois, telle est ma simple - voire incomplète - vision des choses.
Je crois qu'il est important de savoir ce que l'on fait, bien au-delà du besoin des apparences et de la performance. Plus précisément ce que nous faisons de l'intimité et de la réflexion. (Voilà qui, me semble-t-il, cadre mal avec certains mœurs de notre époque, non ?)
Par conséquent, j'ai plus ou moins pour perspective que nos pensées nous appartiennent et que les dire tout haut n'a pas vraiment de sens. Que, tant que l'on se contente d'être soi-même sans laisser qui ou quoi que ce soit nous dicter notre façon de le concevoir et de le faire, il n'y a nul besoin d'en exprimer le fait.


Alors, je disais, je suis quelqu'un d'anonyme.
Pour ce que j'exprime, puisqu'un minimum est inévitable, il y a surtout la discrétion. Par exemple, je n'ai aucun signe distinctif - qui est de ma volonté du moins - et ma préférence va franchement aux habits noirs. Face aux gens, je parle peu, et personne ne sais réellement ce que je fais. Mais véritablement on ne peut dire que je fréquente qui que ce soit. C'est un choix. Non à cause de ma phobie, ce qui serait logique, mais par nature.
Bien sûr il existe toujours un fossé que les tabous mettent entre les bipolaires et la société. En revanche pour cette raison, ma propre famille ne me connaît pas. On pense juste que j'ai échoué dans ma vie, avec toute la nécessité du monde que l'on peu avoir à me faire la morale, et personne ne sait que je suis malade. Je crois que les bipolaires ont presque tous cela en commun (j'ai dit presque).
En résumé, voici ce que je suis, ce que sont mes appartenances, pour le monde extérieur.

Attention j'ai dis être anonyme, pas quelconque. Si de me savoir une personnalité me suffit - comme on a tous une tant que l'on se donne la peine de la regarder - maintenant avec tout cela, j'en suis venue à me demander quelle part d'existence je pouvais m'accorder de cette manière ? Quelle place, pour être plus précise, je pouvais espérer me faire dehors ?


À suivre...

Publié par droledoctobre à 22:22:34 dans L'oeil péjoratif | Commentaires (0) |

Néanmoins une chose... | 17 janvier 2008

... que je dois avouer, rien jusqu'ici n'a été inutile.

Comme me disait une personne très sensée dans mon entourage (il n'y en a que deux ou trois en tout... et des personnes, et de sensées !) :
« (...) ce genre d'acte n'est jamais vain même si parfois son apport est minimale. »
(Merci à qui se reconnaîtra.)

Et en relisant un peu depuis le début, je peux même dire que j'ai trouvé quelques points intéressants. À commencer par la loi du plus faible :
« Je ne dépendrai plus des besoins que suscitent les autres, ou de celui qui tend à prouver que j'ai une valeur dans la masse. »
C'est certain. Ne plus dépendre est une chose, s'en passer en est une autre.
(Note qu'il n'était pas question de blogosphère mais de mon petit cadre social pourri... on ne sait jamais, je pourrai l'oublier.)
Puis il y a ce silence dont il est question. Voilà qui est aussi contradictoire - je parlais de paradoxe qui me motive - que le fond. Bien trop personnel à mon goût... pour un support publique. (De longs moments à faire la part des choses.)
Parler de silence.
D'accord.
(Je crois que le concept est déjà exploité un peu partout mais rien n'empêche.)

Pour continuer, de "La Faisgaffetisation" :
« Auparavant, j'avais envie d'écrire quelques mots (...) qui me passaient par la tête à ce moment-là. Sans motivation spécifique. Ni but précis. »
Cependant la motivation, il en est toujours question. Pourquoi ne pas encore mettre cela sur le compte des paradoxes ? Ou encore sur les différents sens des mots, qui n'en sont pas non plus dépourvu. Non que je vois à travers ceux-ci une quelconque philosophie ou illumination
(un brin de moquerie là ?). Mais telle est ma simple, très simple, vision des choses humaines, rien d'autre.

Donc, parler de silence, c'était bien mon but. Et de motivation, cela m'est inévitable. Il était également question de démarche. De perspectives.
« Le fait de s'extraire - en partie - et de peser différemment, pour en définitive réapprendre autrement. »
Ce qui est suffisamment explicite en soi. Même si cela concernait ma bipolarité, je pense que c'est aussi un état d'esprit général, que j'ai fais mien depuis un bon moment déjà.
« Ce qui, après l'identité du blog, sera pour la présentation de son contenu. La démarche d'une bipolaire, en parallèle à celle de ses convictions, que là encore, je tente de comprendre et n'attribue pas uniquement à ma maladie. »
Tout est dis. Presque :
« Mais je crois que tôt ou tard, je définirai plus exactement mon ou mes objectifs. Ne serait-ce que pour me faire le distinguo entre des raisons pouvant être bonnes à exploiter et la réelle motivation, qui souvent me fait défaut. »

(Je l'ai déjà dit que je me répète ?)

Voilà chose faite, pour le distinguo et lesdits objectifs de ce blog qui, finalement, étaient en grande partie déjà là quelque part dans ses lignes. Une fois encore je constate combien, entre temps, je m'en suis éloignée. Comme quoi, il est toujours constructif - même de façon "minime" - de regarder en arrière, de faire un bilan.

Maintenant, je rajouterais et retiendrais une chose. Pour le coup ce sera une impression de déjà-vu, puisque je l'ai déjà tellement dit autrement (que sur ce blog). Pour ne rester uniquement dans mon cadre, mon avis, ma vision; ce qui tend à devenir moins réaliste ou tend à s'enfoncer dans une forme d'auto-aliénation; pour cette raison simplement, il serait bon de poursuivre.


En fin de compte, à suivre...

Publié par droledoctobre à 23:25:49 dans (Entre temps) | Commentaires (0) |

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