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Le Gob

1, bipolaire... 2, phobique... 3, spasmophile... 4, plus si affinités...

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Je suis un peu dans cette recherche. | 21 mai 2008


Il y a un livre qui m'a souvent fait de l'œil par le passé : Will Self "Mon idée du plaisir". Je ne l'ai jamais lu, mais ce serait peut-être un temps adéquat. Maintenant, est-ce que j'en ai envie ?


L'un des derniers moments que j'ai apprécié, a été de m'endormir avant l'orage. Lorsque la température baisse et que le ventilateur sert enfin de façon significative. En opposition à la torpeur du sommeil, quelques chose comme cela. D'une côté s'apaiser, de l'autre succomber.
Auparavant, c'était de faire du pastel en découvrant de vieux disques d'Alice Cooper et David Bowie... dont le fameux Killer et l'incontournable The Rise and Fall of Ziggy Stardust (et son tralala d'araignées). Deux jours entre le passé et l'inconscient. Résultat : quand je regarde mon chef-d'œuvre (c'est ironique), des refrains comme "You drive me nervous, nervous, nervous" me surgissent à l'esprit... les violons de Desperado (et Jim Morrison décidément dans les parages). Sans oublier l'excellente, funèbre conclusion du titre Killer...
Les contes de la Bécasse, de Maupassant, ont également été pour une rigolade très appréciable. Sacré cochon de Morin !
Je pourrais continuer ainsi dans mes sujets d'intérêts et de découvertes... sauf que je ne souhaite vraiment pas dresser de résumé. Habituellement on se met à son avantage, jamais l'inverse. On raconte peu ses propres idioties et la moindre once de culture flatte mieux l'bout d'gras qu'une agence publicitaire sous un contrat de plusieurs millions.
J'aurais trop peur de me faire une image.


À présent je cherche ce qui pourrait occulter ce que j'ai de pénible à supporter en ce moment. Dès qu'il s'agit de subir, forcément, mes phobie, bipolarité et spasmophilie vont mal. Façon de dire très spontanée... à réellement parler je vais être plus précise : je vais mal.

Comme déjà dis, j'ai du travail. Bien sûr je n'ai pas claqué des doigts pour cela. Ce sont des efforts étalés sur une poignée d'années, cinq ou six. Juste pour du temporaire et partiellement assisté, mais le seul professionnel à qui j'en ai parlé (un médecin généraliste) m'en a félicité. Évidemment, je m'en félicite aussi.
Malheureusement, je suis passagèrement (car pas toujours) amenée à rencontrer quelques personnes rudes, irrespectueuses, stressantes. Je fais avec. Mais mon ennemi reste le temps. Le temps qu'il me faut patienter. Le temps libre dont je dispose pour accuser leur tempérament. Le temps et loisir d'y réfléchir. Puis le sanglier en moi, qui pour l'instant se tait, ne voudrait pas que l'on abuse trop longtemps de sa patience.


De tout ce que j'ai écris depuis des années, depuis longtemps je ne conçois plus ne serait-ce que l'idée de tenter ma chance auprès des maisons d'édition (je reviendrai peut-être sur la raison plus tard). Néanmoins pour une fois, je flatterais ce que ce système a d'utile : son mensonge, vital.
Voilà pour ma vie qui laisse à désirer : je remercierai sous peu Harry Potter (J. K. Rowling surtout) pour qui l'aventure finit toujours à peu près bien, tout en promettant subtilement une suite.
Bonne procuration à moi et à bientôt.
...
Il est vrai qu'une bibliothèque serait un bon endroit pour passer quelques moments passifs et tranquilles. À la fois je pourrais, à défaut de vouloir vivre avec les autres, observer la vie qui m'est alentour. C'est-à-dire que dans les jardins il n'y a pas de clim (!!!)... je plaisante. Puis par dessus tout je n'ai pas envie d'aller dans les jardins, en cette saison.

Pour finir sur un peu d'effort, ma dernière décision inhabituelle a été, jeudi passé, de participer à la 10ème journée du dépistage du cancer de la peau. Braver un peu ma phobie sociale, autrement dis ma plus grande peur, pour me soulager d'une inquiétude... autrement dis, encore une peur, une de plus.

Aller... par ces temps étouffant, tout cela mérite bien une glace... mon idée du plaisir.

Publié par droledoctobre à 23:22:18 dans Ailleurs | Commentaires (0) |

Parfois j'écoute... | 15 mai 2008

... de la musique, cela fait passer le temps. Parfois je lis, cela fais oublier le reste. Rien n'est plus efficace que de dormir, mais l'inactivité lasse et déprime vite...
À consommer avec modération.


La musique.
Il n'y a peu je me suis souvenue qu'à une époque, la musique - comme pour beaucoup - était un plaisir simple, et je m'en contentais bien. Aujourd'hui c'est un des rares plaisirs qui m'est encore possible et je constate que j'avais tendance à l'oublier... à force d'écouter machinalement ou en bruit de fond.

La lecture.
Pendant longtemps il s'agissait d'un complexe. Un besoin qui me prenait de temps en temps, presque de façon frénétique (manies mises à part). L'impression d'avoir toujours été capable de faire un tas de choses, mais d'être limitée par une culture approximative et l'absence d'enseignements. Maintenant ce serait plutôt un exutoire.

Je n'ai rien contre, tant qu'il me faut juste patienter et tenter de m'occuper. Me jeter dans des domaines inconnus, plutôt que de me bouffer de peur et d'angoisse, d'énervement aussi. Si en attendant de prendre les évènements en mains, il me faut subir, supporter avec quelques bonnes compagnies - aussi fictives soient leurs présences -, et bien allons-y.
Tant que je ne me borne pas à croire que c'est du vécu actif.


Le cinéma met les choses à notre portée. Mais cela ne reste qu'un écran et des émotions par procuration. Là en revanche, je ne suis pas pour.
Pourquoi ne pas apprécier ce qu'il y a de plus basic autour de soi. Évidemment ce ne sera jamais le bonheur immense qui envahit Amélie Poulain sur le pont des arts, mais doit-on vraiment être si difficile.
Bien moins évident qu'il n'y paraît. Puisque les habitudes sont partout, la fatigue d'une vie laborieuse étouffe la volonté et que l'on préfère - en plus d'un écran - davantage les mots que les actes.
Il ne suffit pas de dire profiter de la vie et respirer un grand coup d'air. Regarder les rayons du soleil deux secondes et recommencer son train-train le lendemain matin. Il ne suffit non plus de croire ses quelques lignes, comme un constat, une résolution, un idéal, ou je ne sais quoi. Penser profiter de chaque instant parce qu'il approche la conscience - comme si chaque instant était profitable - mais reconnaître ceux qui en valent la peine.

Prendre une décision inhabituelle, est un bon début.


Si je n'avais pas une phobie sociale qui m'empêche de franchir les portes, je ne souhaiterai pas faire le tour du monde, mais juste aller à la bibliothèque la plus proche.

Publié par droledoctobre à 00:28:51 dans Ailleurs | Commentaires (4) |

Évidemment, si je ne l'ai pas dis jusque là... | 10 mai 2008

... qui ne se douterait que sans motivation, rien ne sert d'avoir des objectifs, ou des visées. (758.1528)


Je n'ai pas le cœur à écrire.
Car même d'attaque, mes problèmes, eux, me semblent s'enfoncer. Mais il est vrai que je les porte mieux, avec patience et solidité.
Je suis triste (c'est un minimum), mais je ne sombre pas dans une phase dépressive. Ce n'est pas négligeable.

Il y a quelques posts, j'avais dans l'intention de parler de harcelement moral. Ce sera une chose de plus que je ne ferai pas. Si l'élan m'a auparavant effleuré, je peux dire que l'envie m'est passé aussi vite.
Comment vouloir, en plus de subir les conséquences, parler d'une chose qui n'est pas tout à fait fini ?

Bien que pour l'instant, je m'en accommode. Mon problème est autre, temporaire (j'y travail), mais autre.

Je n'ai nulle part où aller, c'est difficile.
Je ne peux pas rentrer chez moi, le bourreau (comme on dit) y demeure toujours.
Je ne peux pas aller chez de la famille, pour une autre sympathique épopée, un travail me tiens près de la capitale.
Et je ne vais pas rester chez l'ami qui m'accueille actuellement (même si n'en dit rien), on ne se supporte plus.

Peu importe si je trouve ou si j'ai une éventuelle solution, cela ne changera pas la réalité, ni mon sentiment.
Je ne suis nulle part chez moi.

Publié par droledoctobre à 00:33:26 dans Le Lapin | Commentaires (1) |

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