... de la musique, cela fait passer le temps. Parfois je lis, cela fais oublier le reste. Rien n'est plus efficace que de dormir, mais l'inactivité lasse et déprime vite...
À consommer avec modération.
La musique.
Il n'y a peu je me suis souvenue qu'à une époque, la musique - comme pour beaucoup - était un plaisir simple, et je m'en contentais bien. Aujourd'hui c'est un des rares plaisirs qui m'est encore possible et je constate que j'avais tendance à l'oublier... à force d'écouter machinalement ou en bruit de fond.
La lecture.
Pendant longtemps il s'agissait d'un complexe. Un besoin qui me prenait de temps en temps, presque de façon frénétique (manies mises à part). L'impression d'avoir toujours été capable de faire un tas de choses, mais d'être limitée par une culture approximative et l'absence d'enseignements. Maintenant ce serait plutôt un exutoire.
Je n'ai rien contre, tant qu'il me faut juste patienter et tenter de m'occuper. Me jeter dans des domaines inconnus, plutôt que de me bouffer de peur et d'angoisse, d'énervement aussi. Si en attendant de prendre les évènements en mains, il me faut subir, supporter avec quelques bonnes compagnies - aussi fictives soient leurs présences -, et bien allons-y.
Tant que je ne me borne pas à croire que c'est du vécu actif.
Le cinéma met les choses à notre portée. Mais cela ne reste qu'un écran et des émotions par procuration. Là en revanche, je ne suis pas pour.
Pourquoi ne pas apprécier ce qu'il y a de plus basic autour de soi. Évidemment ce ne sera jamais le bonheur immense qui envahit Amélie Poulain sur le pont des arts, mais doit-on vraiment être si difficile.
Bien moins évident qu'il n'y paraît. Puisque les habitudes sont partout, la fatigue d'une vie laborieuse étouffe la volonté et que l'on préfère - en plus d'un écran - davantage les mots que les actes.
Il ne suffit pas de dire profiter de la vie et respirer un grand coup d'air. Regarder les rayons du soleil deux secondes et recommencer son train-train le lendemain matin. Il ne suffit non plus de croire ses quelques lignes, comme un constat, une résolution, un idéal, ou je ne sais quoi. Penser profiter de chaque instant parce qu'il approche la conscience - comme si chaque instant était profitable - mais reconnaître ceux qui en valent la peine.
Prendre une décision inhabituelle, est un bon début.
Si je n'avais pas une phobie sociale qui m'empêche de franchir les portes, je ne souhaiterai pas faire le tour du monde, mais juste aller à la bibliothèque la plus proche.
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