... de m'excuser des mes absences.
Pas plus que d'ajouter les statistiques à mes motivations ou objectifs, ni même de m'enfermer dans quelques obligations que ce soit.
J'essaie de trouver l'envie de parler de moi, mais aucunement de m'y force.
Pourtant (v'là qu'y m'reprennent, ceux-là), ce n'est pas que ce mois écoulé n'ait rien connu de neuf. Bien au contraire.
Je suis partie plusieurs semaines visiter de la famille. Ce qui veut dire que je suis sortie, j'ai pris le train. Le pire étant le retour et ma poisse du TER.
Cela fait parti des choses, pour les phobiques, sur lesquelles il ne faut pas s'acharner au risque de faire ses problèmes, pire qu'ils ne l'étaient au départ. Voire régresser et perdre des possibilités durement apprivoisées, de travails (sur soi) précédents. Bien sûr, faire un ou des efforts est toujours encourageant, mais il y a des situations dont le déroulement est trop aléatoires pour espérer en retirer un quelconque acquis.
Autrement dit, les aléas de la Sncf; l'exactitude de ses horaires, ses annonces, l'état de ses véhicules, la sécurité ou le manque de sécurité qui y règne, ainsi que les humeurs et amabilité de son personnel; ne sont pas fait pour se compter parmi des craintes franchies (ou terrain acquis, comme on dit dans le jargon psychologique).
Je l'ai malheureusement compris par quelques mauvais accueils, train vandalisé et des annonces erronées presque à chaque coup. L'incertitude a le don de décupler les angoisses, et trop insister quant a s'accommoder ou vouloir braver celles-ci, si je peux donner un conseil, c'est bien de l'éviter.
J'avais plus ou moins dans l'idée de raconter ce retour. Les choix que j'ai jugé appropriés pour qu'il se passe dans les meilleures conditions. De décrire ce que la phobie sociale prend comme signification dans une gare pleine de monde, puisque l'occasion était bien désignée pour. Mais une fois n'est pas coutume, ni la panique, ni la peur n'ont été de la route. Tout au plus un peu d'appréhension, comme il arrive d'en ressentir sans forcément être phobique.
Habituellement, il y a un équilibre tout sauf évident à trouver, entre se laisser le temps d'être prête psychologiquement (physiquement aussi) et le fait de ne pas trop se mettre dans l'attente (ce qui fait monter le stress). Hors, il n'y a rien eu qui fasse pencher la balance. Que ce soit dans l'affolement de dernière minutes, et coup de chaud bien éprouvant. Que ce soit dans un calme nerveux, et véritable bombe à retardement.
Simplement, je suis arrivée à la gare et le train n'a pas tardé. Je veux dire le bon train, avec la bonne annonce. Peut-être, seulement, la fréquentation laissait à désirer (un bon tiers de voiture déserte, l'autre majoritairement masculine, dont un type douteux à deux places de moi), mais avec la forme que je tiens ces derniers temps, peu inquiète, il m'a semblé que j'étais en mesure de faire face à toute occurrence.
Sans creuser davantage - je passe l'escale et le train suivant, où j'ai même eu le luxe de me dispenser de voisin - je dirais juste que ce trajet s'est tellement bien passé, que aujourd'hui encore j'ai du mal à le croire...
À suivre...
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