Depuis le 28-09-2007 :
7058 visiteurs
Depuis le début du mois :
259 visiteurs
Billets :
24 billets
... même deux pouces, comme à la récré.
Une petite trêve s'impose...
Les aléas de la bipolarité.
J'avais commencé, ou plutôt j'ai commencé tout un topo sur les hallucinations, regrettant que les ressources sur internet soient trop détaillées en termes cliniques ou lorsqu'elles s'en dispensent, qu'elles ne le soient pas assez en information. Je souhaitais un peu réunir l'essentiel, avec un peu de vulgarisation. Voilà, un peu, un peu...
D'abord
un ton informatif, de la synthèse, avant d'en revenir à quelque chose
de plus personnel... puis, peu à peu, le peu s'est transformé en
véritable échafaudage d'idées... voire en labyrinthe. Ce qui m'est
malheureusement coutumier.
Le fait est que je n'arrive pas à
maintenir un effort intellectuel ni très longtemps, ni sans m'enfermer
dans des obligations, qu'elles soient juste syntaxiques, ou autres.
Avec
les années de dépression, mes capacités s'amenuisent, c'est certain.
Parfois je n'arrive plus à finir une simple phrase, y mets un temps
considérable. J'ai les mots mais au bout d'un moment ils ne deviennent
que des signes contrastant sur le fond d'un écran, et je ne les
comprends qu'à demi. Je finis par m'éloigner de mes sujets et ne vois
de conclusion.
Je n'en suis plus aux journées entières de
logorrhées de mes périodes maniaques, à m'exposer toutes les lois de
l'univers sur lesquelles la connaissance humaine a pu se pencher. Je
n'en suis non plus à écrire la trentaine de pages d'une nouvelle
aventure en deux jours, juste poussée par l'envie (j'ai dit envie,
pas manie), ni à passer quinze heures de suite à griffonner des
pages, tant mes idées sont claires et ma concentration possible. Je
n'en suis plus d'ailleurs à ressentir de la satisfaction dans
l'écriture, ni dans quoi que ce soit d'autre.
Je n'en suis tout simplement plus à vivre des manies, des hypomanies, ni mêmes des rémissions, depuis janvier 2006.
Je me demandais encore hier si je ne me limite pas inconsciemment, pour ne pas risquer rencontrer mes vraies limites et d'en être déçue... qu'elles soient de plus en plus facile à atteindre. À voir. Parce que je me dissuade vite et me détourne aussi vite de mes élans, faisant de ma moindre entreprise, une contrainte.
Bien sûr, si la dépression permettait d'être productif, cela se saurait. Quoique... il m'arrivait de l'être, il y a encore deux ou trois ans. Peut-être pas au mieux de ma forme, mais suffisamment pour suivre mes idées, m'occuper l'esprit et savoir où en sont mes projets.
Encore un de ces week-ends souffrant, bouffi, sans appétit, fatigué et en manque de sommeil continu. Idem pour ce début de semaine.
J'ai pour (récente ?) philosophie - lorsque je n'y arrive pas - d'envisager les choses sous un autre aspect, autrement...
Ou quand je n'en ai pas la force, de simplement me dire que demain est un autre jour... (ce
qui n'est pas faux en soi, me dira-t-on !)
Bref, chaque jour apporte ses nouvelles donnes, on verra donc plus tard.
En
attendant, je prends quelques temps - jours ? Semaines ? - pour dormir.
Lire, puisque je le peux encore. Écouter Mozart (qui me changera du
rock). Regarder la télé combien même je la critique.
Et surtout pour nourrir mon cerveau... de protéines, sucres... qu'aime-t-il d'autre ?
Un peu de dopamine me ferait du bien. Or, je n'en ai pas beaucoup. (Et cette fois, Black me chante "It's a wonderful life"... si tu l'dis mon pote.)
C'était à prévoir.
Également, si les bipolaires arrivaient à finir ce qu'ils commencent, cela se saurait.
Bon... un peu désespérant... faire une pause sur un début... mais il n'y ai rien ici qui soit incurable, selon moi.
À suivre...
(Oui, oui, quand même à suivre...)
Publié par droledoctobre à 20:12:10 dans (Entre temps) | Commentaires (0) | Permaliens
... ou évolution, courte évolution d'un monde hallucinatoire.
(Encore des méfiances vis-à-vis du mot court ? )
Autrement dit :
La réponse Carambar d'une devinette qui, en définitive, n'en est même pas une (donc vraiment Carambar).
D'ailleurs, pour la forme, je répéterai :
Mon premier est une voix.
Mon deuxième est un message.
Mon troisième est un endroit.
(Et
pour l'illustration du parfait petit bipolaire, interrogeons le
dictionnaire des synonymes, qui sélectionnera notamment : cri, mot,
point... "C'est ça, un crime au point...")
De ce que j'ai pu lire ou voir - fictions ou vécus - à ce genre de "phénomène", ne se sent-on pas investi d'une mission ?
Aussi, aurais-je un peu les idées courtes, parfois ? (Voir la démonstration qui suit.)
Quoi
qu'il en soit, ce n'est pas ce que j'ai ressentis alors. Le besoin de
partir en croisade, pour une mission des plus importantes qui soient
(toujours avec un peu d'étroitesse, et un brin de facétie - c'est
l'humeur du jour). Il n'en est pas moins que je ne suis non plus rester
les bras croisés, à attendre... qu'une réponse me tombe du ciel,
pourquoi pas.
Plus sérieusement...
(Au
sujet de l'emprise, si je n'y voyais pas une grande gravité, je n'en
parlerais pas... passons donc l'humeur légère deux secondes.)
Évidemment,
puisque le lieu ne m'était inconnu, j'y suis allée. Pour commencer, ce
n'était pas le même. Je pense que l'on peut comparer cela aux rêves. Le
fait de voir la représentation d'une chose - lieu, objet ou personne -
qui dans la réalité diffère d'une écart variable, selon. Pourtant ce
qui l'entoure de familier, dit qu'il n'y a pas erreur, il s'agit bien
de la même chose.
De la même manière, malgré
quelques différences, je me disais que l'endroit était le bon. Sauf
qu'il n'y avait personne. Non que je m'attendais à y trouver quelqu'un,
mais pour ce qui était de la motivation, j'espérais simplement qu'il se
passerait quelque chose... sans que je me définisse forcément quoi.
Je
ne sais pas, le destin ? S'il existe... peut-être qu'en allant à sa
rencontre... ou encore un hasard, une coïncidence, comme j'en observais
des milliers depuis un moment. Parce que, justement, je ne passais plus
à côté, rarement en tous les cas, et ne me contentais plus de les
trouver seulement drôle de temps en temps. Pourquoi pas la grande
aventure de ma vie ? Pourvu... après tout, il y a des histoires qui
sont vraiment incroyables. Non ? Pourquoi ce ne serait pas possible ?
Même pour moi. Comme une
parcelle écrite d'avance, qu'elle soit à ma petite échelle ou - qui
sait - à une échelle plus grande. Le cours d'une volonté supérieure à la mienne. Ou même sans être incroyable... en l'étant moins, bien moins, quelque chose qui me donnerai une direction à suivre...
Ce que je n'ai pas dit des quelques mois précédents,
et je ne saurais plus le définir, c'est que je me suis un peu emballer.
À propos d'une occasion qui envahissait mon imaginaire, soudainement,
me laissant toutefois sereine, persuadée que resurgirait quelconque
jonction dans un nombre de mois. En fait, l'image, subsistant mal de ma
vision, néanmoins en portait la marque familière. Je l'ai prise pour
argent comptant.
On
peut mettre ceci sur le compte de l'hypersensibilité. Un
désagrément lorsque l'on est émotif, s'imaginer une étendue des évènements, à
la mesure de ses grands, grands, énormes sentiments.
Bien
sûr je pourrais apparenter ce qui au départ n'était
que de l'instabilité émotionnelle, à un délire.
D'abord, sur ce terme, un peu de clarté sera la bienvenue - plus tard. Ensuite, pour le délire, ce que pour l'instant je
nomme comme tel, je n'en suis pas convaincue. Un tant soit peu que
j'y réfléchisse, je suis pour l'excès
sentimental - il faudra voir la réflexion d'un autre jour.
Je
pense que j'ai un peu fait l'amalgame de tout. Par envie et par
espoir. Mais aussi par dépit et désespoir. Et parce que
j'en avais marre du temps, qui n'apporte rien.
J'avais
besoin qu'il m'arrive quelque chose.
Il fallait s'en douter, il ne m'est strictement rien arrivé.
Mais
j'y ai trouvé l'envie de marcher. Je me suis éprouvée
ce jour-là et les trois suivants se sont accompagnés
d'un arsenal de courbatures. Avec le recul, je pense que pour une
personne dépressive, et passablement suicidaire, il n'y avait
meilleur moyen de se sentir plus vivante. (Il faudra que j'y
réfléchisse, également.)
Aussi, je pense surtout que j'avais besoin d'aide. Avec
du recul toujours, je pourrais dire que ce n'est pas moi que l'on
appelait au secoure mais, inconsciemment - ou presque -, que
c'était moi-même qui faisait cet appel.
Une fois
encore, cela me laisse plus que dubitative. Ce serait se laisser
aller à des affirmations par défaut, qu'aucune psychanalyse au
monde, ni rien d'autre ne pourra jamais me garantir.
Combien
encore d'éléments sur lesquels je passe. Parce que peu
importe les exemples, ils ne sont que peu sans la mentalité
qui les gouverne.
Maintenant... que le besoin pousse à croire ou à se raccrocher à
quelque chose, à ce que l'on peut, quitte à saisir n'importe quoi... que l'on ne me dise pas que c'est classique. Déjà
dit, déjà vu, déjà compris. Et ce n'est
pas suffisant. J'appelle la prise de conscience, même
davantage. Il ne s'agit pas de vivre un constat et de le laisser
passer comme un lettre à la poste, ou de s'en souvenir à l'occasion.
Il était temps que
je le sache. Cela a beau ne pas être une très grande révélation, pourtant, il était vraiment temps.
Je
me reprends donc : apprendre à faire la part de tout ce qui
peut s'avérer parasitaire et qui face à l'inconnu, ne
fait que stimuler la peur.
Et
j'ajoute également : la sottise, en ce qui me concerne.
Le
plus triste est que, de tout ce qui m'a animé alors, rien n'a
existé. À peine un point de la réalité,
que le reste à tisser de fictions.
De
mes symptômes, de leurs liens de comorbidité, ou de
l'historique que j'ai établi - si court soit-il -, sept ans
me séparent du début. Ce temps, leur évolution
s'est échelonnée doucement et de façon plus ou
moins vive.
Cette
première période hallucinatoire, décrite ici, a
été une sorte de vague, où différentes
voix sont survenues selon des circonstances que, pour l'essentiel,
j'ai retenu dans ce désordre :
Des
question ou notification, murmure et même
chuchotement... un jour me
tirant d'un assoupissement éclair, le long d'un trajet de bus - le défilé de l'autoroute ne marquait plus de
changements. Un autre, entre deux trois bricolages, le temps de
m'asseoir, on ne peut plus décontractée. Parfois au
milieu de réflexions - encore ! Quelle réputation je
me fais ! - ou dans le silence d'un après-midi, concentré.
Quelques autres, avant l'extinction des lumières, etc.
Des
manifestations passagères, dont je ne saurais peser la durée.
Puis s'en est suivit un silence de quatre années, au cours duquel je me suis surtout attelée à progresser dans ma phobie. Aussi, mes symptômes de plus en plus nombreux, que j'observais les uns séparément des autres, je les ai finalement reliés sur leur terrain commun : la bipolarité.
Quant
aux "bizarreries", je n'y ai porté qu'une attention
très limitée. Par exemple : la sensation que mon crâne
se brise. Au bout de plusieurs fois, je suis juste contentée
de trouver cela... bizarre. Comme dit.
Les
images obsédantes, elles, se sont largement atténuées
au fil des ans. Souvent mélangées à des phobies
éphémères, mais elles ont davantage concernées
des parties physiques ou des personnes, jusqu'à pour ainsi
dire cesser. Plus que de rares relents, que je ne subis plus et
parviens à chasser, d'un effort conséquent ou pas. En
revanches, j'en ai eu brièvement l'année dernière,
l'été, quelques semaines, peut-être un mois.
Les
présences - comme que j'ai fini par les appeler - cependant dans des postures moins insolites, sont devenues les plus
assidues. De manière relativement récurrentes. Ces
apparitions inattendues, néanmoins disparaissent au moindre
réflexe, sursaut, clignement. Restant dans un coin. L'affectif
surtout, dont elles s'accompagnent, m'en dresse une image plus
complète. D'où les "présences".
Parfois très instantanée, quelques secondes. Ou
entêtante, toute une journée.
Pour
finir, il m'arrive aussi
de me tromper sur les choses, les prenant pour d'autres. Entre mes
défauts oculaires et, voyons... des mirages ? (Pour ne pas
dire illusions, même si je les ai déjà annoncé.)
Jusqu'à
l'année dernière - encore - peu de mois après
les images obsédantes, où cela a été
comme une seconde vague. Mis à part que ces hallucinations-là
n'avaient pas le caractère anodin ou rassurant, voire agréable - pour certaines - des précédentes. Mais des tons
très durs et incompréhensibles, soit très fort,
soit pas assez. Dès la première, j'ai connu une de
terreur irrésolue. À la seconde j'étais
carrément pétrifiée. Il m'a fallu plusieurs
heures pour me calmer de leur décharge émotionnelle, combien même j'avais conscience de leur
inexistence. Aux suivantes, il m'a fallu un peu plus de discipline.
Cette fois, il était temps d'en chercher les raisons précises.
À suivre...
Publié par droledoctobre à 21:47:01 dans Le Lapin | Commentaires (0) | Permaliens
Ce qui sera pour l'identité de ce blog. Du regard qui se trouve derrière, et de celui qu'il est bon de poser dessus.
Quoique... il ne m'appartient pas de définir ce dernier.
Ce
sera aussi pour la démarche que j'ai énoncé, et qui se poursuit ici
également. Mais je crois que tôt ou tard, je définirai plus exactement
mon ou mes objectifs. Ne serait-ce que pour me faire le distinguo entre
des raisons pouvant être bonnes à exploiter et la réelle motivation,
qui souvent me fait défaut.
Donc, pour ce qui est de la
vision que l'on se fait du monde, ou que le monde nous indique, ect.,
je n'insisterai pas au risque de tous les épuisements - oui de tous.
Sauf...
si ce n'est pour faire un retour, qui me semble nécessaire, sur ce qui
serait presque un thème, les hallucinations. Celles qui se dispensent
de métaphore.
Je l'ai bien dit, je ne me fais pas d'illusions.
Je devrais rajouter : autrement qu'au sens médicale du terme. Peut-être même aux sens médicaux du terme, bien que là-dessus je manque encore d'informations.
J'ai
évoqué une époque où, loin d'être défaite de certains automatismes, je
n'ai suivi que ce que mon univers voulait bien me mettre sous la main.
Les
histoires que l'on (se) raconte avec les artifices du langage. Celles que le cinéma nous confectionne et qui pour ma part -
comme je l'ai déjà exprimé - n'ont un caractère si anodin qu'on le
prétend. Aussi le reflet dont les médias se veulent porteurs, leur
intégrité intellectuelle qui n'est impermeable. Les connaissances dont
ils sont garants et qui changent constamment.
Sans oublier les
croyances, les superstitions. Puis tout ce que l'humain se plaît à
envisager comme entité à part entière. Chance, hasard, destin, l'amour,
la vie et même la mort... ajoutés à la volonté de Dieu, au mystère de
la mort - encore elle -, aux auras, à l'instinct et au labyrinthe de
notre psychisme... tout ceci bouscule les esprits même les plus
incrédules. Autant pour s'expliquer le refus que les raisons d'y
adhérer.
Bien sûr ce ne sont que des exemples pris sur le tas. Il y en a une multitude.
En
ce qui me concerne, j'étais une adolescente superstitieuse. D'une part,
parce que dans les campagnes des origines de ma famille, ces choses-là
sont des plus courantes. De l'autre, parce que même loin de ces
campagnes et dans la capitale d'un pays parmi les dix premières
puissances mondiales, il y en a plus que l'on veut bien l'ademettre. Le
trèfle, le fer à cheval, le chiffre sept ou treize, le passage sous une
échelle, les chats noirs... sont d'autres exemples, minces exemples,
pris - ou rajoutés - sur le tas.
J'ai aussi cru en Dieu. Parce que
depuis mon enfance, j'ai certes eu le choix quand à la pratique ou non
d'une religion, mais de considérer qu'il y ait lieu de tabou, d'un
respect de préconception et d'une forte place au sien de l'opinion
publique, je ne pense pas avoir appris, ni y à y réfléchir librement,
ni à y remettre quoi que ce soit en cause.
Et il y a la fiction,
qu'on le veuille ou non. Que je le veuille ou non. Ce qu'elle suggère
sur les désirs humains, l'espoir qu'elle intensifie sur les manques ou
moult soupirs qu'elle soutire des envies, à commencer par celle
d'échapper à nos conditiions, qu'elles soient modestes ou pas.
Qu'avons-nous réellement comme option ?
À part la parole de nos parents, qui eux-mêmes sont soumis à d'autres ou peut-être aux mêmes exemples.
Je dirai un libre arbitre relativement restreins.
Toujours
à travers des horizons relatifs à mon vécu, je pourrais étendre
davantage, sur la crédulité ou l'incrédulité justement. Ce qui la
motive, au-delà de la naïveté ou de la confiance.
Je pourrais
décrire d'autres facteurs, tel que le cadre ou niveau social, l'accès à
la culture et tout ce qui élargit les perspectives.
Je pourrais
aussi dresser un portrait du quotidien, mais l'état d'esprit qui
gouvernait le mien, le place suffisamment dans la généralité, telle que
nous la connaissons. Car jusque là, je ne pense avoir énumérer des
exceptions.
Je dirai juste - pour le moment (allez savoir) -
qu'après une période de précarité, l'époque en question était également
celle où il s'agissait d'adopter des normes et des possibilités
inaccessibles auparavant. L'encouragement, la félicité qui accompagnent
l'adhésion à la mécanique collective et l'ascension que l'on peut y
faire, ne laisse que peu de place à la réflexion... puisque la
satisfaction, est une raison à elle seule.
Voilà donc, plus ou moins, l'environnement qui m'entourait il y a une dizaine d'années.
Bon,
j'ai titré cette note de court historique d'un monde hallucinatoire -
pourvu qu'il commence un jour - pensant me dispenser de son sens
métaphorique.
Apparemment, ce n'est pas le cas...
Revenons-en aux hallucinations, enfin.
Mise
à part ma phobie sociale et les débuts obscurs de ma Bipolarité -
obscurs car d'abord dépressifs puis dans l'incompréhension -, je ne
saurai dire exactement dans quel ordre mes symptômes sont apparus.
Cependant j'énumérerai ceux-ci ainsi, en vrac :
Les premiers qui me vienne à l'esprit, sont les images obsédantes. Morbides et incontrôlables. Cause de nombreuses insomnies.
Les
délires. Par exemple : une personne au milieu de la nuit, dans une
posture inhabituelle. Je la vois, sans la voir. Son image est imprégnée
et sa présence est forte. Je me tourne vers son coin, personne.
Une
autre forme de délire : l'intérêt excessif. À la différence de mon
caractère déjà très passionné, l'absence de limites. Le fait de
s'enfermer dans un monde impulsif, sourd, déployant énergie et temps
dans une escalade d'interprétations parfois en perte avec la réalité.
Quelques autres "bizarreries", toujours selon une ancienne optique, sur lesquels ma mémoire ne fera pas d'effort, cette fois-ci.
Pour
l'historique - j'avais dis qu'il serait court -, disons que c'était les
trois branches principales de mes perceptions, et de sentiments
utilisant mon imaginaire et mes sens de façon plus ou moins soutenue.
Pour
ce qui a été de l'erreur, il faut se remettre à la dite époque, en
elle-même très confuse. De choses qui s'enlisent d'un côté, de chose
qui bougent bien d'un autre. Idem pour moi... outre des incertitudes,
un comportement incertains. Et cela, combien même un nombre de
symptômes encore peu conséquent et leur dispersion dans le temps. Puis
avec une autre vision des choses alentours. Arrêtée sur des détails
habituellement occultés de tous, envisageant faits et décors avec une
nouvelle dimension.
Du jour au lendemain, un soir, je me suis juste
et encore couchée sans rien attendre des jours prochains, lumière et télé
allumées, encore un ou deux bavardage.
C'était un appel à l'aide. Une
voix me nommant clairement, me demandant de venir en secoure. Un
ton de détresse, d'urgence et de nécessité. Aussi, j'ai vu un endroit.
Au bout semaine, j'ai l'ai reconnu, mais jusque là j'ai vécu dans une
grande frustration.
Quant à ma réaction. Mon interprétation, ou
ce que j'ai pu avoir dans la tête, ce que j'ai pu faire... je crois
qu'avec tout ce que j'ai décrit plus haut et précédemment, il est
possible de s'en faire une idée, même imprécise. Du moins un minimum de
suppositions.
À suivre...
Publié par droledoctobre à 22:24:17 dans Le Lapin | Commentaires (0) | Permaliens
... sociales. 30/0210
D'accord, les histoires autour de soi, des
autres, des rapports entre les uns et les autres sont des plus
récurrentes. Le jugement aussi, d'autant lorsqu'il est néfaste, connaît
une gloire qui ailleurs - que sur les blogs - se voit diminuer par les
tabous d'une société de performance (je parle de généralité, bien
sûr... voire de majorité, ce qui n'exclue pas d'autres cas, la
victimisation par exemple.)
Je voulais écrire - même décrire - ce
qui m'anime dernièrement. Je constate que je ne suis pas seule à parler
de la négativité que l'on subit de son environnement, notamment par
ceux qui le peuplent.
Au passage, inutile de dire quelle place tiennent les témoignages de gens bipolaires.
Évidemment
ce n'est pas un constat qui me surprend, mais qui une fois encore
m'attriste. Ce qui, finalement, me rappelle également que je suis
humaine. Sans doute tant mieux.
Cela dit, peut-être je me trompe.
Après tout je n'y suis que partiellement, dans la société. Mon opinion
pourrait être tout aussi partielle.
Pour le baptême, je dirai donc que j'ai bien fait mes lignes précédentes.
Bon, j'aurais peut-être préféré des bêtises... "ça détend".
Les hallucinations...
J'y pense depuis deux jours. Normal, elles sont revenues.
Je crois que c'est l'occasion de faire un scénario. Mais je ne conçois pas une seconde de faire une telle chose.
Les
hallucinations sont, à ce jour du moins, l'une des principales raisons
de mon lâcher prise avec notre socio-culture et les automatismes
nécessaires à la grande machine sociale. Le fait de s'extraire - en
partie - et de peser différemment, pour en définitive réapprendre
autrement. Regarder sans apprioris, référentiels, définitions déjà
acquises de ce qui est pourtant inconnu ou appelons même cela, une
réponse conditionnée par des apprentissages antérieures.
En somme, en partant de l'ignorance, tenter une approche des plus réalistes qu'il soit possible de faire.
Bien entendu, à la thèse du mystique, je préfère la psychose - c'est un exemple.
Voilà qui pourrait sembler hors de propos ou, pourquoi pas, imbécile :
Sur une centaine de personnes, si l'on demande combien ont lu une documentation sur la schizophrénie, combien lèvent la main ?
Sur une centaines de personnes, si l'on demande combien ont vu le film Fight Club, combien lèvent la main ?
Hormis la proportion, ce n'est pas une question de fiction, de croyance - croire ou ne pas croire à la fiction, telle est la question ! - mais d'informations.
Personnellement,
je trouve cela banale - d'où la formulation avant les deux points -
mais c'est un départ. Bon pour s'abstenir de répondre automatiquement,
plutôt que de s'abstenir de réflexion.
Voici donc, où je veux en venir. La réflexion, quelle qu'elle soit, pourvu qu'elle soit.
Le
cerveau, consciemment ou pas, prend ce dont il dispose, peu importe les
catégories. Tel est mon avis. Ensuite tout dépend de la pertinence
exercée sur nos esprits, sans non plus trop rentrer dans les détails
(éducation, milieu etc).
Alors, ma démarche a été de chercher des
informations qui penchent davantage sur l'observation que sur ce que
l'on s'imagine, si ce n'est qui ne résultent que d'observations. Puis à
mon tour de faire les miennes, sur mon comportement et ce qui donne à
mes hallucinations leur caractère. Prendre des généralités et trouver
les marques de mon individualisme.
Ce qui est moins évident qu'il y paraît. Ce qui est surtout plus facile à dire - là également, pourvu que l'on se le dise.
Mais
je me rectifie. Bien sûr que cela ne peut que me paraître banale, j'en
ai fait l'expérience il y a longtemps. C'est probablement un tord de
poser cet oeil péjoratif sur le passé. Voire un problème. Entre
l'acceptation de son ignorance - encore un paradoxe - et la question de
la maturité, sans compter la ténacité de quelques automatismes,
encore... à voir.
À une époque, l'apparition de mes hallucinations
pour être précises, j'ai cru - espéré - ce que les influences
environnementales, extérieures voulaient bien me suggérer. De là je
peux dire que ce n'est pas très brillant.
J'ai compris tout le mal que l'on pouvait se faire, je ne m'y reprendrai pas à deux fois.
Encore,
il ne suffit pas d'en avoir conscience - c'était déjà le cas... une
histoire autour de la fuite. L'erreur a été pour comprendre quant à
l'importance de faire la part de tout ce qui, à mon sens, peut s'avérer
parasitaire et qui, face à l'inconnu - une maladie encore peu connue -
ne fait que stimuler la peur.
Ainsi, depuis ma démarche est
d'envisager les éléments d'un pas plus serein. Le fait de savoir, avoir
un maximum d'éléments sans prendre systématiquement ce que l'on me
donne, m'aide certes à rester réaliste - tant que cela se peut - mais c'est aussi une avancée sur
l'amélioration de symptômes parfois très lourds et handicapant. Il est
essentiel de ne pas me reposer sur l'espoir qui, dans le besoin, qui
peut se révéler un danger. De ne plus croire aux mirages de solutions déjà toutes faites ou explications logiquement probables, pour me rassurer d'avoir une réponse. Ne plus me
restreindre l'horizon sur des images dont les raisons ne sont plus
clairement émises, sous prétexte de normes qui ne prêtent à discussion. En somme, des illusions construites par réactions ou
réflexes... une autre forme d'hallucinations.
À suivre...
Publié par droledoctobre à 22:25:26 dans Le Lapin | Commentaires (0) | Permaliens
1|
Commentaires