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... ou évolution, courte évolution d'un monde hallucinatoire.
(Encore des méfiances vis-à-vis du mot court ? )
Autrement dit :
La réponse Carambar d'une devinette qui, en définitive, n'en est même pas une (donc vraiment Carambar).
D'ailleurs, pour la forme, je répéterai :
Mon premier est une voix.
Mon deuxième est un message.
Mon troisième est un endroit.
(Et
pour l'illustration du parfait petit bipolaire, interrogeons le
dictionnaire des synonymes, qui sélectionnera notamment : cri, mot,
point... "C'est ça, un crime au point...")
De ce que j'ai pu lire ou voir - fictions ou vécus - à ce genre de "phénomène", ne se sent-on pas investi d'une mission ?
Aussi, aurais-je un peu les idées courtes, parfois ? (Voir la démonstration qui suit.)
Quoi
qu'il en soit, ce n'est pas ce que j'ai ressentis alors. Le besoin de
partir en croisade, pour une mission des plus importantes qui soient
(toujours avec un peu d'étroitesse, et un brin de facétie - c'est
l'humeur du jour). Il n'en est pas moins que je ne suis non plus rester
les bras croisés, à attendre... qu'une réponse me tombe du ciel,
pourquoi pas.
Plus sérieusement...
(Au
sujet de l'emprise, si je n'y voyais pas une grande gravité, je n'en
parlerais pas... passons donc l'humeur légère deux secondes.)
Évidemment,
puisque le lieu ne m'était inconnu, j'y suis allée. Pour commencer, ce
n'était pas le même. Je pense que l'on peut comparer cela aux rêves. Le
fait de voir la représentation d'une chose - lieu, objet ou personne -
qui dans la réalité diffère d'une écart variable, selon. Pourtant ce
qui l'entoure de familier, dit qu'il n'y a pas erreur, il s'agit bien
de la même chose.
De la même manière, malgré
quelques différences, je me disais que l'endroit était le bon. Sauf
qu'il n'y avait personne. Non que je m'attendais à y trouver quelqu'un,
mais pour ce qui était de la motivation, j'espérais simplement qu'il se
passerait quelque chose... sans que je me définisse forcément quoi.
Je
ne sais pas, le destin ? S'il existe... peut-être qu'en allant à sa
rencontre... ou encore un hasard, une coïncidence, comme j'en observais
des milliers depuis un moment. Parce que, justement, je ne passais plus
à côté, rarement en tous les cas, et ne me contentais plus de les
trouver seulement drôle de temps en temps. Pourquoi pas la grande
aventure de ma vie ? Pourvu... après tout, il y a des histoires qui
sont vraiment incroyables. Non ? Pourquoi ce ne serait pas possible ?
Même pour moi. Comme une
parcelle écrite d'avance, qu'elle soit à ma petite échelle ou - qui
sait - à une échelle plus grande. Le cours d'une volonté supérieure à la mienne. Ou même sans être incroyable... en l'étant moins, bien moins, quelque chose qui me donnerai une direction à suivre...
Ce que je n'ai pas dit des quelques mois précédents,
et je ne saurais plus le définir, c'est que je me suis un peu emballer.
À propos d'une occasion qui envahissait mon imaginaire, soudainement,
me laissant toutefois sereine, persuadée que resurgirait quelconque
jonction dans un nombre de mois. En fait, l'image, subsistant mal de ma
vision, néanmoins en portait la marque familière. Je l'ai prise pour
argent comptant.
On
peut mettre ceci sur le compte de l'hypersensibilité. Un
désagrément lorsque l'on est émotif, s'imaginer une étendue des évènements, à
la mesure de ses grands, grands, énormes sentiments.
Bien
sûr je pourrais apparenter ce qui au départ n'était
que de l'instabilité émotionnelle, à un délire.
D'abord, sur ce terme, un peu de clarté sera la bienvenue - plus tard. Ensuite, pour le délire, ce que pour l'instant je
nomme comme tel, je n'en suis pas convaincue. Un tant soit peu que
j'y réfléchisse, je suis pour l'excès
sentimental - il faudra voir la réflexion d'un autre jour.
Je
pense que j'ai un peu fait l'amalgame de tout. Par envie et par
espoir. Mais aussi par dépit et désespoir. Et parce que
j'en avais marre du temps, qui n'apporte rien.
J'avais
besoin qu'il m'arrive quelque chose.
Il fallait s'en douter, il ne m'est strictement rien arrivé.
Mais
j'y ai trouvé l'envie de marcher. Je me suis éprouvée
ce jour-là et les trois suivants se sont accompagnés
d'un arsenal de courbatures. Avec le recul, je pense que pour une
personne dépressive, et passablement suicidaire, il n'y avait
meilleur moyen de se sentir plus vivante. (Il faudra que j'y
réfléchisse, également.)
Aussi, je pense surtout que j'avais besoin d'aide. Avec
du recul toujours, je pourrais dire que ce n'est pas moi que l'on
appelait au secoure mais, inconsciemment - ou presque -, que
c'était moi-même qui faisait cet appel.
Une fois
encore, cela me laisse plus que dubitative. Ce serait se laisser
aller à des affirmations par défaut, qu'aucune psychanalyse au
monde, ni rien d'autre ne pourra jamais me garantir.
Combien
encore d'éléments sur lesquels je passe. Parce que peu
importe les exemples, ils ne sont que peu sans la mentalité
qui les gouverne.
Maintenant... que le besoin pousse à croire ou à se raccrocher à
quelque chose, à ce que l'on peut, quitte à saisir n'importe quoi... que l'on ne me dise pas que c'est classique. Déjà
dit, déjà vu, déjà compris. Et ce n'est
pas suffisant. J'appelle la prise de conscience, même
davantage. Il ne s'agit pas de vivre un constat et de le laisser
passer comme un lettre à la poste, ou de s'en souvenir à l'occasion.
Il était temps que
je le sache. Cela a beau ne pas être une très grande révélation, pourtant, il était vraiment temps.
Je
me reprends donc : apprendre à faire la part de tout ce qui
peut s'avérer parasitaire et qui face à l'inconnu, ne
fait que stimuler la peur.
Et
j'ajoute également : la sottise, en ce qui me concerne.
Le
plus triste est que, de tout ce qui m'a animé alors, rien n'a
existé. À peine un point de la réalité,
que le reste à tisser de fictions.
De
mes symptômes, de leurs liens de comorbidité, ou de
l'historique que j'ai établi - si court soit-il -, sept ans
me séparent du début. Ce temps, leur évolution
s'est échelonnée doucement et de façon plus ou
moins vive.
Cette
première période hallucinatoire, décrite ici, a
été une sorte de vague, où différentes
voix sont survenues selon des circonstances que, pour l'essentiel,
j'ai retenu dans ce désordre :
Des
question ou notification, murmure et même
chuchotement... un jour me
tirant d'un assoupissement éclair, le long d'un trajet de bus - le défilé de l'autoroute ne marquait plus de
changements. Un autre, entre deux trois bricolages, le temps de
m'asseoir, on ne peut plus décontractée. Parfois au
milieu de réflexions - encore ! Quelle réputation je
me fais ! - ou dans le silence d'un après-midi, concentré.
Quelques autres, avant l'extinction des lumières, etc.
Des
manifestations passagères, dont je ne saurais peser la durée.
Puis s'en est suivit un silence de quatre années, au cours duquel je me suis surtout attelée à progresser dans ma phobie. Aussi, mes symptômes de plus en plus nombreux, que j'observais les uns séparément des autres, je les ai finalement reliés sur leur terrain commun : la bipolarité.
Quant
aux "bizarreries", je n'y ai porté qu'une attention
très limitée. Par exemple : la sensation que mon crâne
se brise. Au bout de plusieurs fois, je suis juste contentée
de trouver cela... bizarre. Comme dit.
Les
images obsédantes, elles, se sont largement atténuées
au fil des ans. Souvent mélangées à des phobies
éphémères, mais elles ont davantage concernées
des parties physiques ou des personnes, jusqu'à pour ainsi
dire cesser. Plus que de rares relents, que je ne subis plus et
parviens à chasser, d'un effort conséquent ou pas. En
revanches, j'en ai eu brièvement l'année dernière,
l'été, quelques semaines, peut-être un mois.
Les
présences - comme que j'ai fini par les appeler - cependant dans des postures moins insolites, sont devenues les plus
assidues. De manière relativement récurrentes. Ces
apparitions inattendues, néanmoins disparaissent au moindre
réflexe, sursaut, clignement. Restant dans un coin. L'affectif
surtout, dont elles s'accompagnent, m'en dresse une image plus
complète. D'où les "présences".
Parfois très instantanée, quelques secondes. Ou
entêtante, toute une journée.
Pour
finir, il m'arrive aussi
de me tromper sur les choses, les prenant pour d'autres. Entre mes
défauts oculaires et, voyons... des mirages ? (Pour ne pas
dire illusions, même si je les ai déjà annoncé.)
Jusqu'à
l'année dernière - encore - peu de mois après
les images obsédantes, où cela a été
comme une seconde vague. Mis à part que ces hallucinations-là
n'avaient pas le caractère anodin ou rassurant, voire agréable - pour certaines - des précédentes. Mais des tons
très durs et incompréhensibles, soit très fort,
soit pas assez. Dès la première, j'ai connu une de
terreur irrésolue. À la seconde j'étais
carrément pétrifiée. Il m'a fallu plusieurs
heures pour me calmer de leur décharge émotionnelle, combien même j'avais conscience de leur
inexistence. Aux suivantes, il m'a fallu un peu plus de discipline.
Cette fois, il était temps d'en chercher les raisons précises.
À suivre...
Publié par droledoctobre à 21:47:01 dans Le Lapin | Commentaires (0) | Permaliens
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