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Hallucinations, deuxième (suite)... | 20 octobre 2007

... ou évolution, courte évolution d'un monde hallucinatoire.
(Encore des méfiances vis-à-vis du mot court ? )

Autrement dit :
La réponse Carambar d'une devinette qui, en définitive, n'en est même pas une (donc vraiment Carambar).

D'ailleurs, pour la forme, je répéterai :
Mon premier est une voix.
Mon deuxième est un message.
Mon troisième est un endroit.
(Et pour l'illustration du parfait petit bipolaire, interrogeons le dictionnaire des synonymes, qui sélectionnera notamment : cri, mot, point... "C'est ça, un crime au point...")


De ce que j'ai pu lire ou voir - fictions ou vécus - à ce genre de "phénomène", ne se sent-on pas investi d'une mission ?
Aussi, aurais-je un peu les idées courtes, parfois ? (Voir la démonstration qui suit.)
Quoi qu'il en soit, ce n'est pas ce que j'ai ressentis alors. Le besoin de partir en croisade, pour une mission des plus importantes qui soient (toujours avec un peu d'étroitesse, et un brin de facétie - c'est l'humeur du jour). Il n'en est pas moins que je ne suis non plus rester les bras croisés, à attendre... qu'une réponse me tombe du ciel, pourquoi pas.

Plus sérieusement...
(Au sujet de l'emprise, si je n'y voyais pas une grande gravité, je n'en parlerais pas... passons donc l'humeur légère deux secondes.)

Évidemment, puisque le lieu ne m'était inconnu, j'y suis allée. Pour commencer, ce n'était pas le même. Je pense que l'on peut comparer cela aux rêves. Le fait de voir la représentation d'une chose - lieu, objet ou personne - qui dans la réalité diffère d'une écart variable, selon. Pourtant ce qui l'entoure de familier, dit qu'il n'y a pas erreur, il s'agit bien de la même chose.
De la même manière, malgré quelques différences, je me disais que l'endroit était le bon. Sauf qu'il n'y avait personne. Non que je m'attendais à y trouver quelqu'un, mais pour ce qui était de la motivation, j'espérais simplement qu'il se passerait quelque chose... sans que je me définisse forcément quoi.
Je ne sais pas, le destin ? S'il existe... peut-être qu'en allant à sa rencontre... ou encore un hasard, une coïncidence, comme j'en observais des milliers depuis un moment. Parce que, justement, je ne passais plus à côté, rarement en tous les cas, et ne me contentais plus de les trouver seulement drôle de temps en temps. Pourquoi pas la grande aventure de ma vie ? Pourvu... après tout, il y a des histoires qui sont vraiment incroyables. Non ? Pourquoi ce ne serait pas possible ? Même pour moi. Comme une
parcelle écrite d'avance, qu'elle soit à ma petite échelle ou - qui sait - à une échelle plus grande. Le cours d'une volonté supérieure à la mienne. Ou même sans être incroyable... en l'étant moins, bien moins, quelque chose qui me donnerai une direction à suivre...

Ce que je n'ai pas dit des quelques mois précédents, et je ne saurais plus le définir, c'est que je me suis un peu emballer. À propos d'une occasion qui envahissait mon imaginaire, soudainement, me laissant toutefois sereine, persuadée que resurgirait quelconque jonction dans un nombre de mois. En fait, l'image, subsistant mal de ma vision, néanmoins en portait la marque familière. Je l'ai prise pour argent comptant.
On peut mettre ceci sur le compte de l'hypersensibilité. Un désagrément lorsque l'on est émotif, s'imaginer une étendue des évènements, à la mesure de ses grands, grands, énormes sentiments.
Bien sûr je pourrais apparenter ce qui au départ n'était que de l'instabilité émotionnelle, à un délire. D'abord, sur ce terme, un peu de clarté sera la bienvenue - plus tard. Ensuite, pour le délire, ce que pour l'instant je nomme comme tel, je n'en suis pas convaincue. Un tant soit peu que j'y réfléchisse, je suis pour l'excès sentimental - il faudra voir la réflexion d'un autre jour.
Je pense que j'ai un peu fait l'amalgame de tout. Par envie et par espoir. Mais aussi par dépit et désespoir. Et parce que j'en avais marre du temps, qui n'apporte rien.
J'avais besoin qu'il m'arrive quelque chose.

Il fallait s'en douter, il ne m'est strictement rien arrivé.

Mais j'y ai trouvé l'envie de marcher. Je me suis éprouvée ce jour-là et les trois suivants se sont accompagnés d'un arsenal de courbatures. Avec le recul, je pense que pour une personne dépressive, et passablement suicidaire, il n'y avait meilleur moyen de se sentir plus vivante. (Il faudra que j'y réfléchisse, également.)
Aussi, je pense surtout que j'avais besoin d'aide. Avec du recul toujours, je pourrais dire que ce n'est pas moi que l'on appelait au secoure mais, inconsciemment - ou presque -, que c'était moi-même qui faisait cet appel.
Une fois encore, cela me laisse plus que dubitative. Ce serait se laisser aller à des affirmations par défaut, qu'aucune psychanalyse au monde, ni rien d'autre ne pourra jamais me garantir.

Combien encore d'éléments sur lesquels je passe. Parce que peu importe les exemples, ils ne sont que peu sans la mentalité qui les gouverne.
Maintenant... que le besoin pousse à croire ou à se raccrocher à quelque chose, à ce que l'on peut, quitte à saisir n'importe quoi... que l'on ne me dise pas que c'est classique. Déjà dit, déjà vu, déjà compris. Et ce n'est pas suffisant. J'appelle la prise de conscience, même davantage. Il ne s'agit pas de vivre un constat et de le laisser passer comme un lettre à la poste, ou de s'en souvenir à l'occasion.
Il était temps que je le sache. Cela a beau ne pas être une très grande révélation, pourtant, il était vraiment temps.
Je me reprends donc : apprendre à faire la part de tout ce qui peut s'avérer parasitaire et qui face à l'inconnu, ne fait que stimuler la peur.
Et j'ajoute également : la sottise, en ce qui me concerne.

Le plus triste est que, de tout ce qui m'a animé alors, rien n'a existé. À peine un point de la réalité, que le reste à tisser de fictions.

Il est dur de se rendre compte de sa propre bêtise. Que ce soit d'y aboutir, ou de l'accuser. Je l'énonce comme une généralité, mais ne me disculpe pas. Ceci est bien ma certitude en connaissance de cause, des faits (ou méfaits) d'une ignorance - je devrais dresser un palmarès des paradoxes -, insidieuse par les réflexes qui l'influencent, la dirigent vers une réponse, même erronée. Bref, la conséquence de mes idées un peu courtes, possiblement celles de chacun, et que je me suis appliquée à exposer en longueur.
Ce qui, après l'identité du blog, sera pour la présentation de son contenu. La démarche d'une bipolaire, en parallèle à celle de ses convictions, que là encore, je tente de comprendre et n'attribue pas uniquement à ma maladie. Une question de valeurs antérieures... et bien d'autres paramètres - notamment la phobie - qui, pour le moment, m'éloigneraient trop de mon sujet premier : les hallucinations.


De mes symptômes, de leurs liens de comorbidité, ou de l'historique que j'ai établi - si court soit-il -, sept ans me séparent du début. Ce temps, leur évolution s'est échelonnée doucement et de façon plus ou moins vive.
Cette première période hallucinatoire, décrite ici, a été une sorte de vague, où différentes voix sont survenues selon des circonstances que, pour l'essentiel, j'ai retenu dans ce désordre :
Des question ou notification, murmure et même chuchotement... un jour me tirant d'un assoupissement éclair, le long d'un trajet de bus - le défilé de l'autoroute ne marquait plus de changements. Un autre, entre deux trois bricolages, le temps de m'asseoir, on ne peut plus décontractée. Parfois au milieu de réflexions - encore ! Quelle réputation je me fais ! - ou dans le silence d'un après-midi, concentré. Quelques autres, avant l'extinction des lumières, etc.
Des manifestations passagères, dont je ne saurais peser la durée.

Puis s'en est suivit un silence de quatre années, au cours duquel je me suis surtout attelée à progresser dans ma phobie. Aussi, mes symptômes de plus en plus nombreux, que j'observais les uns séparément des autres, je les ai finalement reliés sur leur terrain commun : la bipolarité.

Quant aux "bizarreries", je n'y ai porté qu'une attention très limitée. Par exemple : la sensation que mon crâne se brise. Au bout de plusieurs fois, je suis juste contentée de trouver cela... bizarre. Comme dit.
Les images obsédantes, elles, se sont largement atténuées au fil des ans. Souvent mélangées à des phobies éphémères, mais elles ont davantage concernées des parties physiques ou des personnes, jusqu'à pour ainsi dire cesser. Plus que de rares relents, que je ne subis plus et parviens à chasser, d'un effort conséquent ou pas. En revanches, j'en ai eu brièvement l'année dernière, l'été, quelques semaines, peut-être un mois.
Les présences - comme que j'ai fini par les appeler - cependant dans des postures moins insolites, sont devenues les plus assidues. De manière relativement récurrentes. Ces apparitions inattendues, néanmoins disparaissent au moindre réflexe, sursaut, clignement. Restant dans un coin. L'affectif surtout, dont elles s'accompagnent, m'en dresse une image plus complète. D'où les "présences". Parfois très instantanée, quelques secondes. Ou entêtante, toute une journée.
Pour finir, il m'arrive aussi de me tromper sur les choses, les prenant pour d'autres. Entre mes défauts oculaires et, voyons... des mirages ? (Pour ne pas dire illusions, même si je les ai déjà annoncé.)

Jusqu'à l'année dernière - encore - peu de mois après les images obsédantes, où cela a été comme une seconde vague. Mis à part que ces hallucinations-là n'avaient pas le caractère anodin ou rassurant, voire agréable - pour certaines - des précédentes. Mais des tons très durs et incompréhensibles, soit très fort, soit pas assez. Dès la première, j'ai connu une de terreur irrésolue. À la seconde j'étais carrément pétrifiée. Il m'a fallu plusieurs heures pour me calmer de leur décharge émotionnelle, combien même j'avais conscience de leur inexistence. Aux suivantes, il m'a fallu un peu plus de discipline.

Cette fois, il était temps d'en chercher les raisons précises.

 

À suivre...

Publié par droledoctobre à 21:47:01 dans Le Lapin | Commentaires (0) |

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