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Hallucinations, deuxième... | 10 octobre 2007

... ou historique, court historique d'un monde hallucinatoire.

Ce qui pourrait être une façon de s'enfoncer dans un sujet déjà clairement, et même suffisamment - je pense - introduit.
Parce qu'il est bien question, non de faire un discoure qui se veut riche d'enseignements, ou pire : moralisateur ! (Ce serait bien la meilleure.) Pas plus qu'un récit d'expérience qui se veut un exemple, un témoignage - même si rien n'empêche cette possibilité - non, premièrement du moins, il est bien question d'introduire ce qui donne à mon angle de vue, sa perspective.

Ce qui sera pour l'identité de ce blog. Du regard qui se trouve derrière, et de celui qu'il est bon de poser dessus.
Quoique... il ne m'appartient pas de définir ce dernier.
Ce sera aussi pour la démarche que j'ai énoncé, et qui se poursuit ici également. Mais je crois que tôt ou tard, je définirai plus exactement mon ou mes objectifs. Ne serait-ce que pour me faire le distinguo entre des raisons pouvant être bonnes à exploiter et la réelle motivation, qui souvent me fait défaut.


Donc, pour ce qui est de la vision que l'on se fait du monde, ou que le monde nous indique, ect., je n'insisterai pas au risque de tous les épuisements - oui de tous.
Sauf... si ce n'est pour faire un retour, qui me semble nécessaire, sur ce qui serait presque un thème, les hallucinations. Celles qui se dispensent de métaphore.

Je l'ai bien dit, je ne me fais pas d'illusions.
Je devrais rajouter : autrement qu'au sens médicale du terme. Peut-être même aux sens médicaux du terme, bien que là-dessus je manque encore d'informations.

J'ai évoqué une époque où, loin d'être défaite de certains automatismes, je n'ai suivi que ce que mon univers voulait bien me mettre sous la main.
Les histoires que l'on (se) raconte avec les artifices du langage. Celles que le cinéma nous confectionne et qui pour ma part - comme je l'ai déjà exprimé - n'ont un caractère si anodin qu'on le prétend. Aussi le reflet dont les médias se veulent porteurs, leur intégrité intellectuelle qui n'est impermeable. Les connaissances dont ils sont garants et qui changent constamment.
Sans oublier les croyances, les superstitions. Puis tout ce que l'humain se plaît à envisager comme entité à part entière. Chance, hasard, destin, l'amour, la vie et même la mort... ajoutés à la volonté de Dieu, au mystère de la mort - encore elle -, aux auras, à l'instinct et au labyrinthe de notre psychisme... tout ceci bouscule les esprits même les plus incrédules. Autant pour s'expliquer le refus que les raisons d'y adhérer.
Bien sûr ce ne sont que des exemples pris sur le tas. Il y en a une multitude.

En ce qui me concerne, j'étais une adolescente superstitieuse. D'une part, parce que dans les campagnes des origines de ma famille, ces choses-là sont des plus courantes. De l'autre, parce que même loin de ces campagnes et dans la capitale d'un pays parmi les dix premières puissances mondiales, il y en a plus que l'on veut bien l'ademettre. Le trèfle, le fer à cheval, le chiffre sept ou treize, le passage sous une échelle, les chats noirs... sont d'autres exemples, minces exemples, pris - ou rajoutés - sur le tas.
J'ai aussi cru en Dieu. Parce que depuis mon enfance, j'ai certes eu le choix quand à la pratique ou non d'une religion, mais de considérer qu'il y ait lieu de tabou, d'un respect de préconception et d'une forte place au sien de l'opinion publique, je ne pense pas avoir appris, ni y à y réfléchir librement, ni à y remettre quoi que ce soit en cause.
Et il y a la fiction, qu'on le veuille ou non. Que je le veuille ou non. Ce qu'elle suggère sur les désirs humains, l'espoir qu'elle intensifie sur les manques ou moult soupirs qu'elle soutire des envies, à commencer par celle d'échapper à nos conditiions, qu'elles soient modestes ou pas.

Qu'avons-nous réellement comme option ?
À part la parole de nos parents, qui eux-mêmes sont soumis à d'autres ou peut-être aux mêmes exemples.
Je dirai un libre arbitre relativement restreins.

Toujours à travers des horizons relatifs à mon vécu, je pourrais étendre davantage, sur la crédulité ou l'incrédulité justement. Ce qui la motive, au-delà de la naïveté ou de la confiance.
Je pourrais décrire d'autres facteurs, tel que le cadre ou niveau social, l'accès à la culture et tout ce qui élargit les perspectives.
Je pourrais aussi dresser un portrait du quotidien, mais l'état d'esprit qui gouvernait le mien, le place suffisamment dans la généralité, telle que nous la connaissons. Car jusque là, je ne pense avoir énumérer des exceptions.
Je dirai juste - pour le moment (allez savoir) - qu'après une période de précarité, l'époque en question était également celle où il s'agissait d'adopter des normes et des possibilités inaccessibles auparavant. L'encouragement, la félicité qui accompagnent l'adhésion à la mécanique collective et l'ascension que l'on peut y faire, ne laisse que peu de place à la réflexion... puisque la satisfaction, est une raison à elle seule.

Voilà donc, plus ou moins, l'environnement qui m'entourait il y a une dizaine d'années.

Bon, j'ai titré cette note de court historique d'un monde hallucinatoire - pourvu qu'il commence un jour - pensant me dispenser de son sens métaphorique.
Apparemment, ce n'est pas le cas...


Revenons-en aux hallucinations, enfin.

Mise à part ma phobie sociale et les débuts obscurs de ma Bipolarité - obscurs car d'abord dépressifs puis dans l'incompréhension -, je ne saurai dire exactement dans quel ordre mes symptômes sont apparus.
Cependant j'énumérerai ceux-ci ainsi, en vrac :

Les premiers qui me vienne à l'esprit, sont les images obsédantes. Morbides et incontrôlables. Cause de nombreuses insomnies.
Les délires. Par exemple : une personne au milieu de la nuit, dans une posture inhabituelle. Je la vois, sans la voir. Son image est imprégnée et sa présence est forte. Je me tourne vers son coin, personne.
Une autre forme de délire : l'intérêt excessif. À la différence de mon caractère déjà très passionné, l'absence de limites. Le fait de s'enfermer dans un monde impulsif, sourd, déployant énergie et temps dans une escalade d'interprétations parfois en perte avec la réalité.
Quelques autres "bizarreries", toujours selon une ancienne optique, sur lesquels ma mémoire ne fera pas d'effort, cette fois-ci.
Pour l'historique - j'avais dis qu'il serait court -, disons que c'était les trois branches principales de mes perceptions, et de sentiments utilisant mon imaginaire et mes sens de façon plus ou moins soutenue.


Pour ce qui a été de l'erreur, il faut se remettre à la dite époque, en elle-même très confuse. De choses qui s'enlisent d'un côté, de chose qui bougent bien d'un autre. Idem pour moi... outre des incertitudes, un comportement incertains. Et cela, combien même un nombre de symptômes encore peu conséquent et leur dispersion dans le temps. Puis avec une autre vision des choses alentours. Arrêtée sur des détails habituellement occultés de tous, envisageant faits et décors avec une nouvelle dimension.
Du jour au lendemain, un soir, je me suis juste et encore couchée sans rien attendre des jours prochains, lumière et télé allumées, encore un ou deux bavardage.
C'était un appel à l'aide. Une voix me nommant clairement, me demandant de venir en secoure. Un ton de détresse, d'urgence et de nécessité. Aussi, j'ai vu un endroit. Au bout semaine, j'ai l'ai reconnu, mais jusque là j'ai vécu dans une grande frustration.

Quant à ma réaction. Mon interprétation, ou ce que j'ai pu avoir dans la tête, ce que j'ai pu faire... je crois qu'avec tout ce que j'ai décrit plus haut et précédemment, il est possible de s'en faire une idée, même imprécise. Du moins un minimum de suppositions.


À suivre...

Publié par droledoctobre à 22:24:17 dans Le Lapin | Commentaires (0) |

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