(Une dénomination que me permet d'emprunter... à qui se reconnaîtra encore.)
Je l'ai dis : je suis en forme. Même, j'ai parlé de pied de guerre plus solide et assuré, ne serait-ce que pour me répéter (comme cela devient mon sport favori).
De mes délires matinaux et compagnie, je dis souvent que mon cerveau a un capital pleine forme, dont le top départ commence au réveil et dont le pourcentage s'amoindrit chaque seconde, au fil de la journée et jusqu'au prochain sommeil.
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D'où l'effervescence imaginaire à son comble et/ou (selon) les grands sujets cosmologiques - anti-créativiste ou évolutionniste, faites votre choix !! (très bonne celle-là...) - à peine un œil ouvert.
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Dommage que cela ne me rende pas plus active.
Cela me ressemble bien de toujours parler au passé.
Il y a quelques temps (un temps qui aurait pu trouver sa place sur ce blog), j'accompagnais mon café du matin avec l'idée (pas la mienne) abstraite de dire regarder peu le passé et préférer se projeter vers le futur sous prétexte d'avancer. Ou encore l'idée de se faire une morale quant à mieux estimer l'instant présent.
Idées trop courantes à mon goût, mais surtout je viens de le dire : idées abstraites.
La tasse sous le nez, les yeux flous, je me souviens m'être fais un frais monologue, me disant que le futur (qui n'a encore cours) n'existe pas; que le présent, du fait d'être trop furtif et aléatoire (mouais lui aussi), n'avait réellement de consistance; et que seul le passé était une valeur. Une valeur certaine, puisque réelle (effective) et inaltérable. Les biologie et philosophie scientifique diront même, de nos faits, gestes et langage, que nous ne sommes que la reviviscence continue de notre passé (peut-être d'ailleurs Laborit ou Einstein l'on dit, ou leurs confrères... mais que je suis trop une cancre pour m'en rappeler).
Alors forcément, nourrir cette autre idée, plutôt contradictoire des deux premières, je me dis que bien sûr cela me ressemble de parler au passé.
Puis je me dis aussi, que c'est le cas pour la plus part des choses qui nous entourent (livres, blogs, journaux t.v., etc... rare narration se fait au présent - normal), et que cela fait parti de constats simples (peut-être idiots ?) que l'on ne se fait pas tous les jours, voire pas assez (le commun des mortels en tous les cas, dans une façon de vivre spontanée).
Et à toujours regarder le passé, il n'y a pas longtemps, je me suis penchée sur ce dernier. Un peu comme je l'avais fait pour ce blog, sur un temps relativement proche.
Au retour de mon épopée familiale, j'ai pris un de mes beaux cahiers (j'en ai tout le temps deux ou trois qui traînent sous la main), pour constater les choses. Les changements de ces six ou sept derniers mois. Un compte à rebours qui me ramènerait à cet été.
Aussi, j'ai légèrement déjà mentionné celui-ci.
Pourquoi cet été précisément ?
Disons que de tous ce que la bipolarité comporte comme revirements, et de tous ce que la phobie sociale empire dessus, je ne pense pas avoir vécu de période plus néfaste. À commencer par un événement - et mauvais choc nerveux, émotionnel - à mon insu, qui avait pas mal remis à zéro mes efforts. Des années de travails sur soi, envolées en moins de dix minutes. Puis un début d'enlisement, car ensuite il a fallu accuser d'autres évènements. Je ne parle même pas de s'en remettre. Encore moins d'avoir les ressources pour survivre.
Bon. Je n'aime pas me définir dans des phrases toutes faites, empruntées de je-ne-sais-où. Surtout s'il y en a bien une que je déteste (note que je la cite tout de même), c'est bien : "tous ce qui ne tue pas, rend plus fort".
Je n'irai pas jusqu'à dire que c'est vrai, mais ce serait presque. Leçon faite de cet été - et pas seulement pour moi - à présent, lorsqu'il s'agit de ne pas refaire les mêmes erreurs, les évènements se passent dans un plus grande prudence et justesse, et moins de maladresse, puis de contre-coups inutiles. De plus mes situation et environnement sont sur le point de changer, voilà qui remet pas mal les compteurs des problèmes, également à zéro.
Si la question de me faire plus agressive s'est posée récemment, finalement, je n'y réfléchis même plus, même pas. Le plus naturellement du monde : je suis un bulldozer.
Ce n'est pas plus mal.
À suivre...
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