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... chronique aiguë est pire que tout autre mal. - 20302339 -
Pourtant je
suis bipolaire. Pourtant des liens de comorbidité, la phobie sociale
dispute largement la première place de la précédente. Pourtant je suis
également spasmophile et lorsque, notamment par ma phobie, je suis déjà
en phase dépressive, ce sont les crises de tétanie qui m'assaillent.
Pourtant je compte aussi quelques troubles de nutrition, passagers je
l'espère, qui me compliquent un quotidien déjà suffisamment compliqué...
MAIS !
Combien
tout cela, il m'arrive de me pencher ailleurs que sur mon nombril, et
de ressentir une compassion frisant presque l'hilarité.
J'ai dit presque. Malheureusement, je ne suis pas moqueuse. Même si souvent j'aimerai bien l'être.
Et ce n'est pas faute d'avoir essayer.
Auparavant,
j'avais envie d'écrire quelques mots - autant dire quelques
phrases - qui me passaient par la tête à ce moment-là. Sans motivation
spécifique. Ni but précis.
Ce qui était sans compter l'exercice de
la morale, ô longue et inutile morale, dont on ne m'avait pas fait démonstration depuis très longtemps.
Je ne me souviens plus pour
quelle raison je pensais à ce monde, petit monde, qui m'entoure même si
je reste à distance de son petit, tout petit, comité. Le fait est -
classique, je pense - que, comme il est toujours préférable de
regarder le postérieur des autres, plutôt que de se risquer à trouver
un problème autour du sien, même le plus petit des comités peut se
montrer d'une grande efficacité à la tache.
Peut-être le
sentiment d'être libre - quelle ironie lorsque l'on ne s'illusionne pas
avec celui-ci - m'a laissé vagabonder sur ma loi du plus faible, sans
m'attendre à ce que l'on vienne me bousculer, tout au fond de ma tanière
que je suis, par un long discoure, agressif s'il en est.
Peu de temps
après, ce serait presque que l'on me rappelle à l'ordre. Un peu comme
si au moment où je me décide à penser - des choses qui arrivent ! - on
venait me contredire, ne serait-ce que pour contrecarrer cette façon -
ironique encore - dont j'ai l'air - j'ai bien dit l'air - de me croire
libre et qui insupporte plus d'un.
Il n'y a qui que ce soit
dans cette bande de quilles (voilà qui illustre parfaitement le genre
d'acte que cela m'inspire héhéhé), donc il n'y a quiconque qui me
connaisse en tant que personne, qui sache ce qu'était exactement ma vie
avant, et ce qu'est devenue ma vie maintenant. Mais tout le monde a
tellement de choses à en dire.
J'ai pour habitude de croire que
lorsqu'on ne sait pas et que l'on parle quand même, on ne peut que
raconter des bêtises. Des conneries, même, pour me montrer plus à la
hauteur des propos que je suscite.
Ce qui me gène, ce n'est pas ce
que l'on me dit. C'est que l'on se permette de me le dire. Ce que je
fais avec personne, par décence et respect.
Car c'est bien de
respect dont il s'agit. On me respectait davantage à 20 ans que
maintenant la trentaine passée. Parce que j'avais un travail plus
intellectuel, de l'argent et une meilleure garde-robe.
Ce n'est pas
une blague. Ce point de vue est peut-être simpliste, mais il faut
croire que je n'en suis pas le point de départ. Le comportement, les
sujets moralisateurs sont sans équivoques.
Aller... je ne suis pas la première, ni à parler, ni à observer, ni à faire l'expérience des classes sociales. Que ce soit dit.
Le problème est que je ne me défends pas. J'accuse, ce qui n'est pas bon pour ma santé.
Parce
que cela implique d'autres membres de ma famille. Parce que le meilleur
moyen d'encourager la critique, est d'y répondre. Puis parce que
finalement, à quoi bon se justifier ? (Puisqu'il était précédemment
question du besoin que l'on peut avoir à le faire.)
Également parce que la défense est pire pour ma santé.
Ce qui une fois encore reflète les choix face auxquels je ne suis pas confrontée, mais entre lesquels je suis coincée.
Pour
tout cela je conclurai donc, en définitive, que si les empêcheurs de
tourner en rond s'assurent régulièrement que je ne m'ennuie pas dans
mon petit monde - petit qu'il est lui aussi - et merci à eux (!!!), la
sagesse comme on le sait, est une longue histoire de temps.
Je parle de leur sagesse, bien sûr.
Je parle de mon temps, forcément.
À suivre...
Publié par droledoctobre à 23:39:49 dans Trismegisme | Commentaires (4) | Permaliens
02-11-2007 13:54
De droledoctobre
Sujet:
C'est certain... Url: [Liens]
31-10-2007 20:46
De nuclear Sujet:
ton blog me parle tu sais
25-10-2007 23:26
De Buyaya Sujet:
Mon dieu
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