Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Divagabondages..

Songes éveillés de jours ordinaires

Rechercher

Digressions

Compteur

Depuis le 28-09-2007 :
2259 visiteurs
Depuis le début du mois :
0 visiteurs
Billets :
3 billets

France terre d'asile... | 29 octobre 2007

Vous je sais pas, mais moi les reportages sur l'actuelle politique d'expulsion des sans-papiers ça me met mal à l'aise.
Quota, adn, chasse aux étrangers en situation irrégulière, tout ceci sous couvert de maîtrise des flux migratoires a des relents nauséeux. Je ne sais pas comment les gendarmes ou policiers qui traquent les gosses à la sortie des écoles s'arrangent avec leur conscience, comment ils peuvent s'accommoder d'incarcérer en centres de rétention des familles avec des mômes qui ont eu le seul tort de croire que la France allait les accueillir, les protéger. Bien sûr on peut entendre que nos frontières ne peuvent être ouvertes à tous, mais comment peut-on en arriver là ?

Et puis il y a deux semaines la réalité s'est emballée à deux pas de chez moi, dans l'école de mon petit bout de 3 ans. Sara a été arrêté avec ses parents et sa soeur de 18 mois un sale matin d'octobre en bas de ma rue, comme de vulgaires voleurs. Depuis ils sont comme en prison, ont droit à des visites dans un parloir. Ca ne se passe pas à la télé. Il suffit de sortir la tête à la fenêtre pour être plongé dans cette réalité de la France de 2007. Pas vraiment de quoi être fier de son pays. Oui, ca se passe partout en France. Vous n'êtes pas obligé de me croire, allez sur le site de 'réseau éducation sans frontière" : si le coeur vous en dit, signez la pétition pour Sara. Vous ferez oeuvre utile
http://www.educationsansfrontieres.org/?article6835 

Quand la loi devient hors-la-loi moral, le moins qu'on puisse faire c'est d'élever la voix. 

Publié par 69strada à 22:52:15 dans Mots de tête | Commentaires (0) |

martyr ou mourir | 03 octobre 2007

Mon père s'est éteint. 85 ans de parcours, on peut se dire que c'est dans l'ordre des choses. Coincé dans son lit depuis des mois, des années, lui qui ne tenait pas en place. Prisonnier de son corps, envahi par la souffrance, son esprit volé par la dégénérescence, son calvaire s'est enfin achevé sur un lit d'hôpital un matin froid et ensoleillé de février. Beaucoup revoit la silhouette trapue penchée sur un moteur, la démarche improbable, les lunettes vissées sur le front, la mine réjouie presque rubiconde, les yeux plissés du dernier fou rire.Pour beaucoup mon père c'était Nénesse « Bras de fer », le garagiste qui avait monté son affaire dans les années 60 et qui faisait autorité pour palper les alternateurs, ausculter les soupapes et regonfler les moteurs fatigués. Nénesse c'est avant tout une vie de travail, la passion de son métier, renâclant aux vacances comme au repos car plus heureux dans son garage que partout ailleurs. Autodidacte, il s'était fait tout seul comme on disait alors : exploitant ses dons pour la mécanique et l'électricité, il affutait en permanence son intelligence du métier, bricolait des trouvailles qui fonctionnaient comme par miracle même si l'esthétique n'était pas toujours au rendez-vous.Nénesse... une figure du pays, connu comme le loup blanc, intègre, engagée dans la vie de la commune, râleur, borné parfois mais aussi généreux et altruiste, toujours prêt à rendre service. Pompier volontaire pendant 30 ans, capable de tout lâcher instantanément pour répondre à l'appel de la sirène et accomplir un devoir de sauvegarde qui lui était naturel. La solidarité il la vivait dans ses actes, sans discours. Nénesse... c'était aussi les copains franco de port... les copains d'abord : Etienne, Lulu, Jean, Riri, Riquet, Lili, Charles, Dédé et tant d'autres...Les amitiés de guerre, de résistance, les potes pompiers et tous ceux qui partagèrent sa route. Ils se remémoreront quelques banquets de la Sainte Barbe fameux, deux-trois paris idiots (la traversée de la mare des sœurs en plein hiver par exemple) et bien sûr quelques cuites mémorables accompagnées de fous rires inextinguibles, de retours circonspects à la maison et de lendemain citronnés. Nénesse c'est aussi cet homme dont les proches ont longtemps regretté l'allergie affective, cette incapacité maladive à signifier par un geste, un mot son amour à sa femme ou à ses enfants, cette énigme vivante, chaleureux avec ses copains, silencieux dans sa famille. Pourtant la question de l'amour qu'il porte à ses proches ne se pose pas. Sa femme, ses quatre enfants, dix petits-enfants, et son arrière-petit-fils. Il aura fallu le départ de sa fille, il y a quatorze ans bientôt pour que son affection s'expose. Question de génération pour partie, d'histoire personnelle aussi que l'on devine par bribes. Car il resta pudique, discret presque secret sa vie durant sur les événements qui forgèrent son caractère : la perte précoce de ses parents, la solitude de son enfance, le combat prématuré contre la maladie qu'il tint à distance. Ses engagements de jeunesse dans la résistance et le combat, il nous en parla seulement ces dernières années racontant des fragments de souvenirs de la bataille de Miribel ou de la libération de l'Alsace qui lui fit croiser le chemin de la femme qui partage sa vie depuis plus de 60 ans. C'est l'image d'un courage entêté qui se dessine, d'une force peu commune : bras de fer est un surnom qu'il n'a pas volé. Sa force est aussi de caractère : dur à la souffrance, droit, fidèle à ses amis, à ses proches, constant dans ses engagements, dans ses convictions.Pour nous sa famille, l'image que nous conservons c'est celle d'un roc indéfectible, un exemple de civisme et de probité, c'est aussi plus intimement celle de ces fous rires énormes dont nous étions si fiers parce qu'ils étaient pour nous un moment de communion, de partage, d'amour avec lui. 

S'il est vrai que ce qui fait la vie d'un homme, c'est moins la destination que la route qu'il parcourt, le chemin de vie de cet homme témoigne de sa richesse.

Publié par 69strada à 17:18:15 dans Chroniques d'un épilogue | Commentaires (0) |

Allez... faut se lancer | 28 septembre 2007

Ca fait une impression curieuse de se donner un espace d'expression aussi ouvert, d'avoir mille humeurs à transcrire et de rester aussi hésitant dans l'écriture. L'idée c'est de ne pas s'obliger à un billet quotidien pas à la manière d'un journal intime. L'idée c'est de pointer les oxymorons de la vie, ces moments désespérément fabuleux où les certitudes qui vous ont permis d'avancer laissent place au doute, à la souffrance et à la découverte d'autres possibles. Voilà ! dans le registre yaka-faukon, un pas de franchi. J'étais un cadre d'une big company sûr de son fait, de sa route, un bon cheval quoi ! de trait bien sûr. La course c'est pour les HP (high potential pour les non initiés). Une fusion a suffit pour me transformer en papillon voletant de job en espoir de job, en désespoir de job devrais-je dire. Que de couleuvres avalées, que d'illusions réelles, que de réalités ignorées sur le boulot, le non-boulot, et son propre rapport à tout ça. Ca fait 3 ans déjà. Toujours pas digéré. Même si je suis passé à autre chose. On s'étonne des suicides au boulot. Plus moi. Au fait, vous savez qu'il y a entre 3 et 400 suicides corrélés au travail par an (... seulement en France off course). Ca devrait faire réflechir sur l'implication des salariés au travail. A ce prix-là, le désengagement des cadres ou des jeunes au travail est plutôt une nouvelle salutaire. A creuser, n'est-il pas ??

Publié par 69strada à 17:04:11 dans En somme | Commentaires (0) |

1|

Tous les derniers titres

Archives

Décembre

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  
  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03