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Ceci n'est pas un blog

Et je n'ai pas l'esprit de contradiction

Un pépin sur le toit...




"...Balaie le ciel, la terre et l'eau
Balaie, balaie mon gars..."


...


"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers  Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."

H.M

hmm...

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Brise Marine | 26 octobre 2009

La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres.
Fuir ! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres
D’être parmi l’écume inconnue et les cieux !
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux
Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe
Ô nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe
Sur le vide papier que la blancheur défend
Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,
Lève l’ancre pour une exotique nature !

Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
Croit encore à l’adieu suprême des mouchoirs !
Et, peut-être, les mâts, invitant les orages,
Sont-ils de ceux qu’un vent penche sur les naufrages
Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots …

Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots !

 

 

Stéphane Mallarmé

Publié par Super Pépin à 22:11:24 dans - Dessins, croquis et autres tentatives... | Commentaires (0) |

... | 19 octobre 2009

Parce qu'après tant d'efforts, les mensonges du vent lacèrent encore la gorge, et qu'encore on voudrait croire de toute son âme les promesses du ciel. Les chants et les sourires que louaient les étoiles et le murmure de l'eau.
Et une fois encore, on a fait de sa force une méchante plaie.
Car nous ne sommes pas ceux qui bravent les tempête sans frémir de terreur.
Nous sommes de ceux-là qui, rompant sous l'épreuve, mendient sans se l'avouer la parole qui assure que l'on comprend leur peine ; de tous ces pauvres diables qui rencontrèrent l'Ennui et ne surent s'en défaire.
De la race des couards qui ne peuvent admettre qu'il ont froid en dedans.
Nous sommes de ceux qui, toujours avant la fin, se brisent en mille larmes sur les rochers coupants qui gardent les falaises.

Alors, tout redeviendra froid.

Publié par Super Pépin à 22:39:23 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

hmpf... | 17 octobre 2009

Alors je le sais bien, je suis noir comme l'Ombre qui marche à mes côtés.

Elle s'est assise tout au bord pour contempler le reste de son existence.
Les histoires d'enfant mort que l'on a dû laver et donner à la mer. Tout son amour perdu, recouvert de poussière au pieds des oliviers. L'Amour noyé, laissé là bas, loin dans le temps, derrière les eaux.
Les grands courants qui happent, les sursauts de l'espace, il lui en a coûté de ne pas renier et de les étouffer. Réintégrer la foudre et puis se relever, meurtrie par un orage d'un ciel même pas lointain.  Qu'il est dur de marcher, que de peine à renaître... que ses os souffrent et craquent...

Alors je sais bien que je suis aussi noir que l'Ombre qui m'accompagne.

Recoudre les blessures et puis donner ses plaies au soleil méchant. Vomir, si c'est possible, le dernier des espoirs qui pourrait tout détruire, et se résoudre enfin à marcher sans se plaindre.
Ils dansent toujours autour, vivent plus que jamais. Pourtant il faudra bien ne plus les regarder. Il n'y a plus de questions, rien à connaître d'eux. Rien non plus qui se dérobe, puisque tout est en place. Il faut baisser les yeux.
Il n'y a plus de questions.
 Il n'y a même plus de pluie, il n'y a plus rien du tout. Il n'y a plus d'étoiles, on ne voit plus l'Etoile. On ne voit pas de meute, on ne voit pas de frères.
Il y a encore les voix et les chants de ces autres, et les echos lointains de ce qui aurait dû être.
Mais... s'il n'y a plus de questions...
Il n'y a même plus de silures tranquilles, au fond du fond des eaux.

Alors je suis tout seul, je suis noir comme l'ombre.

Que peut-il bien rester ?

Publié par Super Pépin à 20:06:55 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

... | 14 octobre 2009

Publié par Super Pépin à 22:22:33 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) |

longue année 2009 | 03 octobre 2009

A mes vingt-quatre ans qui s'en vont en silence...

Publié par Super Pépin à 03:19:27 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

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