
"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."
H.M
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C'est juste que j'en ai marre de n'avoir rien d'autre à dire.
Les mêmes mots qui constamment reviennent, ces commencements de fins et ces fins de commencements.
La route interminable, la boucle continue, le mur infranchissable...
C'est que je tourne en rond, c'est que rien n'a bougé, même si les couleurs changent c'est juste le même fond.
C'est juste la même heure, la mer est identique, les nuits sont comme les jours et la corne de brume retentit dans l'espace, comme le chant des coyotes s'étire sur la prairie.
Je ne sais s'ils tournent ou s'ils sont tombés, et la nausée me berce puisque je n'ai plus peur.
Je pourrais bien courir sur les rails délabrés, je ne prendrais pas garde au soleil meurtrier, je ne saurais même pas sentir que je m'affaisse...
et je ne saurais pas apprécier ma chute, car, une fois, les tonnerres ont brûlé ma cornée et déchiré mes paumes.
Alors je ne sens plus que la morsure de l'être qui se tord et se fige entre mes phalanges raides, alors je ne vois plus que la poussière épaisse qui danse sous le soleil,
et tandis que l'Hibou se confronte au soleil, je me perds dans les terres que j'ai fais exister.
Publié par Super Pépin à 21:39:06 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens
Elle est revenue, la bête vicieuse qui enlace le coeur et fait tinter les barreaux de la cage. Elle était assoupie, je surveillais ses rêves et craignais son haleine, mais elle s'est réveillée, et la voilà campée, les yeux fixés sur moi elle guette la syncope.
Elle est revenue, l'envie de partir...
Publié par Super Pépin à 22:26:51 dans - Trucs en vracs | Commentaires (1) | Permaliens
Publié par Super Pépin à 10:45:59 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Super Pépin à 19:24:50 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens
"Il n'y a pas à le nier, nous sommes deux maintenant... je veux dire moi et mon double qui a surgi du lac et qui m'a poursuivi jusqu'ici... Ayez pitié, Maître, prenez votre canne-épée et tuez ce coquin... il est fou il croit que je le suis et il peut nous perdre tous les deux. C'est lui qui a, par ses conjurations, provoqué l'orage, dehors... les esprits se meuvent dans les airs et leur choeur déchire les entrailles de l'homme... Maître, Maître! appelez ici le cygne... qu'il chante... Mon chant est mort, car l'autre Moi a posé sa main blanche et froide comme la mort sur ma poitrine, et il devra la retirer lorsque le cygne chantera... il sera forcé de replonger dans le lac..."
Hoffmann (le chat Murr)
Publié par Super Pépin à 01:45:14 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens
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