
"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."
H.M
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Publié par Super Pépin à 12:16:31 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens
[...] Je sais bien la différence que votre monde peut faire entre un crime passionnel et un crime de sang froid. Sachez seulement que je ne fais jamais rien avec passion, et que tout est fluide dans mes actes, quoiqu'en dise mon reflet. [...]
J'ai éteint les bougies qui se consumaient le long de la Route.Publié par Super Pépin à 01:38:21 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens


Publié par Super Pépin à 11:21:37 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens
" ...La magie s'est enfuie, et quand je parle, aucune voix ne vient doubler la mienne et je sais que je parle seul. Je sais que l'autre n'est pas moi, ni moi l'autre, que lui, comme l'arbre, mon beau marronnier, comme le ciel, si pur au-dessus des Alpes et du Jura, tous me sont étrangers. La vérité en moi est paisible et solide. Elle est triste.
Tout est clair. Mais que faire de la clairvoyance ? Il me semble qu'il ne reste plus rien à entreprendre pour celui qui sait qui il est et qui a rejoint mystérieusement celui qu'il devait devenir. Comme la vie est longue ! Aurai-je le courage d'en attendre la fin ? Aurai-je le courage de mentir assez longtemps, de faire mille et trois tours, de prétendre m'intéresser à toutes leurs âneries, si longtemps, si terriblement longtemps, avant de pouvoir enfin défaire ma naissance pour me recoucher dans un trou chaud, douillet et noir."
Jean Blot
Publié par Super Pépin à 22:55:49 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens
Je suis comme le Quetzal, je suis dans la demeure du seul Dieu ; je chante des chansons douces parmi les fleurs ; je chante et je réjouis mon coeur.
Les gouttes de rosée s'évaporant des fleurs dans le champs enivrent mon âme.
Je m'afflige de ce que même cette demeure sur terre doive finir.
Je prévois, moi, Mexica, que notre règne a commencé à être détruit, je me suis mis à pleurer...
Que je n'aie pas de colère de ce que la grandeur de Mexico doive être détruite.
Celui qui a pris soin des livres a pleuré, il a pleuré le commencement de la destruction.
Un chant de lamentation Nahuatl.
Publié par Super Pépin à 12:24:30 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens
De quoi?