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Super Pépin

Et je n'ai pas l'esprit de contradiction

Un pépin sur le toit...




"...Balaie le ciel, la terre et l'eau
Balaie, balaie mon gars..."


...


"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers  Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."

H.M

hmm...


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bribes, flashback | 17 mars 2008

"Nous sommes les miroirs de la Loi et nous cherchons la porte que Mâya, celle qui est tout, a dessiné dans la nuit." Hotouob 11-03-07



"Es-tu partie à Etiloat cette nuit?"

Oui.
Je suis Nijlora, mais aussi "celle qui n'en a pas", et je suis passée de l'autre côté du Monde. Comme Il me l'avait dit, il n'y avait rien de plus.
Je suis morte, déjà, à présent je peux voyager. Nous sommes tous déjà morts, l'avons toujours été, ainsi, nous passons la porte.


"La peur immolée"

La peur immolée
Déchirer tout son être pour tout reconstruire, laisser ce que l'on cache s'ouvrir aux yeux du monde.
    "C'est pour cela que vous êtes opprimés"
Demander au maître du carrefour.
Papa Legba ouvre moi la barrière..
    Samedi,
    derrière le rideau de pluie de ton cimetière grand comme le monde,
    permet moi d'avancer.
J'ai resisté au monstre, qui me cachaient l'Oubli derrière un mur de briques haut comme La Tombe.
    Je n'ai pas peur, je ne me réveillerai pas
    Je n'ai pas peur, je ne me réveillerai pas
    Je n'ai pas peur, je ne me réveillerai pas
J'avais senti le souffle putride sur ma nuque et mon sang s'était glacé quand j'avais réclamé mon nom.



Je filerai vers l'Ouest rencontrer Heyan, dans les cèdres géants qui abritent les tonerres, et lui demanderai de m'ouvrir le passage du Couchant.

"Les loups viennent lorsque la proie a accepté d'ouvrir son coeur à la part de Noir qu'il porte. J'entends par là ouvrir son coeur à la part de soi qu'il a caché dans la nuit de son apparat."


Que tout est faux
Que tout est faux
Que tout est faux

Vain, faux, vain

beau




J'ai vu le portail rouillé planté dans la prairie et les loups qui attendent au loin que je me noie.
Les chevaux dans le train, et l'oeil hagard de celui qui, enfermé, peinait à se lever, à respirer, à vivre.

"Non pas en train de mourir, mais opprimé"
L'oeil vide et noir de la bête que j'ai veillée durant tout le voyage.
Ce que je suis, que je dois être, ce que je montre ou que je cache, et ce que j'ai tué, et dévoré.
La guerre, encore. Traque, traque..


"Tu es la part de moi que rien n'atteint, parce que tu pars"



Je suis Nijlora et je pars en voyage.

Etiloat est dans la rue, Etiloat est partout, partout devant nous, derrière nous... partout où le regard se pose, sur la figure rouge de cette fausse vieille bouffie qui porte des chaussures en croco, et qui grimace à la vue d'une fillette qui se mire dans la vitre en riant. Dans les mains du clochard qui parle seul devant la coupole gluante..
Devant nous
Derrière nous


Beauté devant moi fasse que je marche
Beauté derrière moi fasse que je marche
Beauté au-dessus de moi fasse que je marche
Beauté au-dessous de moi fasse que je marche
Beauté tout autour de moi fasse que je marche
chant shaman navajo


"Mâyâ est morte pour celui qui a compris que marécage et paréo ne faisaient qu'un."


Publié par Super Pépin à 12:16:31 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) |

bribes suite | 17 mars 2008

[...] Je sais bien la différence que votre monde peut faire entre un crime passionnel et un crime de sang froid. Sachez seulement que je ne fais jamais rien avec passion, et que tout est fluide dans mes actes, quoiqu'en dise mon reflet. [...]

J'ai éteint les bougies qui se consumaient le long de la Route.
Toutes.
Ce ne fût pas facile, les flammes étaient tenaces.
Mais il me fallait rejoindre la mer en contrebas, et pour cela, il me fallait la nuit.
La plage grise et terne.
Froide, hautaine, lointaine.
Celle qui me plante face ma petitesse et qui borne les illusions insidieusement bâties sous mes pas.
Houle de fond, jusqu'au bord, et ces vagues monstrueuses qui ne se brisent jamais.
Je vois, charriés par elles, en transparence comme s'il s'agissait de leurs squelettes, les débris tout rouillés qui dansent au coeur des cylindres tumultueux.
Gris.
Gris, morne, comme le rêve qui étend son linceul sur mon existence.
Gris.
Et froid. Et vaguement inquiétant, comme les nuées de ses oiseaux qui viennent annoncer sa venue.

Les mots s'envolent et chaque lettre est un oiseau.
Tous ont chu morts, sur la banquise, en restent deux qui chantent encore.

Publié par Super Pépin à 01:38:21 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) |

dérives et loas subjectifs- bribes | 15 mars 2008

"Je suis Hotouob et je me bats contre leurs ombres."


Les traîtres, les bannis, ceux qui font des trous d'eau au fond de l'âme, des trous que l'on ne saura jamais ni geler ni remplir de terre. Tous ceux que tu maudis en vomissant la nuit.
C'est la part de guerrier, celle qui est affamée, à l'œil hagard et qui bave sur ses victimes.

Il n'y a que le vide, derrière le décor massif...

ouvre la porte..

Doutions-nous du fait qu'il n'était rien derrière que de larges piliers plein de l'orgueil des peureux, soutenant trop sûrs d'eux la tour de la Maison-Dieu?

Derrière la pluie, nos carcasses effondrées, nos esprits bouillonnant comme des marécages, et la lune qui décroît à mesure qu'on avance.





Qu'y a t-il à garder, et que devrons-nous laisser?
"Pour défendre la part de Moi, il faut la serrer dans sa main."
rien que de très petit, dieux que nous sommes petits, dieux que nous sommes donc vains. Mais il tient au creux de la paume, cet atome même pas complet, le noyau dur de l'être celui qui ne meurt pas et que l'on doit laisser nous détruire tout à fait.
Car
"c'est la part de toi qui meurt que tu moules dans un cercueil et que tu laisses derrière.
"



"La rêveuse a paru endormie" pourtant les limites n'ont jamais existé.

    Le deuil de soi-même

    Le deuil de soi-même


"L'orgueil de celui qui a cru vivre et qui a lu son erreur"


Frère, hâtons nous sur la Route puisque tout disparaît. Derrière nous il ne reste plus Rien, il faut laisser les spectres se fondre dans la nuit.
Ce qui est, était et sera, le temps n'existe pas, nous traversons l'espace comme le vent dans la plaine.
Puisqu'il nous faut marcher avec les loups, puisqu'il nous faut porter la Loi comme un fardeau béni...

Et l'insecte qui noue,
"la fourmi qui dort au creux de la paupière de celle qui donnait sa vie à l'impur" et qu'il faudra accepter. Celle qui "cherche à sauver le monde qui la trahit".

Loup Noir qui erre dans ma nuit, loup affamé qui rôde dans les recoins de ma cervelle, qui me parle de nos crimes et de nos guerres internes...
"Il est temps pour nous de courir dans la prairie plutôt que de continuer à nous en nourrir. La silencieuse est en fuite mais il reste l'odeur de la vase dont nos fautes sont couvertes. Nous sous sommes biens aidés à nommer nos douleurs à présent nous devons nous relever des sables mouvants que nous avons tant aimé."



Baron Samedi nous sommes tes enfants...




"Ceux qui doivent abandonner la voix de la Loi seront ceux qui chanteront la Fin."

Publié par Super Pépin à 11:21:37 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) |

... | 18 février 2008

" ...La magie s'est enfuie, et quand je parle, aucune voix ne vient doubler la mienne et je sais que je parle seul. Je sais que l'autre n'est pas moi, ni moi l'autre, que lui, comme l'arbre, mon beau marronnier, comme le ciel, si pur au-dessus des Alpes et du Jura, tous me sont étrangers. La vérité en moi est paisible et solide. Elle est triste.
   Tout est clair. Mais que faire de la clairvoyance ? Il me semble qu'il ne reste plus rien à entreprendre pour celui qui sait qui il est et qui a rejoint mystérieusement celui qu'il devait devenir. Comme la vie est longue ! Aurai-je le courage d'en attendre la fin ? Aurai-je le courage de mentir assez longtemps, de faire mille et trois tours, de prétendre m'intéresser à toutes leurs âneries, si longtemps, si terriblement longtemps, avant de pouvoir enfin défaire ma naissance pour me recoucher dans un trou chaud, douillet et noir."

Jean Blot
 

Publié par Super Pépin à 22:55:49 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) |

... | 16 février 2008

Je suis comme le Quetzal, je suis dans la demeure du seul Dieu ; je chante des chansons douces parmi les fleurs ; je chante et je réjouis mon coeur.
Les gouttes de rosée s'évaporant des fleurs dans le champs enivrent mon âme.
Je m'afflige de ce que même cette demeure sur terre doive finir.
Je prévois, moi, Mexica, que notre règne a commencé à être détruit, je me suis mis à pleurer...
Que je n'aie pas de colère de ce que la grandeur de Mexico doive être détruite.
Celui qui a pris soin des livres a pleuré, il a pleuré le commencement de la destruction.

 Un chant de lamentation Nahuatl.

Publié par Super Pépin à 12:24:30 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) |

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