
"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."
H.M
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Ce n'est donc pas la fin du Rêve Gris.
C'est seulement que je suis devenue ce dernier...
Enfant maudite du silence et des douleurs enfouies, je porte tes crimes depuis mon plus jeune âge.
"Le sacrilège qui reste inégalable"
Et tu voudrais me laisser? Me laisser là , avec le Silence pour toute
relique, pour entrevoir ce que j'étais et ce que je deviendrai...
"La cicatrice prime" depuis toujours sur le coeur que je ne porte plus.
La cicatrice suinte, s'infecte, et sa brûlure me meurtrit.
"la silencieuse. Le cap est franchi qui fait de ce qui est, ce qui était mais tu luttes contre la perte de sa mémoire.
La mutilation est ton expression de la séparation - ça n'est pas ma petite qui pourra la chasser mais bien la silencieuse qui devra quitter les sables que mon frère gardait jusque là " Hijigop 30-03-08
"tu as laissé les fourmis regagner leur forteresse chargées des morceaux de celle qui aime ce qui la trahit, mon frère devra ne plus barrer leur route"
Oui Hijigop, j'ai laissé les fourmis
se repaître de Sa chair pourrissante qui s'accrochait à mes os. Lisses
et blancs je les déterrerai, et de la boue me façonnerai un coeur.
Ou bien je resterai assise dans ta nuit sans savoir où errer.
Enfant maudite, je
réclame ton nom depuis toujours, grotesque demande, en espérant ainsi
me libérer de toi. Puisque toi tu t'en vas laisse-moi donc cela...
Mais les loups disent qu'il est poison.
Interdit jamais bravé, à jamais hors de ma portée...
"le tabou posé par rejoniK sur la silencieuse la dépasse - il s'agit de protéger le Fou de l'Impératrice"
"Rejonik est ceui qui interdit aux ancêtres de souiller les expériences, le nom reste est une brèche au milieu de son corps"
Puisque le mat est menacé... Soit, gargouille putain qui me toisait naguère, je ne t'offrirai pas ma nuque une autre fois.
Rouvrir les yeux et apprendre, comprendre ce qui m'apparaît mascarade,"Le cloisonnement nécessaire à la complétude de la loi"
Le mensonge que je vois est une autre illusion. Constamment balancer d'une illusion à l'autre...
Et la gueule du néant qui attend le faux pas...
"le néant est le sommeil de la loi, elle le peuple de cauchemars
pour s'éveiller perpétuellement. C'est la trame de fond, nous nous
balançons sur la toile que la grande fileuse tisse au dessus."
Je sens bien que je m'enfonce. Je
sens bien que je vais me noyer de nouveau, bientôt. Hotouob si tu
pouvais laisser ce cadavre avant que le limon n'emplisse encore mes
bronches...
"le prédateur meure de faim si il ne sait pas être sa propre proie.
intégrer la destruction n'est pas résumer la création à la première-mais admettre la nécessité des deux.
la loi cherche des formes de création et de destruction équivalente, pas des cales"
Mais c'est pourtant si faux, ça
semble si flagrant, tant d'impostures qui nous accablent, elles sont
palpables, elles rient je les entends, et je devrais les intégrer et
m'étourdir avec?
C'est cela la "lumière" qui devra contrebalancer l'ombre que j'ai
intégrée... J'attendrai qu'elle s'impose donc, car d'ici je ne vois
plus la route.
C'est que ma vue doit être encore troublée, par les brouillards épais des cicatrices encore brûlantes.
"l'amour propre bâti sur des charognes puantes,les blessures profondes infligées par des armes inoffensives, l'auto-humiliation d'avoir eu foi en ce qui n'est même pas."
"il faut apprendre à marcher avec le pire de soi pour pouvoir découvrir la création construite à partir non pas des charognes mais du limon qu'offre leur assimilation.
La culpabilité originelle que scelle le rire est l'origine mais la silencieuse était là pour appuyer l'instinct des bannis - les autres blessures se sont construites autour de ce poteau mitan"
Il faudra reprendre la route, même aveugle... Marcher, encore encore...
"on n'en sort jamais ma petite que
lorsqu'on rejoint le Néant, mais chercher à hâter le retour à lui ne
fait que ralentir l'expérience"
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27 mars
Je suis fatiguée...
"Je n'avais pas compris. Je te croyais délibérément alliée de l'invisible, alors que tu y es condamnée" Hotouob
De nouveau celle que j'ai choisi d'être. Devenue un reflet un peu plus conscient de son (non-) état.
Passeurs, pour tous ceux qui ne connaissent pas le chemin. Je peux traverser seule à présent.
Frère, nous sommes comme les loups, tu as compris l'envers du monde,
moi je l'ai vu. Nous marchons sur les sentiers d'Etiloat, portant dans
nos mains les fardeaux que le Grand-Père nous a attribués.
"Celui qui engendre et punit". La Loi elle-même.
"Pour être capables de supporter la compréhension du monde"
Celle qui grignote un peu plus chaque jour tout ce qui fut bâti.
Je suis la Silencieuse. Même si la noyée est à présent libérée, je suis toujours celle-là . Celle que je fus, que je suis, que je serai.
Dans mes mains, le Silence.
Et l'eau comme éternel berceau de ma loi.
Après la Nuit, s'acheminer vers "la grande délation", "hurler Ã
l'imposture" pour mieux apprendre à se taire face à ce qu'il est vain
de vouloir secouer. Consciemment.
S'affairer à le trouver, "Celui qui engendre et punit". Continuer
de chercher les points d'accès, les fenêtres ouvertes sur les
distorsions de l'invisible.
Je suis fatiguée.
Me fondre dans la pierre jusqu'à ce que les fourmis aient terminé de nettoyer mes os.
Attendre jusque là .
Attendre sans mot dire, retrouver la solitude pour lui montrer mes trophées de poussière.
Et disparaître au monde, disparaître à moi-même, le temps de jeter un regard sur les décors qui dansent.
Et si mon sang se glace encore aux plaintes de la corne de brume, c'est sûrement par réflexe, sans frisson, sans surprise. Je n'ai plus peur de ma voix..
Ecouter le vide.
Je suis fatiguée.
Et pour l'instant
Je n'ai plus rien à dire.
Publié par Super Pépin à 22:48:36 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Super Pépin à 01:01:36 dans - Trucs en vracs | Commentaires (1) | Permaliens
Une
couleuvre rousse, une couleuvre blanche, lovées dans les cendres
froides d'une cheminée sale, contre le ventre blanc d'un tigre
grotesque aux pattes atrophiées. Et des lézards qui fuient pour ne pas
qu'on les mange, partout des lézards, qui s'éparpillent, comme le font
ces minuscules araignées qui, par milliers s'arrachent du dos de leur
mère écrasée. Comme une fourmilière pulvérisée. Des flots...
Tandis qu'on envahit mon espace, tandis que le tigre s'éveille et
referme ses mâchoires sur ma gorge, calmement. Puisque c'était prévu.
Les
gens se hâtent, ils semblent refuser d'admettre que courir sous la
pluie ne les protègent en rien de ce qu'ils considèrent comme un
désagrément. Ainsi ils disparaissent dans les portails, trempés et
contrariés, malgré tous leurs efforts hypocrites.
Sous une de ces mêmes petites averses qui révèlent mon ridicule,
lorsque, enivrée, je laisse les mots de celle que je ne suis même plus,
résonner à travers les méchantes plaies que je voudrais refermées pour
toujours. Pour ceux qui les ont un jour ouvertes, et qui, devenus
spectres fades, n'ont laissé que des bruits blancs, mais parviennent
encore à me jeter à la face l'arrogance que j'ai, parfois, d'oser
penser pouvoir oublier ma Faiblesse.
Je n'avais jamais remarqué, aux abords des barrages, le bruit de
l'eau qui coule. Le tumulte artificiel qui ressemblerait presque au
ressac des vagues, contre les tétrapodes de la jetée du dragon, vieux
nexus peuplé d'ombres tenaces courant comme tant de chiens, autour d'un
pauvre phare rouge.
Je ne suis que cela, rien qu'un reflet brouillé dans une flaque
d'eau. Bousculée par des ombres haletantes qui me montrent "autre
chose". Parfois.
Parce qu'il m'arrive encore de me mentir un peu, et de courir sous la pluie.
Publié par Super Pépin à 22:46:08 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Super Pépin à 20:23:57 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens
Je me suis humiliée avec des mots trop vagues
Petits, petits, si petits, tellement petits
Tellement vagues qu'ils demeurent vain, à tenter de dépeindre la la route, la loi, la nuit..
le reste
Mais l'incapacité à nommer n'a jamais démasqué l'imposture, pas plus que la maladresse.
Le mur est tombé et ce n'est pas le dernier.
L'illusion du protecteur s'est étiolée avec ma hargne, et je sais Ã
présent que rien ne viendra plus troubler le calme qui règne sur ma
route.
Tout à des conséquences pour qui s'attache à tout nommer la chute peut être rude.
Ecouter le silence derrière les mots. Puisqu'ils ne sont qu'oiseaux malades au plumage flatteur.
Ingérer ingérer ingérer
Intégrer
Qu'il n'est rien que la Grande Nuit ne traverse pas comme mille
flèches froides et empoisonnées. Puisqu'il suffirait de les accepter,
ne plus lutter pour ne plus avoir mal et retrouver le froid mordant et le sol aride.
Et si je meurs à moi c'est mollement, avec résignation
Il n'y a pas de différence. C'est une seule et même chose, à quelques détails près qui relèvent de l'Illusion.
N'apparaissant jamais que comme ce que nous reflétons faiblement dans l'eau noire.
De nouveau, j'entends la corne de brume...
Publié par Super Pépin à 17:45:43 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens
De quoi?