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Super Pépin

Et je n'ai pas l'esprit de contradiction

Un pépin sur le toit...




"...Balaie le ciel, la terre et l'eau
Balaie, balaie mon gars..."


...


"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers  Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."

H.M

hmm...


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Désert A. | 02 août 2008

 

La nuit sur la route du désert. C'est toujours aussi "beau"... Juste vibrant.
Ce n'est pas Vera Lynn qui chante "We'll meet again", et pour le coup, c'est tellement mieux...
Juste la route sinueuse, le désert à perte de vue, et la lune ébrechée pendue au-dessus d'une bâtisse abandonnée, perdue au centre d'une terre figée dans le temps et sa nuit ; majestueuse.
 Demain matin, tout aura disparu, il faudra attendre le soir, encore, et que le froid revienne s'étendre ici pour sentir de nouveau ces spectres secs et indifférents qui errent à ma manière entre les espaces.
Suivre des yeux la route, en fredonnant tout bas.
Et retenir un temps la course des étoiles.

Publié par Super Pépin à 22:09:15 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) |

... | 26 juin 2008

C'est juste que j'en ai marre de n'avoir rien d'autre à dire.
Les mêmes mots qui constamment reviennent, ces commencements de fins et ces fins de commencements.

La route interminable, la boucle continue, le mur infranchissable...

C'est que je tourne en rond, c'est que rien n'a bougé, même si les couleurs changent c'est juste le même fond.
C'est juste la même heure, la mer est identique, les nuits sont comme les jours et la corne de brume retentit dans l'espace, comme le chant des coyotes s'étire sur la prairie.

Je ne sais s'ils tournent ou s'ils sont tombés, et la nausée me berce puisque je n'ai plus peur.
Je pourrais bien courir sur les rails délabrés, je ne prendrais pas garde au soleil meurtrier, je ne saurais même pas sentir que je m'affaisse...
et je ne saurais pas apprécier ma chute, car, une fois, les tonnerres ont brûlé ma cornée et déchiré mes paumes.
Alors je ne sens plus que la morsure de l'être qui se tord et se fige entre mes phalanges raides, alors je ne vois plus que la poussière épaisse qui danse sous le soleil,

et tandis que l'Hibou se confronte au soleil, je me perds dans les terres que j'ai fais exister.
 

Publié par Super Pépin à 21:39:06 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) |

... | 23 juin 2008


Elle est revenue, la bête vicieuse qui enlace le coeur et fait tinter les barreaux de la cage. Elle était assoupie, je surveillais ses rêves et craignais son haleine, mais elle s'est réveillée, et la voilà campée, les yeux fixés sur moi elle guette la syncope.

Elle est revenue, l'envie de partir...

Publié par Super Pépin à 22:26:51 dans - Trucs en vracs | Commentaires (1) |

... | 08 juin 2008

La roue tournera bien, quand les chiens seront froids..

Publié par Super Pépin à 10:45:59 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) |

... | 05 juin 2008

Tout est en place, et l'on revient doucement d'où l'on est arrivé.
Les sentiers arpentés maintes fois ont une toute autre allure, même si la grande route conserve son odeur. Les vieux contes reviennent et les sons se réveillent, puisqu'il convient de rire pour conjurer la boue ; encore et toujours, le même rire éteint et qui monte du gouffre.
Revenir à ces souffles qui ont tout traversé, se rappeler seulement ceux qui n'ont pas faibli, sans revenir sur ses pas, puisqu'il ne reste rien.
J'ai toujours dans ma paume ce même feu sacré, j'ai durant tout ce temps ouvert un peu la main, je le savais bien là, je voulais m'assurer qu'il brûlerait toujours.
Reste à présent les autres horizons, il faudra repartir. Ailleurs. Chercher là bas ce qui peut brûler d'autre derrière chaque montagne. Et peut-être qu'alors, à la fin, il ne restera rien.
Rien d'autre, rien de plus qu'à présent.
Juste recommencer.
Mitakuye Oyasin

Publié par Super Pépin à 19:24:50 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) |

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