
"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."
H.M
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J'ai rêvé cette nuit d'une très vieille femme, de celles qui ont tellement vécu qu'on s'imagine toujours qu'elle ont eu "une si belle vie bien remplie".Publié par Super Pépin à 10:50:34 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens
J'ai donné mes dernières pièces au clochard qui squattait le parvis de l'église de laquelle je sortais. Il m'a dit que le Bon Dieu c'était moi, que tous ceux qui s'en remettent au Christ et qu'il voit passer tout le jour ne sont que des fainéants, que Dieu est en nous, partout, et que j'étais plus chrétienne que tous ceux là qui ne l'ont jamais regardé.
Publié par Super Pépin à 18:50:40 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens
Le fleuve des enfers qui me sépare de l'Autre Vide s'est trouvé réduit à un ridicule ruisseau. L'eau figée et grasse, aux relents de charogne, reflétait encore ce ciel noir, encore, sans pluie et sans orage..
J'ai marché sur la rive , la prairie verte et pour toujours malade s'étendait à jamais, et tout était muet, suspendu, comme dans aquarelle.
Du tabac dans ma bouche, du tabac qui étouffe, impossible à recracher...
Et j'ai marché ainsi sur les bords de l'Oubli jusqu'à un caveau vide.
Mon caveau. Ma tombe, ma tombe au coeur de la prairie.
Dans la pénombre rassurante j'y ai bu l'eau froide qui stagnait dans un bénitier de marbre...
Puis est venue la crue.
La vague de reproches, de paroles assassines, le flot de vérité méchantes qui frappent, assomment, broient.
Petitesse, petitesse face à la mer, ridicule tentative de survivre au tumulte.
Et le chemin vers le phare éteint, seul émergeant de la tempête silencieuse.
"le vieux sphinx", invoqué "lorsque monte l'odeur des algues mortes. Ce qui était et s'étiole pour être".
Les nuages ont rencontré la mer. Les eaux se sont confondues avec avec le ciel noir,
tout a roulé, tout a sombré, aspiré, recraché, brouillé dans un formidable fracas, tout, tout s'est mélangé.
"Sa délation est celle qui a substitué l'apprentissage du néant à celui de la simple mort"
Trois vierges noires sur un parvis d'église.
Une salle d'attente aux allures de hall de gare. Et des billes et des enfants. Et dehors, la pluie encore.
"L'avant poste de la grande délation"
Et trois vierges noires sur un parvis d'église.
Trois vierges trapues à la peau brune et au regard stupidement fixe. Serrant dans leurs bras un enfant sans visage, emmailloté dans l'émail.
Comme la vierge du Taur.
"Trois pleureuses pour ce qu'elle croyait ne pas pouvoir perdre. Trois hurlantes défiant ce qui existe pour qu'il puisse être.
Les gardiennes du seuil, qui couvent le feu impur qui transforme le pétrole en charbon"
Pardonne, pardonne la fin de ma vie, pardonne ma pourriture et la boue que je sue, pardonne la triste route qui trace même sous l'eau..
je ne sais que constater
sans jamais pouvoir m'étourdir.
"Derrière la porte, le tombeau reste vide."
hijigop
Publié par Super Pépin à 22:49:44 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens
Le fleuve des enfers qui me sépare de l'Autre Vide s'est trouvé réduit à un ridicule ruisseau. L'eau figée et grasse, aux relents de charogne, reflétait encore ce ciel noir, encore, sans pluie et sans orage..
J'ai marché sur la rive , la prairie verte et pour toujours malade s'étendait à jamais, et tout était muet, suspendu, comme dans aquarelle.
Du tabac dans ma bouche, du tabac qui étouffe, impossible à recracher...
Et j'ai marché ainsi sur les bords de l'Oubli jusqu'à un caveau vide.
Mon caveau. Ma tombe, ma tombe au coeur de la prairie.
Dans la pénombre rassurante j'y ai bu l'eau froide qui stagnait dans un bénitier de marbre...
Puis est venue la crue.
La vague de reproches, de paroles assassines, le flot de vérité méchantes qui frappent, assomment, broient.
Petitesse, petitesse face à la mer, ridicule tentative de survivre au tumulte.
Et le chemin vers le phare éteint, seul émergeant de la tempête silencieuse. Les nuages ont rencontré la mer. Les eaux se sont confondues avec avec le ciel noir,
tout a roulé, tout a sombré, aspiré, recraché, brouillé dans un formidable fracas, tout, tout s'est mélangé.
Trois vierges noires sur un parvis d'église.
Une salle d'attente aux allures de hall de gare. Et des billes et des enfants. Et dehors, la pluie encore.
Et trois vierges noires sur un parvies d'église.
Trois vierges trapues à la peau brune et au regard stupidement fixe. Serrant dans leurs bras un enfant sans visage, emmailloté dans l'émail.
Comme celle de Notre Dame du Taur.
Pardonne-moi, pardonne-moi la fin de ma vie, pardonne-moi ma pourriture et la boue que je sue, vois je m'éteins mais n'y peux rien..
je ne sais que constater
sans jamais pouvoir m'étourdir.
Publié par Super Pépin à 11:33:02 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens
Ce n'est donc pas la fin du Rêve Gris.
C'est seulement que je suis devenue ce dernier...
Enfant maudite du silence et des douleurs enfouies, je porte tes crimes depuis mon plus jeune âge.
"Le sacrilège qui reste inégalable"
Et tu voudrais me laisser? Me laisser là , avec le Silence pour toute
relique, pour entrevoir ce que j'étais et ce que je deviendrai...
"La cicatrice prime" depuis toujours sur le coeur que je ne porte plus.
La cicatrice suinte, s'infecte, et sa brûlure me meurtrit.
"la silencieuse. Le cap est franchi qui fait de ce qui est, ce qui était mais tu luttes contre la perte de sa mémoire.
La mutilation est ton expression de la séparation - ça n'est pas ma petite qui pourra la chasser mais bien la silencieuse qui devra quitter les sables que mon frère gardait jusque là " Hijigop 30-03-08
"tu as laissé les fourmis regagner leur forteresse chargées des morceaux de celle qui aime ce qui la trahit, mon frère devra ne plus barrer leur route"
Oui Hijigop, j'ai laissé les fourmis
se repaître de Sa chair pourrissante qui s'accrochait à mes os. Lisses
et blancs je les déterrerai, et de la boue me façonnerai un coeur.
Ou bien je resterai assise dans ta nuit sans savoir où errer.
Enfant maudite, je
réclame ton nom depuis toujours, grotesque demande, en espérant ainsi
me libérer de toi. Puisque toi tu t'en vas laisse-moi donc cela...
Mais les loups disent qu'il est poison.
Interdit jamais bravé, à jamais hors de ma portée...
"le tabou posé par rejoniK sur la silencieuse la dépasse - il s'agit de protéger le Fou de l'Impératrice"
"Rejonik est ceui qui interdit aux ancêtres de souiller les expériences, le nom reste est une brèche au milieu de son corps"
Puisque le mat est menacé... Soit, gargouille putain qui me toisait naguère, je ne t'offrirai pas ma nuque une autre fois.
Rouvrir les yeux et apprendre, comprendre ce qui m'apparaît mascarade,"Le cloisonnement nécessaire à la complétude de la loi"
Le mensonge que je vois est une autre illusion. Constamment balancer d'une illusion à l'autre...
Et la gueule du néant qui attend le faux pas...
"le néant est le sommeil de la loi, elle le peuple de cauchemars
pour s'éveiller perpétuellement. C'est la trame de fond, nous nous
balançons sur la toile que la grande fileuse tisse au dessus."
Je sens bien que je m'enfonce. Je
sens bien que je vais me noyer de nouveau, bientôt. Hotouob si tu
pouvais laisser ce cadavre avant que le limon n'emplisse encore mes
bronches...
"le prédateur meure de faim si il ne sait pas être sa propre proie.
intégrer la destruction n'est pas résumer la création à la première-mais admettre la nécessité des deux.
la loi cherche des formes de création et de destruction équivalente, pas des cales"
Mais c'est pourtant si faux, ça
semble si flagrant, tant d'impostures qui nous accablent, elles sont
palpables, elles rient je les entends, et je devrais les intégrer et
m'étourdir avec?
C'est cela la "lumière" qui devra contrebalancer l'ombre que j'ai
intégrée... J'attendrai qu'elle s'impose donc, car d'ici je ne vois
plus la route.
C'est que ma vue doit être encore troublée, par les brouillards épais des cicatrices encore brûlantes.
"l'amour propre bâti sur des charognes puantes,les blessures profondes infligées par des armes inoffensives, l'auto-humiliation d'avoir eu foi en ce qui n'est même pas."
"il faut apprendre à marcher avec le pire de soi pour pouvoir découvrir la création construite à partir non pas des charognes mais du limon qu'offre leur assimilation.
La culpabilité originelle que scelle le rire est l'origine mais la silencieuse était là pour appuyer l'instinct des bannis - les autres blessures se sont construites autour de ce poteau mitan"
Il faudra reprendre la route, même aveugle... Marcher, encore encore...
"on n'en sort jamais ma petite que
lorsqu'on rejoint le Néant, mais chercher à hâter le retour à lui ne
fait que ralentir l'expérience"
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27 mars
Je suis fatiguée...
"Je n'avais pas compris. Je te croyais délibérément alliée de l'invisible, alors que tu y es condamnée" Hotouob
De nouveau celle que j'ai choisi d'être. Devenue un reflet un peu plus conscient de son (non-) état.
Passeurs, pour tous ceux qui ne connaissent pas le chemin. Je peux traverser seule à présent.
Frère, nous sommes comme les loups, tu as compris l'envers du monde,
moi je l'ai vu. Nous marchons sur les sentiers d'Etiloat, portant dans
nos mains les fardeaux que le Grand-Père nous a attribués.
"Celui qui engendre et punit". La Loi elle-même.
"Pour être capables de supporter la compréhension du monde"
Celle qui grignote un peu plus chaque jour tout ce qui fut bâti.
Je suis la Silencieuse. Même si la noyée est à présent libérée, je suis toujours celle-là . Celle que je fus, que je suis, que je serai.
Dans mes mains, le Silence.
Et l'eau comme éternel berceau de ma loi.
Après la Nuit, s'acheminer vers "la grande délation", "hurler Ã
l'imposture" pour mieux apprendre à se taire face à ce qu'il est vain
de vouloir secouer. Consciemment.
S'affairer à le trouver, "Celui qui engendre et punit". Continuer
de chercher les points d'accès, les fenêtres ouvertes sur les
distorsions de l'invisible.
Je suis fatiguée.
Me fondre dans la pierre jusqu'à ce que les fourmis aient terminé de nettoyer mes os.
Attendre jusque là .
Attendre sans mot dire, retrouver la solitude pour lui montrer mes trophées de poussière.
Et disparaître au monde, disparaître à moi-même, le temps de jeter un regard sur les décors qui dansent.
Et si mon sang se glace encore aux plaintes de la corne de brume, c'est sûrement par réflexe, sans frisson, sans surprise. Je n'ai plus peur de ma voix..
Ecouter le vide.
Je suis fatiguée.
Et pour l'instant
Je n'ai plus rien à dire.
Publié par Super Pépin à 22:48:36 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens
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