
"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."
H.M
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La violence latente, les sang qui bouillonne quand on quémende un peu d'inspiration.
Ca tourne, ça bout, ça ronge, déchire, tord et écrase.
Et la puissance des cris du silence qui saturent au fond de l'âme et que l'on ne peut comprendre. Trop de voix, trop de cris, qui étourdissent jusqu'au malaise, brisent, frappent et assomment.
C'est le ciel qui éclate, la douleur de l'enfantement d'un monstre, un nouveau, ou peut-être un trop vieux, qui se détache et tombe, et qui prend forme, jeté dans les tremblements nerveux dont il s'est nourri...
J'ai trouvé la roue
Publié par Super Pépin à 01:50:40 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) | Permaliens
Le plus difficile, c'est cette certitude qu'il n'est rien de juste ou d'injuste. Aucune frontière, aucun dieu à blâmer, personne à accuser, à punir, rien à renier.
Le plus difficile c'est de ne rien pouvoir tenter, toute l'étendue de l'impuissance.
Ne pas savoir, ne pas entendre...
Où est-il donc cet endroit, encore plus loin que le bout de la terre?...
Survivre à tout alors que plus rien n'a de sens.
Et ces pantins tout entiers affairés à faire battre un coeur vide...
"Si vous voulez transmettre un message, ça pourra peut-être faire avancer les choses, vous savez, un encouragement, une motivation."
Parce que non, ce n'était pas suffisant. Tout ce temps, toute cette douleur... Et ce refus enragé de la Grise qui serait simplement passée... Cette monstrueuse prétention d'affirmer que ce n'est pas cela, l"ordre des choses".
C'est tellement pourri.
Publié par Super Pépin à 21:00:31 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens
Androgyne tu sais trop bien qui tu es...
Fils de Rien, pauvre Pierrot, tu connais la farce qui t'a jeté au monde.
Etranger, fantôme insaisissable qui se désintéresse de la chair, tu connais trop bien ta place.
Fils et fille de Rien, progéniture de l'ombre qui ronge tes entrailles, rejeton du néant, craché sur un tableau noir qui ne porte même pas ton nom, combien de temps erreras-tu dans ces eaux qui t'étouffent et gonflent tes poumons...?...
Tu ne fais pas partie de ce monde, donne tant que tu veux, n'aies pas peur de te perdre, tu es déjà foutu, n'aies pas peur de donner, ta vie est dans la fuite et tu es déjà loin... Ce n'est pas ton époque, pauvre créature de la nuit, ce n'est pas ton sang ni tes aïeux, ce n'est même pas ta faute si tu es un monstre au yeux du monde, fais-ton chemin puisque tu sais, et si tu pleures ne tombe pas.
Nul ne te relèvera, monstre, pauvre être pluriel qui meurt frappé par ses contradictions.
Pauvre animal fait du sang de la terre, ta face est celle d'un enfant prépubère mais ton coeur est fané, fatigué; n'espère plus rien pauvre diable , tu n'es que poussière d'étoiles et tes semblables crèvent, comme toi dans tes questions...
Fils de Rien, pauvre Pierrot, tu connais la farce qui t'a jeté au monde, progéniture de l'ombre, rejeton du néant, craché sur un tableau qui ne porte même pas ton nom, ta place n'est autre que l'oubli, reste-donc digne puisqu'il faut t'y noyer...
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"J'aime bien la pluie, mais par-dessus tout, c'est la mer qui me manque."
Et elle faisait tourner son verre entre ses doigts noueux.
Il n'est rien qu'elle aime plus que la pluie sur la plage. Mieux : une tempête en mer.
La corne de brume qui retentit dans le brouillard, s'il est un son qui glace le sang c'est bien celui-là . La plainte déchirante dans l'air opaque serre le coeur et retourne les tripes, et l'on voudrait s'enfuir, sauter par-dessus bord.
Elle n'aime pas ces fantômes qui s'éveillent en pleine mer ; qui ne sont guère aimables et n'ont rien à donner.
Rien que de vieux pendus qui s'accrochent au plaies, de vieilles ombres pourries dont on n'apprend jamais rien.
Des soupirs de noyés qui s'élèvent sur le pont, elle préfère se tenir éloignée ; ils sont plus dangereux, pour les coeurs malheureux, que le chants des sirènes qui perdaient les marins. C'est du moins ce qu'elle pensait, quand les yeux grand ouverts au hublot, elle contemplait l'épaisse haleine de la nuit, qui semblait révéler le néant, derrière de trop vieux décors. Le coeur battant, la pupille retractée, le souffle court, elle se laissait aller à ses rêveries morbides qui peuplaient chacune de ses traversées.
Et la corne de brume ouvrait le passage.
A chacun de ses râle il lui semblait que son coeur allait défaillir, ses jambes s'agiter seules et la précipiter sur le pont, par-delà la rembarde invisible...
S'enfuir, sauter par-dessus bord...
Publié par Super Pépin à 02:55:56 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (2) | Permaliens
Le sommeil réparateur.
Encore une imposture.
Rien qu'une nouvelle farce dans la grande farce...
Comme des poupées russes...
Quelque chose s'est brisé, définitivement, une connection rompue. Il sombrera encore, mais ne dormira plus.
L'inconscience.
Peuplée peut-être encore de rêves dérangés, mais quelque chose en moins... ou en plus...
Le sommeil des fous...
Il aura dans la bouche l'infâme goût d'acétone à chacun de ses réveils, et dans son esprit embrumé, les mêmes colères rentrées, le souvenir amer du repos perdu.
Et l'odeur agressive des cendres refroidies, trop près de son visage.
L'inspiration qui fait défaut. Qui bouillonne et s'enfuit, au tout dernier instant...
La frustration suprême...
Les vapeurs de l'alcool qui atténuent un peu... et qui frappent un grand coup, le calme revenu...
Remettre à demain... et croire à ce mensonge...
On n'oublie jamais rien, et l'on supporte tout.
Publié par Super Pépin à 03:12:20 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) | Permaliens
Les bruits blancs.
Les trous d'eau qui nous font trébucher.
Suspendus au-dessus des marais mortels, des bruits blancs, continus, lourds...
L'absence.
L'absence encore...
"Rien n'est plus terrible que l'absence d'émotions"
Quand les souvenirs gèlent et se raidissent, comme autant de cadavres tout au fond de l'oubli. Quand le coeur ne bat plus pour les pages tournées, quand les mains cessent de trembler lorsque l'on s'épanche...
Lorsque les ombres qui serraient les tripes se dissipent dans les tempêtes monotones de l'Indifférence...
L'absence encore.
Le vide. En-dedans, en-dehors.
Eteintes ces flammes vacillantes.
Etouffées les mélodies harmonieuses...
Des bruits blancs sur un d'accord triton, des plaintes dissonnantes de fantômes maudits...
L'oubli.
C'est donc ça n'est-ce pas? Lorsque rien ne frémit plus au son des voix d'antan, lorsque l'oeil reste sec à la vue de photos cornées, fanées, jaunies...
C'était seulement cela...
Aussi inéluctable et simple que de cesser de vivre.
Publié par Super Pépin à 00:37:29 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) | Permaliens
De quoi?