
"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."
H.M
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De tous les univers, qu'ils sont hideux les monstres que l'orage façonne...
La nuit s'est contorsionnée, les éclairs, étouffés derrière de lourds nuages couleur de pétrole, ont déchaîné la mer ; des tornades avortées et les plaintes des vents, ont déchiré le ciel pour créer le Monstre à six bras qui chercherait mon antre.
Iktomi ne m'a pas trouvé cette fois.
Il reviendra souvent je le sais bien, jusqu'à me dévorer au détour d'un songe incontrôlé, avec une armée de fourmis et de tonnerres brûlants.
Il attend simplement que les cadavres aient cessé de hanter mes gestes.
Alors il reviendra. Il me cherche déjà , je le sens tapis au fond de mon cerveau, il me pousse vers le bord, il me pousse vers le bord...
Mais pour lors j'ai trop peur.
Et refuse de sortir ;
je refuse de sortir je refuse de sortir je refuse de sortir
Publié par Super Pépin à 14:01:01 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Super Pépin à 10:11:38 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens
C'est donc cela.
Voilà , c'est tout.. juste cela.
Les baumes empoisonnés.
Les voix qui susurrent les mots de la fin, tout est déjà prêt pour graver l'épitaphe.
"Etoile reste
Etoile part
Etoile n'a pas la plus riante
ni la plus douce des lumières"
Et l'odeur des roses des prairies. Loin des mondes bâtis avec des roses sans épines.
Il est déjà bien lourd le poids de la petitesse résignée. La vanité, on a beau dire, mais ça donnait des ailes, un peu de légèreté du moins, pour traverser l'étendue plate.
Qu'importe puisque c'est loin derrière, la route s'est déjà effondrée sur ces pieux mensonges et a scellé la tombe.
Au seuil des invisibles, face au portail de fer planté dans la prairie.
Sur ce point nulle part qui embrasse les mondes.
Publié par Super Pépin à 22:46:07 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens
L'inutile mais nécessaire multitude.
La complétude illusoire au service de l'apprentissage de la solitude muette.
Publié par Super Pépin à 22:32:01 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens
J'ai rêvé cette nuit d'une très vieille femme, de celles qui ont tellement vécu qu'on s'imagine toujours qu'elle ont eu "une si belle vie bien remplie".Publié par Super Pépin à 10:50:34 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens
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