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Ceci n'est pas un blog

Et je n'ai pas l'esprit de contradiction

Un pépin sur le toit...




"...Balaie le ciel, la terre et l'eau
Balaie, balaie mon gars..."


...


"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers  Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."

H.M

hmm...

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rêve de merde | 09 mai 2008

De tous les univers, qu'ils sont hideux les monstres que l'orage façonne...
La nuit s'est contorsionnée, les éclairs, étouffés derrière de lourds nuages couleur de pétrole, ont déchaîné la mer ; des tornades avortées et les plaintes des vents, ont déchiré le ciel pour créer le Monstre à six bras qui chercherait mon antre.

Iktomi ne m'a pas trouvé cette fois.

Il reviendra souvent je le sais bien, jusqu'à me dévorer au détour d'un songe incontrôlé, avec une armée de fourmis et de tonnerres brûlants.
Il attend simplement que les cadavres aient cessé de hanter mes gestes.
Alors il reviendra. Il me cherche déjà, je le sens tapis au fond de mon cerveau, il me pousse vers le bord, il me pousse vers le bord...

Mais pour lors j'ai trop peur.
Et refuse de sortir ;

je refuse de sortir je refuse de sortir je refuse de sortir

Publié par Super Pépin à 14:01:01 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

... | 02 mai 2008



11 avril

"C'est juste la fin d'un travail".
C'est comme un adieu, pourtant c'est autre chose. Il n'y a pas de mot à mettre là-dessus. Le vide s'engouffre et reprend sa place. Au centre.
Puisqu'il ne sera jamais possible d'expliquer ce qui ne se dit pas.
Puisque tout ce qui portait des mots a été dispensé, qu'à présent c'est le vent qui apportera seul ce qui ne s'entend pas.
Puisque jamais l'orage ne s'abattra sur le cadavre de la silencieuse et sur l'écho de ses dernières paroles, et qu'il faudra abandonner là tout espoir de dire et d'être compris...




"Etoile reste
Etoile part
Etoile n'a pas la plus riante
Ni la plus douce des lumières"

Le silence et la solitude.
Je suis de ceux-là qui ont perdu la voix. De ceux qui ne savent dire et s'expriment par gestes vagues et avortés, qui n'ont jamais de mots et ne savent en inventer.
J'ai cessé de tenter d'exprimer ce qui ne se dit pas.
Le silence de la grande prairie, la solitude du long chemin, la route parsemée de cailloux tranchants à laquelle j'ai choisi de m'attacher pour me meurtrir les pieds à tout jamais.
Le prix du souvenir et de l'acquis inutile. Puisqu'il n'y aura jamais de repos. Repos-néant, muet, trame de fond, néant, néant.. les larmes sont le prix à payer pour ne pas oublier.
Le chemin plein de ronces, ma route assassine dont les fleurs n'auront jamais que cette odeur fade et entêtante..

"jamais que l'odeur des roses des prairies, c'est à dire l'odeur de ta propre fin"

"Accepte-le car tu n'auras que cela tout au long de ta vie, avec pour tout bagage des passants, et des larmes qui ne seront jamais tiens. Parce que tu es silence et solitude, et que tu sais parfaitement ce que cela coûte de parler de ce qu'on est."

Seul à sentir la douleur de ses pieds.

"Etoile reste
Etoile part
Etoile n'a pas la plus riante
Ni la plus douce des lumières"



Un jour j'aurais oublié.
Un jour j'aurais oublié comment parler aux loas.

J'ai rêvé, d'une très vieille femme, de celles qui ont tellement vécu qu'on s'imagine toujours qu'elle ont eu "une si belle vie bien remplie".
Tournée vers la Route, elle parlait du long chemin avec un curieux air amusé ; elle n'avait aucun mérite à en être arrivée là, tout ce qu'elle avait jamais fait, c'était marcher "parce qu'il le fallait", en ne perdant pas de vue la route, en s'accommodant autant que possible de "ce pays de pourriture qu'on appelle la vie." Et son si curieux et si doux petit rire presque éteint de vieille fatiguée.



______________________

30 avril

Un trois-mâts sur un récif, sur un rocher rougeâtre battu par les eaux les plus féroces. Les eaux qui emportent et qui frappent, mais le bateau reste à poste, échoué pour jamais si près des côtes.

Cette nuit j'ai vu des requins, j'ai été dévorée. J'ai vu des bateaux tenter de voguer sur les terres et ça n'a pas marché. Je me suis promenée sur un chemin étrange, à moitié goudronné, à moitié effondré ; tout autour les larges flaques d'essence reflétaient un ciel que je ne voyais pas, et rempli d'arcs-en-ciel qui n'existaient même pas. Et de profonds trous d'eau me rappelaient le gouffre dans lequel je ne cesse d'envoyer des cailloux.
Les gens me bousculaient sur le chemin étroit et délabré, personne ne voulut s'arrêter un instant pour contempler la crasse de laquelle naissent les chardons empoisonnés. Et mes roses des prairies. Sans couleurs et à l'odeur de cercueil terreux.
Sur les berges hier soir, j'ai rencontré Denis, qui allait bientôt mourir. Il m'a dit "que la vie soit belle princesse! Bonne chance, good luck, et démerde-toi!".

...Et tout ce que je suis incapable de dire...


Publié par Super Pépin à 10:11:38 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) |

... | 25 avril 2008

C'est donc cela.
Voilà, c'est tout.. juste cela.
Les baumes empoisonnés.
Les voix qui susurrent les mots de la fin, tout est déjà prêt pour graver l'épitaphe.

"Etoile reste
Etoile part
Etoile n'a pas la plus riante
ni la plus douce des lumières"

Et l'odeur des roses des prairies. Loin des mondes bâtis avec des roses sans épines.
Il est déjà bien lourd le poids de la petitesse résignée. La vanité, on a beau dire, mais ça donnait des ailes, un peu de légèreté du moins, pour traverser l'étendue plate.
Qu'importe puisque c'est loin derrière, la route s'est déjà effondrée sur ces pieux mensonges et a scellé la tombe.

Au seuil des invisibles, face au portail de fer planté dans la prairie.
Sur ce point nulle part qui embrasse les mondes.

Publié par Super Pépin à 22:46:07 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) |

... | 25 avril 2008

L'inutile mais nécessaire multitude.
La complétude illusoire au service de l'apprentissage de la solitude muette.

Publié par Super Pépin à 22:32:01 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) |

... | 12 avril 2008

J'ai rêvé cette nuit d'une très vieille femme, de celles qui ont tellement vécu qu'on s'imagine toujours qu'elle ont eu "une si belle vie bien remplie".
Tournée vers la Route, elle parlait du long chemin avec un curieux air amusé ; elle n'avait aucun mérite à en être arrivée là, tout ce qu'elle avait jamais fait, c'était marcher "parce qu'il le fallait", en ne perdant pas de vue la route, en s'accommodant autant que possible de "ce pays de pourriture qu'on appelle la vie." Et son si curieux et si doux petit rire presque éteint de vieille fatiguée.

Publié par Super Pépin à 10:50:34 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) |

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