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Ceci n'est pas un blog

Et je n'ai pas l'esprit de contradiction

Un pépin sur le toit...




"...Balaie le ciel, la terre et l'eau
Balaie, balaie mon gars..."


...


"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers  Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."

H.M

hmm...

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... | 03 août 2008

La grande imposture de l'ailleurs. Les mensonges entonnés par la mer, ce que dénoncent les vents qui battent le Cap Nord.
Ce qu'on fredonne tout bas lorsqu'on contemple le ciel des nuits sans lune.
Devenir celui qui a foulé toutes les terres sans que cela suffise. Jamais.
Errer sans rien attendre, et mentir à tout ce qui porte le visage de l'"ailleurs", de "partout". Le même visage où que l'on soit, et les étoiles pour seuls témoins.
Relève-toi, pauvre marcheur.
Relève-toi une fois pour toutes, aies le courage de faire semblant.
aies le courage de faire semblant.

Publié par Super Pépin à 18:16:40 dans - Dessins, croquis et autres tentatives... | Commentaires (0) |

Désert A. | 02 août 2008

 

La nuit sur la route du désert. C'est toujours aussi "beau"... Juste vibrant.
Ce n'est pas Vera Lynn qui chante "We'll meet again", et pour le coup, c'est tellement mieux...
Juste la route sinueuse, le désert à perte de vue, et la lune ébrechée pendue au-dessus d'une bâtisse abandonnée, perdue au centre d'une terre figée dans le temps et sa nuit ; majestueuse.
 Demain matin, tout aura disparu, il faudra attendre le soir, encore, et que le froid revienne s'étendre ici pour sentir de nouveau ces spectres secs et indifférents qui errent à ma manière entre les espaces.
Suivre des yeux la route, en fredonnant tout bas.
Et retenir un temps la course des étoiles.

Publié par Super Pépin à 22:09:15 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) |

... | 24 juillet 2008

Alors tout a recommencé.
Tu t'es heurté encore à ce vieux mur pourri, et cela ne t'as même pas fait mal. Plus tant que ça.
C'est établi à présent, tu le sais bien. C'est seulement lassant, et long, et tu voudrais pleurer, mais ce n'est pas possible, et d'ailleurs tu voudrais avoir envie de pleurer, voilà la vérité.
Comme il doit être doux de sentir tomber pour frapper le sol de ses poings, et juste hurler pour rien, parce qu'on trouve Ca trop dur. Ou cruel. Ou injuste.
Mais ce n'est même pas ça, et tu n'as pas envie de te meurtrir les mains à battre la terre sèche et à te révolter contre une injustice dont tu es fait tout entier.
Et ce n'est même pas triste, et même pas effrayant, et même pas révoltant.
Puisque ta place est là.
Là où tu l'a voulue, où tu la veux encore.
Tu es celui qui marche et qui ne va nulle part, qui n'a pas de maison, et qui soupire en vain sur les pays lointains et les terres interdites, et tu n'as pas de larmes à verser sur ta vie, et même pas un sanglot pour soulager ton coeur.
Et tout est convenu, et tout est clair et propre, gravé profondément sur le mausolée blanc.
Tout va bien, les choses sont en place, telles que tu les as pensées, disposées par tes soins, et tu es pourtant las, comme avant, tu constates, mais tu ne songes même plus à interroger tes gestes que tu sais vains et tristes, et ton regard se perd sans que tu le retiennes, et sans que tu puisses le suivre, ne serait-ce qu'un petit peu... Juste un petit peu..
Ce n'est pas un retour. C'est simplement que rien n'a jamais changé.

Publié par Super Pépin à 03:04:51 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

les éléphants australiens | 12 juillet 2008

Pour s'étourdir il ne suffit plus de quelques présences trop claires, ni de quelques projets friables.
Pour s'étourdir si c'est encore possible, il faut un grand départ, un vrai, sans retour, sans fausses certitudes, sans espoirs ni attente. Pour s'étourdir il faut aussi apprendre à vivre. Il faudrait tout cela, et tellement plus encore...
Mais dans ce train qui tourne en rond, ce qui n'est pas permis est clairement énoncé. On sait trop bien ce qui reste.
Faire semblant.
Faire semblant et espérer perdre pieds ne serait-ce qu'un instant.
Juste un instant..

Pleurer pour soi est interdit.
Pleurer pour d'autres n'est plus admis.
Quand il n'y a plus de larmes on s'inquiète parfois de notre place en nous.
Au dedans, le froid et la nuit, encore et ce sol aride toujours plus dur de jour en jour.
La fer glacé des rails même pas rouillés, et le fracas répétitif qui ne couvre même pas les plaintes lancinantes de la corne de brume au fond des ténèbres.

Parce qu'on se fiche bien des amarres lorsqu'il n'y a plus de rives
Parce qu'il est des oiseaux qui meurent dès lors qu'ils touchent le sol
Parce que dans l'isolement, le rire ne vaut plus rien, ne conjurant même plus les vieux spectres muets...

Quand les éléphants combattent, le monde tremble et il se crée d'immenses tourbillons dans la terre.
La gueule du monde est imprévisible et pourrait bien happer ce qui passe à portée.
les falaises se sont faites toute lisses, plus rien pour s'accrocher.

Impossible d'échapper au piège du fourmilion.

Publié par Super Pépin à 17:39:14 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

fin | 02 juillet 2008


Je revois l'horizon accablé de nuages ; et marche de nouveau sur les berges vaseuses, attendant les tonnerres, qui ne déchireront finalement jamais ces cieux immobiles.
Aujourd'hui tout est figé, les noyés ont coulé et les eaux ont mangé ce qui me retenait.
Alors je puis m'asseoir, dans l'herbe jaunie par ces soleils dévorants que je redoute encore, je sais que tout est suspendu, que rien ne viendra plus troubler la surface de l'eau.

Je viens sceller l'adieu, mais, face aux plaines assassines qui sont pourtant toute mon âme, il m'est bien difficile de déserter les lieux, pour laisser se défaire et disparaître enfin ma vaste prairie desséchée.
Je ne me sens chez moi qu'en ce seul lieu maudit, nourri de cauchemars et de lamentations.
Ma prairie désolée que j'ai tant regretté, aimé, comme la maison rêvée des orphelins de coeur, battue par d'effroyables vents qui balaient les espoirs...
Ma prairie, mon pays, berceau de toutes mes morts...

Plus rien ne bouge ni ne soupire.
Contrées essoufflées, c'est à vous de mourir, à moi d'aller me perdre, loin de vous cette fois...
Ma prairie, mon pays, berceau de toutes mes morts...

Publié par Super Pépin à 21:50:01 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

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