
"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."
H.M
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Publié par Super Pépin à 18:16:40 dans - Dessins, croquis et autres tentatives... | Commentaires (0) | Permaliens
La nuit sur la route du désert. C'est toujours aussi "beau"... Juste vibrant.
Ce n'est pas Vera Lynn qui chante "We'll meet again", et pour le coup, c'est tellement mieux...
Juste la route sinueuse, le désert à perte de vue, et la lune ébrechée pendue au-dessus d'une bâtisse abandonnée, perdue au centre d'une terre figée dans le temps et sa nuit ; majestueuse.
Demain matin, tout aura disparu, il faudra attendre le soir, encore, et que le froid revienne s'étendre ici pour sentir de nouveau ces spectres secs et indifférents qui errent à ma manière entre les espaces.
Suivre des yeux la route, en fredonnant tout bas.
Et retenir un temps la course des étoiles.
Publié par Super Pépin à 22:09:15 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Super Pépin à 03:04:51 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) | Permaliens
Pour s'étourdir il ne suffit plus de quelques présences trop claires, ni de quelques projets friables.
Pour s'étourdir si c'est encore possible, il faut un grand départ, un vrai, sans retour, sans fausses certitudes, sans espoirs ni attente. Pour s'étourdir il faut aussi apprendre à vivre. Il faudrait tout cela, et tellement plus encore...
Mais dans ce train qui tourne en rond, ce qui n'est pas permis est clairement énoncé. On sait trop bien ce qui reste.
Faire semblant.
Faire semblant et espérer perdre pieds ne serait-ce qu'un instant.
Juste un instant..
Pleurer pour soi est interdit.
Pleurer pour d'autres n'est plus admis.
Quand il n'y a plus de larmes on s'inquiète parfois de notre place en nous.
Au dedans, le froid et la nuit, encore et ce sol aride toujours plus dur de jour en jour.
La fer glacé des rails même pas rouillés, et le fracas répétitif qui ne couvre même pas les plaintes lancinantes de la corne de brume au fond des ténèbres.
Parce qu'on se fiche bien des amarres lorsqu'il n'y a plus de rives
Parce qu'il est des oiseaux qui meurent dès lors qu'ils touchent le sol
Parce que dans l'isolement, le rire ne vaut plus rien, ne conjurant même plus les vieux spectres muets...
Quand les éléphants combattent, le monde tremble et il se crée d'immenses tourbillons dans la terre.
La gueule du monde est imprévisible et pourrait bien happer ce qui passe à portée.
les falaises se sont faites toute lisses, plus rien pour s'accrocher.
Impossible d'échapper au piège du fourmilion.
Publié par Super Pépin à 17:39:14 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Super Pépin à 21:50:01 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) | Permaliens
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