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Ceci n'est pas un blog

Et je n'ai pas l'esprit de contradiction

Un pépin sur le toit...




"...Balaie le ciel, la terre et l'eau
Balaie, balaie mon gars..."


...


"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers  Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."

H.M

hmm...

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... | 24 septembre 2008

Sous les cadavres des chimères lointaines, toutes boiteuses qu'elles étaient lorsqu'elles te lacéraient... De sous l'humus s'élève encore leurs derniers râles.
De sous la terre stérile de ton pays désolé, de sous les souches pourries et le poison des roses, remuent toujours la peine et ces élans si vains qui te poussèrent naguère.
Lâche, lâche comme ces rêves que tu savais avortés, pourtant tout juste nés.
Lâche, n'entends-tu pas les plaintes lancinantes de ces clowns malades ?
Leur tordras-tu le cou, enfin ?
les piétineras-tu pour de bon cette fois ?
Ou laisseras-tu encore leurs fluides gluants, leur odeur entêtante, te pénétrer ainsi, et engourdir ton être à chaque fin d'été?
Ne te leurres donc pas. Tu n'as pas oublié, tu n'en es pas capable. Remballe ton orgueil, pudiquement, puisque toutes ces épines te font encore saigner... à genoux, à genoux, et baise donc ce sol qui souffre ainsi ton poids.
Ni la pluie ni l'automne ne portent ton salut.
Ni la pluie ni l'automne ne sauront te porter.
Clos tes fenêtres sales sur tout ce qui est rouillé, et ce que tu as perdu, enterre-le dans un coin dont tu te souviendras, mais en paix, libéré.
Garde toujours en toi ce qui te manque et blesse. Et de tous les espoirs bâclés, de toutes les défaites et les luttes refusées, ce que les autres t'ont pris, volé, arraché, quand même tu n'en voudrais, n'en perds jamais le goût.

Publié par Super Pépin à 22:45:23 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

septembre... | 23 septembre 2008


Publié par Super Pépin à 22:35:03 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) |

... | 27 août 2008


Alors nous gravîmes la colline verte et molle, traversant un cimetière irlandais abandonné, aux grandes croix mangées par les plantes grimpantes qui étouffent même la pierre. Sous un ciel noir et lourd.
Parvenus au sommet, le brouillard est tombé sur le monde, et les nuages ont crevé, lâchant d'un même souffle les ténèbres à nos trousses. Nous n'avons pas remarqué sous la pluie battante les rails à gauche, les rails à droite, et n'avons pas entendu les trains qui approchaient pour se croiser, ou nous écraser...
Soudain tout a tremblé de part et d'autre, il ne fut plus possible de se tenir debout, entre deux trains lancés, dans la nuit, sous l'averse, c'était trop difficile, nous aurions pu tomber sur les rails à gauche, ou sur les rails à droite...
Ensuite il eu des marches et des ruelles étroite, des gens d"un autre temps, et une crèche aux murs lisses, peuplée de fous contemplatifs et d'enfants bien trop vieux ; et des rideaux de fer emportés par des vagues, derrière les barbelés s'enroulant sur la rampe d'un tout petit balcon.
Et puis je me souviens que j'ai ouvert les yeux, nous avions survécu, du moins pas disparu.
C'est donc que j'ai dormi. Je suppose.

Publié par Super Pépin à 22:10:46 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (1) |

fonds de tiroirs et rêve à la con | 22 août 2008


Par cent fois le retour fût ici annoncé. La mort de la putain souveraine, et la longue marche qui reprendrait bientôt. Vers le dépouillement le plus complet, vers le Rien le plus parfait. Vide, vide, en-dedans comme en-dehors. Les ténèbres sèches et muettes. La gueule béante et molle de l'Oubli toujours patient.
Puisqu'il s'agit de vieux songes pudiquement cachés, perdus loin dans ma nuit.. Les gens n'y parlent plus, n'y bougent plus, tout s'est glacé depuis, la vie s'est arrêtée.. tout ici est fané, tout est devenu fade et sens le vieux placard. C'était à moi tout ça ?
Ne plus reconnaître les êtres qui furent chassés pourtant péniblement. On a beau tendre l'oreille, leur voix s'est envolée il n'y a plus qu'un genre de bruit blanc..
Oh toujours les mêmes, les bruits blancs des oubliés maudits, les trous d'eau et blablabla...
Les coquillages se rappellent la mer.
Moi, j'ai oublié ce qui m'a fait mourir.



Fev 2008
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Il y eut des ruelles, visage tentaculaire d'un village répugnant, aux pavés pourtant jolis mais aux murs écoeurants. Les coups sourds dans les portes et les talons qui claquent, dans la lueur malade, voilée de toiles d'araignées abandonnées, jetée au hasard par de vieux réverbères fatigués. Des arches fluettes, branlantes et des fenêtres aveugles ; des murs blancs et trop propres, comme s'ils cachaient le sang et les violences enfouies dans le plâtre moite.
Il y eut tant de spectres, la tête tourna si fort...
Tant de cris déchirants, tant de d'agressions sonores... Tout s'y trouva hostile, jusqu'à la porte ouverte. Sur une cave vide, aux murs tachés de gris. La fillette était là, ses longs cheveux de jais trempés et emmêlés. Son regard sombre et vif, la haine qui a renoncé, la folie qui éclate et assène sur le monde des vérités confuses, à travers la pupille beaucoup trop rétractée...
Elle s'est jetée sur moi et elle m'a enlacée, et elle m'a embrassé comme une soeur retrouvée à qui aurait trop longtemps cru qu'elle était orpheline. Comme un chien rendu fou, comme une petite mère brisée par l'horreur... Comme elle m'a serré fort, le monstre, et comme j'étais blême...
La nausée fut si forte que je n'ai pu m'enfuir qu'en ouvrant les yeux.
Le soleil sera violent, s'il ne parvient pas à endiguer les spectres...

Publié par Super Pépin à 00:25:39 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (1) |

... | 03 août 2008

La grande imposture de l'ailleurs. Les mensonges entonnés par la mer, ce que dénoncent les vents qui battent le Cap Nord.
Ce qu'on fredonne tout bas lorsqu'on contemple le ciel des nuits sans lune.
Devenir celui qui a foulé toutes les terres sans que cela suffise. Jamais.
Errer sans rien attendre, et mentir à tout ce qui porte le visage de l'"ailleurs", de "partout". Le même visage où que l'on soit, et les étoiles pour seuls témoins.
Relève-toi, pauvre marcheur.
Relève-toi une fois pour toutes, aies le courage de faire semblant.
aies le courage de faire semblant.

Publié par Super Pépin à 18:16:40 dans - Dessins, croquis et autres tentatives... | Commentaires (0) |

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