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Super Pépin

Et je n'ai pas l'esprit de contradiction

Un pépin sur le toit...




"...Balaie le ciel, la terre et l'eau
Balaie, balaie mon gars..."


...


"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers  Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."

H.M

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pfff c'est même pas redondant... | 07 décembre 2007

Un de ces jours, encore, un de ces jour trop longs qui pèsent tant sur la nuque. L'absence encore, et toujours ce même poids, toujours ce même goût, ce même vieux sentiment... De Rien, de vide. De soi.
Le poids de l'existence comme le poids de l'hiver, le poids du temps qui passe et des pluies qui emportent..
L'absence. Et la poigne invisible qui interdit les pleurs tout en serrant le coeur. Les paupières qui peinent à se soulever devant l'absurdité. Les spectres décharnés que l'on voit s'affairer tout autour, partout, même pas étonné... avec l'indifférence de ceux qui ne sont rien.
L'inventaire réussi d'une vie qu'on ne s'approprie pas, et qui échappe toujours aux sens engourdis... qui ne prend plus la peine de semer quelque espoir... qui ne prend plus le temps, et se perd dans les brumes.

Publié par Super Pépin à 23:31:37 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

POISSON | 03 décembre 2007

La vieille carbonnelle tant aimée est rendue bredouillante sous les doigts maladroits de la petite-fille. Au moins ne s'est-elle pas tue pour toujours.
Il y avait eu les premières parties de pêche, les rochers rougeoyants sous l'oeil du clocher. Les voiliers dont on a retenu les noms pour certains. Le souvenir de l'Etoile Matutine qu'elle n'avait pourtant pas connu, l'Atolle aimé jadis à qui il fallut dire adieu. Il y avait eu ses pinceaux éparpillés, ses crayons gras et ses fusains, dont Il savait user pour faire parler ces bouts de vide à encadrer.. Les regards vibrant de tristesse de clowns désespérés au maquillage épais, qui seuls demeurent à présent pour le rappeler. Les natures mortes que les enfants trouvaient austères, à l'époque..
Dans la cuisine vétuste et chaleureuse qui sentait bon les vieilles enfances, il y avait eu les jeux de cartes des après midi pluvieux, les chansons pendant les rituels que les familles instaurent pour s'étourdir de vin et de trop copieux repas, et même un vieil accordéon qu'on n'a jamais revu. Ce qu'Il cachait ou pas, derrière sa bienveillance, tout ce qu'elle croyait voir de vieux désenchantements se consumer dans le cendrier mauve ou fumaient les gitanes. Ce qu'il avait l'air de voir, lui, et le sourire satisait d'une vie remplie "comme il faut", de filles, de gendres, et de petits-enfants.
Sourire qui, un jour, se tinta de tristesse.
Les morceaux de bambous sur la table, et les tours même pas magiques qui les amusaient "les petits".
Les souvenirs évoqués qui se perdraient bientôt...
C'est que c'est loin tout ça...
Sept tout petits hivers, tant d'images pourtant..
Sept tout petits hivers d'une toute petite vie..
Il y eu ce réveillon qui finit de tuer le Père Noël. La fièvre massacrante et le retour inattendu de démons redoutés.

On s'est caché les quelques larmes qu'Il versa ensuite.
Les trois larmes pudiques qu'arrachèrent la douleur, recueillies par l'accoudoir en cuir de son trop vieux fauteuil.
Elles ne pouvaient lui appartenir, c'était si dur à croire.

 Il n'y eut pas d'adieu.

L'incrédulité.

Et il s'en est allé, avec le printemps.

Publié par Super Pépin à 18:49:14 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

... | 30 novembre 2007

S'abîmer...

Rien qu'un passant.
Un étranger, toujours, partout, un voyageur dans l'âme qui n'a que faire d'un but.
Peut importe où l'on va. L'important c'est le départ. C'est que la plaine défile, que les déserts se meuvent, que la mer accompagne.
L'abscence.
Quand tout est rendu sourd par ce mouvement de l'âme qui s'échappe, et se pose, quelque part dans le vide.
Assister à la pièce, sans broncher, sans se faire remarquer. Tout, tout petit dans un coin du néant, se pose et observe la vie qui se déplie.
Sans participer.

Jamais pour de vrai.

 

Publié par Super Pépin à 12:27:42 dans - Dessins, croquis et autres tentatives... | Commentaires (0) |

... | 27 novembre 2007

Rien qu'un simple passant.

L'attente dans la gare sans jamais "perdre son temps". Le voyageur sans but qui était trop resté là, avait sans doute appris à étirer le temps pour lui faire épouser les contours de l'ennui.

Révélations encore.
Ces bouts de certitudes qu'on décrouvre bancales, ces murs qui nous préservent, qu'on disait sains et clair comme un mausolée neuf, et qu'on retrouve bâtis sur de traîtres marais.

Le Refus qui échappe, alors qu'il soutenait l'édifice, limitait la parole à quelques gestes maladroits qui jamais n'exprimèrent autre chose que le Doute perpétuel et des questions trop vagues.

L'étonnement...
même pas...

Claquemurré dans la cellule à brasser le vide. Oscillant constamment entre manque et oubli.
Joie et effroi...depuis... 

L'orgueil des lâches qu'on oublie quelques fois.

On surprend les lézardes, soupçonne la Faille, quelque part, inconnue et jamais colmatée, pourtant si étroite! qui n'a laissé passer que quelques parasites venus creuser ces plaies qui ne se fermaient pas.
Pour faire grossir la crainte et s'enfoncer les murs.

Interstice meurtrier que la boue répandue semble dissimuler, mais sous lequel pleurent encore les souffrances passées qu'on s'est promis de se rappeler toujours.

Nouvel enjeu.
Décider de participer, cette fois-ci. Pour ne pas perdre le fil.
ou le lien.

Balaie, balaie mon gars.

Ne pas persister dans la grande négation.
Ne pas s'obstiner à enfouir le museau entre ses bras crispés, respirant les odeurs fanées des histoires révolues qu'on ne rejouera pas, quand même on en a peur.

Mais les murs...

Le voyageur au chapeau s'apprêtait à partir...

 

 

Publié par Super Pépin à 03:02:52 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

... | 19 novembre 2007

 

Ce n'est pas grand chose, et c'est si loin. C'est tout petit. Tout, tout petit...
Un point de lumière tremblotant sur l'horizon déformé des souvenirs indécis. Une étoile mourante même pas là pour guider.
Les voyageurs ne fuient pas. Ils tentent de nier.
Ils pleurent sur ces pays rêvés, devenus sous leur pied, ternes et semblables aux autres...
Ils pleurent ainsi de ne pouvoir s'étonner, même Ã  l'autre bout de la Terre.

 

 

 

photo chopée sur google

Publié par Super Pépin à 04:44:12 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

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