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Ceci n'est pas un blog

Et je n'ai pas l'esprit de contradiction

Un pépin sur le toit...




"...Balaie le ciel, la terre et l'eau
Balaie, balaie mon gars..."


...


"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers  Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."

H.M

hmm...

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... | 23 décembre 2008

Publié par Super Pépin à 01:55:46 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

... | 04 décembre 2008

"N'être plus a ce quelque chose de naturel que nous oublions trop."

Et la banalité a ce quelque chose d'effroyable...

Publié par Super Pépin à 23:52:22 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

... | 25 novembre 2008

Parce que ces derniers temps, on fait beaucoup d'erreurs sans doute, le film saute plusieurs fois dans une même histoire, et l'on arpente des lieux plus qu'inhabituels.
Ainsi il eut des escaliers, délabrés et sans fin, montés deux fois puis descendus avec difficulté, encombrés qu'ils étaient de passant essoufflés portant des poussettes vides. Et un jeune couple dont la femme, aveugle, se transformait en truie pour essayer chaque nuit de manger son mari. La bête à l'oeil jaune et fou, au cri effroyable, au pas lourd et rapide... Et l'oubli au matin, la folie, la folie meurtrière, métamorphoses immondes...
Plus tard il y eut la course inquiète au-dessus de la mer en bordure de village, et l'inspection rapide des temples alentours. Une église fermée aux bas-reliefs colorés, une autre sans vitraux, dans laquelle on surprit un conciliabule tenu par cinq moines vêtus de blancs. Un autre temple encore, sombre et occupé par une large table de banquet ...
encore...
et de grands encensoirs suspendus aux plafonds, et une odeur de myrrhe, de moisissure aussi... Des colonnes de marbre, des tapisseries défraîchies, et un tour de salle qui fut reproduit par deux fois, à l'exacte identique.
Parce qu'on fait des erreurs, un détail devait avoir échappé..
ou même pas...
De retour dans la rue, ce fut en face de Lui que j'ai fini le rêve.
Et par deux fois encore.
Lui, peint sur le mur gris, comme sous la pluie naguère, grand et parfaitement droit, immobile, silencieux, et par deux fois ce mur se dressa devant moi.
Parce qu'on fait des erreurs ces derniers temps..
Parce qu'un détail sans doute, avait dû m'échapper...
et m'échappe encore plus...
Et toujours le même effroi tranquille quand on rouvre les yeux...

Publié par Super Pépin à 22:41:48 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

... | 21 novembre 2008

"Pour prier Rejonik" les loups se sont gardés de toute directive.
Le très Vieux le très Grand, celui qui engendre les mondes, celui qui les dévore ; la rivière-monde qui tend l'infini vide et blanc du rêve, qui touche aux quatre coins du ciel d'Etiloat, qui contient toute chose, toutes les distorsions, et toutes nos essences ; qui nous pétrit et nous brasse inlassablement...
Préparer le long pèlerinage vers les cascades de granit maculées du sang noir de ceux qui en sont tombés, s'y sont meurtri, ont disparu...
Impossible à cerner, impossible à saisir, le Grand Serpent qui tout possède, qui est l'Unité même, et qui se laisse porter par son propre courant ;
impossible à prier qu'en se faisant mal ou en se prosternant aux pieds des avatars qu'on avait reniés.

 

Publié par Super Pépin à 12:20:32 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (1) |

... | 20 novembre 2008

Que roule ainsi la nuit et s'effacent les astres, les étoiles n'ont que faire des sanglots ici-bas. Souffle la brise froide dans les branches graciles, chante l'oiseau de ville sous les squelettes des pins.
J'aurais voulu mourir, ce me fut refusé.
Contrecarrer la Nuit est une trop grande affaire, même pour les loa ; l'affaire de l'Ondoyant aux desseins torturés, lové dessous la cendre.

une couleuvre rousse, une couleuvre blanche

Il faudra guetter l'aube qui jamais ne viendra, et puis conter une histoire, quand on sait qu'on devra balbutier, jusqu'à en suffoquer la bave aux lèvres.
 Il faut continuer puisqu'il n'y a pas d'issue.
Infini désespoir sans rien qui le décrive, Vide noyé de cris, de spasmes révoltés
Désert empli de monts soulevés de vertiges, le hoquet douloureux, les yeux secs et rougis...
A genoux dans la boue il m'entendit peut-être, mais ne m'exauça pas. C'est l'affaire du Seul Grand, que lui-même oublie ; ignore tout à fait.
Pas l'affaire de Baron.
Mais sous ce ciel encore, je n'ai rien pu dire, n'ai pas trouvé d'histoires, n'en connais pas vraiment...

Alors je sais que la nuit sera longue et sans rivages. Qu'on ne connaîtra pas cette Fin que l'on voit esquissée tout au travers des mondes, sans jamais faire de bruit, sans rien faire tomber, finalement.
Ni repos ni néant.
Juste l'entre-deux vides, plus sombre et froid encor que la trame de fond.

 

29 octobre

Publié par Super Pépin à 01:01:17 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

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