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Ceci n'est pas un blog

Et je n'ai pas l'esprit de contradiction

Un pépin sur le toit...




"...Balaie le ciel, la terre et l'eau
Balaie, balaie mon gars..."


...


"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers  Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."

H.M

hmm...


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... | 21 mars 2008

Une couleuvre rousse, une couleuvre blanche, lovées dans les cendres froides d'une cheminée sale, contre le ventre blanc d'un tigre grotesque aux pattes atrophiées. Et des lézards qui fuient pour ne pas qu'on les mange, partout des lézards, qui s'éparpillent, comme le font ces minuscules araignées qui, par milliers s'arrachent du dos de leur mère écrasée. Comme une fourmilière pulvérisée. Des flots...
Tandis qu'on envahit mon espace, tandis que le tigre s'éveille et referme ses mâchoires sur ma gorge, calmement. Puisque c'était prévu.

 

Les gens se hâtent, ils semblent refuser d'admettre que courir sous la pluie ne les protègent en rien de ce qu'ils considèrent comme un désagrément. Ainsi ils disparaissent dans les portails, trempés et contrariés, malgré tous leurs efforts hypocrites.
Sous une de ces mêmes petites averses qui révèlent mon ridicule, lorsque, enivrée, je laisse les mots de celle que je ne suis même plus, résonner à travers les méchantes plaies que je voudrais refermées pour toujours. Pour ceux qui les ont un jour ouvertes, et qui, devenus spectres fades, n'ont laissé que des bruits blancs, mais parviennent encore à me jeter à la face l'arrogance que j'ai, parfois, d'oser penser pouvoir oublier ma Faiblesse.
Je n'avais jamais remarqué, aux abords des barrages, le bruit de l'eau qui coule. Le tumulte artificiel qui ressemblerait presque au ressac des vagues, contre les tétrapodes de la jetée du dragon, vieux nexus peuplé d'ombres tenaces courant comme tant de chiens, autour d'un pauvre phare rouge.
Je ne suis que cela, rien qu'un reflet brouillé dans une flaque d'eau. Bousculée par des ombres haletantes qui me montrent "autre chose". Parfois.
Parce qu'il m'arrive encore de me mentir un peu, et de courir sous la pluie.

Publié par Super Pépin à 22:46:08 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) |

... | 19 mars 2008

J'ai marché mille fois sous de semblables cieux. Et où que je me trouve, les odeurs sont les mêmes, comme les cris des corbeaux, la lumière sur le pavé.
Je me souviens des crépuscules sous ce même ciel trop bas, en ces terres au-dessus desquelles les nuages roulent trop vite. J'aurais voulu les accrocher pour qu'il prennent le temps de se mirer dans les eaux sales de la morne Liffey, pour chasser mon reflet du miroir noir et gras que la pluie finissait toujours par brouiller tout à fait.
Pour me croire m'évanouir dans le gris du ciel, du fond des eaux noires d'un canal dégoûtant.
Les lumières maladives du couchant, perçant les nuages lourds vautrés sur le fleuve, ont ravivé ce soir ces sensations gluantes. Me revoilà, endolorie, étrangère au monde et à moi-même, traversant le large pont sur lequel [b]je n'ai croisé personne[/b]. Le flottement encore, l'engourdissement des sens et l'éveil d'autre chose...
Ce soir je me repais de tous ces lieux qui m'ont engluée. De tous les chant d'oiseaux détraqués, qui s'éveillent dans la nuit et pleurent aux réverbères. Du joueur de khéna, et de cette femme si belle sur l'escalier de la poste. Et tant et tant encore..
La plainte lancinante de la corne de brume...
Demain sera un beau jour pour mourir.

Publié par Super Pépin à 20:23:57 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) |

...suite bribes | 18 mars 2008

Je me suis humiliée avec des mots trop vagues
Petits, petits, si petits, tellement petits
Tellement vagues qu'ils demeurent vain, à tenter de dépeindre la la route, la loi, la nuit..
le reste
Mais l'incapacité à nommer n'a jamais démasqué l'imposture, pas plus que la maladresse.
Le mur est tombé et ce n'est pas le dernier.
L'illusion du protecteur s'est étiolée avec ma hargne, et je sais à présent que rien ne viendra plus troubler le calme qui règne sur ma route.
Tout à des conséquences pour qui s'attache à tout nommer la chute peut être rude.
Ecouter le silence derrière les mots. Puisqu'ils ne sont qu'oiseaux malades au plumage flatteur.
Ingérer ingérer ingérer
Intégrer
Qu'il n'est rien que la Grande Nuit ne traverse pas comme mille flèches froides et empoisonnées. Puisqu'il suffirait de les accepter, ne plus lutter pour ne plus avoir mal et retrouver le froid mordant et le sol aride.
Et si je meurs à moi c'est mollement, avec résignation
Il n'y a pas de différence. C'est une seule et même chose, à quelques détails près qui relèvent de l'Illusion.
N'apparaissant jamais que comme ce que nous reflétons faiblement dans l'eau noire.

De nouveau, j'entends la corne de brume...

Publié par Super Pépin à 17:45:43 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) |

.. | 18 mars 2008

Puisqu'il ne s'agissait sans doute que de moi, tout compte fait. "La part de moi qui est déjà morte". Juste moi qui exprimait toutes mes vraies illusions auxquelles il semblerait que je m'accroche, sans même le savoir, et les quelques mornes désillusions faciles que je n'ai même pas gagnées. Comment expliquer sinon la Douleur sourde qui tord le coeur et serre la gorge, si fort si, fort..
Débordement puérils si tel est le cas. Et ça l'est sans doute.
J'ai perdu le fil. Décousu, décousu..
Puisque c'est ainsi que le chemin doit être parcouru. Décousu décousu.
Guenilles et pieds en sang.
Personne devant, ni derrière. Personne à gauche, personne à droite.
Juste moi seul sur la route qui me mange.
Juste le froid, juste la nuit.
Et la Solitude que j'ai presque pensé vouloir perdre.
non. presque seulement. Elle, est tenace, elle s'est accrochée même malmenée. C'est la seule voie, la seule Vraie, la seule, la seule la seule la seule la seule la seule

N'était-ce donc que cela? Sinon pourquoi cette Douleur encore..
oh toi, toi qui me ronge et me bouscule, pourquoi reviens-tu me briser les os, toi que j'avais fais taire, dont je me croyais maître?
Pourquoi me torturer ainsi, moi qui ne sais même plus dormir?
dormir dormir, que tout s'arrête, que tout s'arrête, l'espace d'un instant.
Douleurs amères qui guettent et dont je fais la proie, laissez moi un instant pour contempler ma vanité, pour mieux m'humilier avec de piètres mots reflétant mon inutilité. Vide, vide. Laissez moi chasser mes cieux embuées pour retrouver la seule ténèbre qui doit bercer le monde.
Laissez moi un instant, rien qu'un instant.
Laissez moi pleurer, pitié, rien qu'une fois pour moi...
Ensuite, je rouvrirai les yeux.
Et serai tout à vous.


destruction

Publié par Super Pépin à 02:16:04 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

bribes, flashback | 17 mars 2008

"Nous sommes les miroirs de la Loi et nous cherchons la porte que Mâya, celle qui est tout, a dessiné dans la nuit." Hotouob 11-03-07



"Es-tu partie à Etiloat cette nuit?"

Oui.
Je suis Nijlora, mais aussi "celle qui n'en a pas", et je suis passée de l'autre côté du Monde. Comme Il me l'avait dit, il n'y avait rien de plus.
Je suis morte, déjà, à présent je peux voyager. Nous sommes tous déjà morts, l'avons toujours été, ainsi, nous passons la porte.


"La peur immolée"

La peur immolée
Déchirer tout son être pour tout reconstruire, laisser ce que l'on cache s'ouvrir aux yeux du monde.
    "C'est pour cela que vous êtes opprimés"
Demander au maître du carrefour.
Papa Legba ouvre moi la barrière..
    Samedi,
    derrière le rideau de pluie de ton cimetière grand comme le monde,
    permet moi d'avancer.
J'ai resisté au monstre, qui me cachaient l'Oubli derrière un mur de briques haut comme La Tombe.
    Je n'ai pas peur, je ne me réveillerai pas
    Je n'ai pas peur, je ne me réveillerai pas
    Je n'ai pas peur, je ne me réveillerai pas
J'avais senti le souffle putride sur ma nuque et mon sang s'était glacé quand j'avais réclamé mon nom.



Je filerai vers l'Ouest rencontrer Heyan, dans les cèdres géants qui abritent les tonerres, et lui demanderai de m'ouvrir le passage du Couchant.

"Les loups viennent lorsque la proie a accepté d'ouvrir son coeur à la part de Noir qu'il porte. J'entends par là ouvrir son coeur à la part de soi qu'il a caché dans la nuit de son apparat."


Que tout est faux
Que tout est faux
Que tout est faux

Vain, faux, vain

beau




J'ai vu le portail rouillé planté dans la prairie et les loups qui attendent au loin que je me noie.
Les chevaux dans le train, et l'oeil hagard de celui qui, enfermé, peinait à se lever, à respirer, à vivre.

"Non pas en train de mourir, mais opprimé"
L'oeil vide et noir de la bête que j'ai veillée durant tout le voyage.
Ce que je suis, que je dois être, ce que je montre ou que je cache, et ce que j'ai tué, et dévoré.
La guerre, encore. Traque, traque..


"Tu es la part de moi que rien n'atteint, parce que tu pars"



Je suis Nijlora et je pars en voyage.

Etiloat est dans la rue, Etiloat est partout, partout devant nous, derrière nous... partout où le regard se pose, sur la figure rouge de cette fausse vieille bouffie qui porte des chaussures en croco, et qui grimace à la vue d'une fillette qui se mire dans la vitre en riant. Dans les mains du clochard qui parle seul devant la coupole gluante..
Devant nous
Derrière nous


Beauté devant moi fasse que je marche
Beauté derrière moi fasse que je marche
Beauté au-dessus de moi fasse que je marche
Beauté au-dessous de moi fasse que je marche
Beauté tout autour de moi fasse que je marche
chant shaman navajo


"Mâyâ est morte pour celui qui a compris que marécage et paréo ne faisaient qu'un."


Publié par Super Pépin à 12:16:31 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) |

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