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Super Pépin

Et je n'ai pas l'esprit de contradiction

Un pépin sur le toit...




"...Balaie le ciel, la terre et l'eau
Balaie, balaie mon gars..."


...


"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers  Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."

H.M

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... | 15 mars 2008

Silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence silence...

Puisque je dors dors dors

Autant me faire muet, autant me faire point d'eau stagnante, attendant,
tic-tac
tic-tac
Attendre
Tic-tac
tic-tac
Le rythme d'une pendule qui n'existe nulle part.
Je me rappelle cette rencontre, si loin si loin
tic
tac

Les balises qu'on pose sur la route et qui font paraître la mémoire chaotique.


Silence
Silence

Comme un seul couvercle sur ma vie, grandes parenthèses à jamais ouvertes sur ce qui aurait pu, dû, passer sous ma fenêtre.
Peut-être
Parce que je n'ai pu encore grimper sur le toit pour me perdre dans ces couchants qui semblent annoncer les cataclysmes splendides.
Ce qui se trame après la montagne, derrière l'ange glacial de la Tempérance.
Pour me rappeler la Tombe qui faillit me sauver de l'inondation.
Juste avant que je ne plonge de moi-même dans les formidables coulées de boue.

Parce que je n'ai pu encore suspendre, sur les silences assourdissant qui dominent les rues, les bracelets tressés au fil de mes erreurs. qu'il me faudra laisser comme on largue les amarres d'un radeau qui prend l'eau.

Il y a parfois des chats qui se battent là haut.

Silence silence

Je dors dors dors

Publié par Super Pépin à 23:23:40 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

dérives et loas subjectifs- bribes | 15 mars 2008

"Je suis Hotouob et je me bats contre leurs ombres."


Les traîtres, les bannis, ceux qui font des trous d'eau au fond de l'âme, des trous que l'on ne saura jamais ni geler ni remplir de terre. Tous ceux que tu maudis en vomissant la nuit.
C'est la part de guerrier, celle qui est affamée, à l'œil hagard et qui bave sur ses victimes.

Il n'y a que le vide, derrière le décor massif...

ouvre la porte..

Doutions-nous du fait qu'il n'était rien derrière que de larges piliers plein de l'orgueil des peureux, soutenant trop sûrs d'eux la tour de la Maison-Dieu?

Derrière la pluie, nos carcasses effondrées, nos esprits bouillonnant comme des marécages, et la lune qui décroît à mesure qu'on avance.





Qu'y a t-il à garder, et que devrons-nous laisser?
"Pour défendre la part de Moi, il faut la serrer dans sa main."
rien que de très petit, dieux que nous sommes petits, dieux que nous sommes donc vains. Mais il tient au creux de la paume, cet atome même pas complet, le noyau dur de l'être celui qui ne meurt pas et que l'on doit laisser nous détruire tout à fait.
Car
"c'est la part de toi qui meurt que tu moules dans un cercueil et que tu laisses derrière.
"



"La rêveuse a paru endormie" pourtant les limites n'ont jamais existé.

    Le deuil de soi-même

    Le deuil de soi-même


"L'orgueil de celui qui a cru vivre et qui a lu son erreur"


Frère, hâtons nous sur la Route puisque tout disparaît. Derrière nous il ne reste plus Rien, il faut laisser les spectres se fondre dans la nuit.
Ce qui est, était et sera, le temps n'existe pas, nous traversons l'espace comme le vent dans la plaine.
Puisqu'il nous faut marcher avec les loups, puisqu'il nous faut porter la Loi comme un fardeau béni...

Et l'insecte qui noue,
"la fourmi qui dort au creux de la paupière de celle qui donnait sa vie à l'impur" et qu'il faudra accepter. Celle qui "cherche à sauver le monde qui la trahit".

Loup Noir qui erre dans ma nuit, loup affamé qui rôde dans les recoins de ma cervelle, qui me parle de nos crimes et de nos guerres internes...
"Il est temps pour nous de courir dans la prairie plutôt que de continuer à nous en nourrir. La silencieuse est en fuite mais il reste l'odeur de la vase dont nos fautes sont couvertes. Nous sous sommes biens aidés à nommer nos douleurs à présent nous devons nous relever des sables mouvants que nous avons tant aimé."



Baron Samedi nous sommes tes enfants...




"Ceux qui doivent abandonner la voix de la Loi seront ceux qui chanteront la Fin."

Publié par Super Pépin à 11:21:37 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) |

blurp | 07 mars 2008



Les coquillages se rappellent la mer.
Et moi, j'ai encore oublié.
Inaudibles, les bruits que font les vieux cahiers qui s'écrasent et meurent, aux pieds des monstres gris gardiens des cendres chaudes. Qu'il demeure toujours loin, le nuage assassin qui couvrira les restes ; qu'ils soufflent en d'autres mondes, les vents terribles et froids qui balaient les histoires et savent glacer la mer.
Tout est toujours mouvant, gluant, rien n'a vraiment changé, que les choses naissent ou meurent.

Même si le monde écoute.
Disparaît, renait.
S'absente et meurt.
Se tait.


Pas plus d'élan, pas plus d'espoir, c'est toujours cette route qui trace, droite, exposée, tout à travers la plaine. Puisqu'il faut bien la suivre tachons seulement d'apprendre à laisser les fantômes s'embourber loin derrière et oublions bien vite.
Que ce qui fut tué ne revienne pas hanter les rêves du marcheur.

Publié par Super Pépin à 22:35:53 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

... | 20 février 2008

Je me suis absenté.
L'orgueil des lâches est au creux de mes mains, réduit à cette même poussière humiliée qui couvre mes châteaux de boue.
J'ai vu passer ici les Porteurs silencieux qui annoncent la fin. Dans leurs yeux j'ai bien vu la couleur de ces cieux qui ne savent qu'être gris, comme ceux qu'on se figure noyer le bout du monde. Ceux là chargés d'étoiles nauséeuses, et qui pèsent si lourd, si lourd, sur les êtres qui plient. Et s'affaissent.
Simplement contempler, attendre et constater.
Se contenter d'errer dans les désert peuplés d'espoirs tout mutilés, sans savoir comment "être" et sans pouvoir apprendre.
Sans même vouloir apprendre.
Attendre et constater, de loin.

Publié par Super Pépin à 12:12:27 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (1) |

... | 18 février 2008

" ...La magie s'est enfuie, et quand je parle, aucune voix ne vient doubler la mienne et je sais que je parle seul. Je sais que l'autre n'est pas moi, ni moi l'autre, que lui, comme l'arbre, mon beau marronnier, comme le ciel, si pur au-dessus des Alpes et du Jura, tous me sont étrangers. La vérité en moi est paisible et solide. Elle est triste.
   Tout est clair. Mais que faire de la clairvoyance ? Il me semble qu'il ne reste plus rien à entreprendre pour celui qui sait qui il est et qui a rejoint mystérieusement celui qu'il devait devenir. Comme la vie est longue ! Aurai-je le courage d'en attendre la fin ? Aurai-je le courage de mentir assez longtemps, de faire mille et trois tours, de prétendre m'intéresser à toutes leurs âneries, si longtemps, si terriblement longtemps, avant de pouvoir enfin défaire ma naissance pour me recoucher dans un trou chaud, douillet et noir."

Jean Blot
 

Publié par Super Pépin à 22:55:49 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) |

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