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Ceci n'est pas un blog

Et je n'ai pas l'esprit de contradiction

Un pépin sur le toit...




"...Balaie le ciel, la terre et l'eau
Balaie, balaie mon gars..."


...


"L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité, le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grottes, ni dans les gestes des étrangers  Autour de nous, la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort. Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies. Nous sommes retournés aux sources glauques."

H.M

hmm...

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... | 17 janvier 2009


Publié par Super Pépin à 14:29:01 dans - Trucs en vracs | Commentaires (0) |

Il est venu avec les pluies | 16 janvier 2009

"Il est venu avec les pluies,  mon camarade, celui qu'on dit que chacun a dans son dos.
Il est venu avec les pluies, triste, et il ne s'est pas encore séché.
J'ai pris quelques départs depuis. J'ai abordé quelques rivages nouveaux. Mais je n'ai pu le désattrister. Je me lasse à présent. Mes forces, mes dernières forces... Son vêtement mouillé - ou est-ce déjà le mien? - me fait tressaillir. Il va falloir rentrer."

 

 la vieillesse de Pollagoras - Henri MICHAUX

 

Publié par Super Pépin à 23:42:24 dans - Trucs en vracs | Commentaires (1) |

. | 15 janvier 2009

L'orage que tu as fui naguère qui brisa ta maison, le revoilà. De derrière les nuages qui rampent sur le large, il revient, sûrement, et tu l'entendrais presque gronder vers ta figure.
Nul ne le sens venir, toi-même tu es tenté, encore, de te croire oublié, comme en sécurité, pour jamais exilé ; mais pourtant tu le sais, dans cette petite douleur qui te rappelle à l'ordre, tu le sais. Qu'il sera bientôt là celui qui broie et brûle, qui bride tout élan et relève les chimères.
Vois.
Il reste encore au ciel suffisamment d'étoiles à faire choir une à une, et encore bien du temps pour tordre tous tes os jusqu'à vider la nuit et à la laisser noire, sans plus rien à venir. Aussi noire que le monde qui te mange et te perd, quand tu fermes les yeux et te retrouves aveugle dans les voix de vieilles foules, sans aucun souvenir.

Publié par Super Pépin à 00:34:48 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

... | 11 janvier 2009


Publié par Super Pépin à 20:32:27 dans - Trucs en vracs | Commentaires (1) |

... | 09 janvier 2009

La mer s'est assombrie et les vagues ont enflé.
Et ce fut comme un gros et très profond soupir.
On vit les fantômes d'écume courir sur l'horizon. Très vite.
Trois bateau s'enfoncèrent, assaillis par les flots comme les biches par les loups.
Et les vagues énormes déferlèrent sur les terres, et leur ombre était celle d'un troupeau de bisons.

Lorsque tout fut calmé, il ne restait plus rien qu'une vieille boussole, posée là sur la plage.
Et les fantômes d'écume blanche, guettant tranquillement depuis l'oubli du large.

Publié par Super Pépin à 20:13:09 dans - logorrhée névrotique pour cause d'insomnie (entre-autres) | Commentaires (0) |

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